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Ségur de la Santé : ''C’est tout sauf quelque chose de juste''

Date : 14/10/2020 | Mise à jour : 15/10/2020 11:19
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Mardi 13 octobre, une cinquantaine de personnes se sont mobilisées devant la MAS de St-Paulien. Les soignants de l’hôpital Ste-Marie ont rejoint leurs collègues médico-sociaux pour protester sur la non-prise en compte de la revalorisation salariale dans tout le secteur médico-sociale.

« Ce secteur en est exclu et cela nous apparaît comme inacceptable ! » Ce cri de colère, lancé par le syndicat de la CGT 43 de Sainte-Marie, est causé par les décisions du gouvernement de ne pas octroyer de prime salariale aux agents médico-sociaux dans le cadre du Ségur de la Santé. Pour soutenir le secteur, les manifestants de l’hôpital psychiatrique ponot ont mêlé leurs consternations à celles des employés de la MAS (Maison d’Accueil Spécialisée) de St Paulien en signe de solidarité. Forts d’un cinquantaine d’éléments, ils se sont regroupés devant l’établissement ce mardi 13 octobre après-midi.

Une absence de reconnaissance pour les médico-sociaux

« Outre la prime en elle-même, cette différence de traitement de faveur crée une discrimination entre nos collèges soignants et non soignants d'ailleurs, qu'ils travaillent dans nos secteurs sanitaires ou médico-sociaux à l’instar de la MAS de St Paulien ou encore de l’ESAT (Etablissement et Service d'Aide par le Travail , Ndlr) de Rosières, déplore Bernard Carlier de la CGT hospitalière 43 Ste-Marie. La hausse de salaire pour tous dans une même association et entreprise va de soi. »

Il ajoute : « Nous avons déjà des difficultés à trouver du personnel dans certains secteurs d'activités. Cette absence de reconnaissance ne ferait que rajouter des difficultés, de la démotivation, sans parler des contraintes Covid, des effectifs à flux tendu et du manque de moyens et de lits récurrents. »

« Les usagers ont le droit de savoir dans quelle mascarade les pouvoirs publics nous plongent »

L’appel du syndicat majoritaire est clair : « Tutelles et directions , toutes seront interpellées sur le sujet et d'autres actions seront envisagées si rien ne bouge. La population et les usagers ont le droit de savoir dans quelle mascarade les pouvoirs publics nous plongent derrière un discours ambigu et trompeur. » Bernard Carlier avertit : « La colère monte parmi le personnel de ces structures et ce sentiment va engendrer de lourdes conséquences dans un contexte déjà très sensible, voir explosif. »

Une action qui n'est pas passée inaperçue

Mais la mobilisation ne s’est pas révélée être un coup d’épée dans l’eau car, d’après Bernard Carlier, les patrons de la FEHAP (Fédération des Établissements Hospitaliers et d'Aide à la Personne Privés Non Lucratifs) vont recevoir les différentes organisations syndicales, ce jeudi 15 octobre, afin de faire des propositions. « La CGT espère qu’elles seront sans discrimination salariale entre sanitaire et médico social et sans contre parties », partage-t-il.

La seule condition est que le budget en question ne pourra être débloqué uniquement s'il y a un accord majoritaire au niveau national. « Notre direction locale semble vouloir un traitement équivalent entre sanitaire et médico social, précise Bernard Carlier. Mais il est certain que ce Ségur bâclé et signé à la hâte est tout sauf quelque chose de juste ».



Nicolas Defay

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img_journalisteJG le 16 octobre 2020 - 18h00
Depuis 20 ans tous les gouvernements CHIRAC/SARKOZY puis "socialistes" de HOLLANDE ont supprimé des lits hospitaliers, sabré les budgets, gelé les salaires des soignants. Les gouvernements MACRON font enfin l'inverse, rouvrent des lits, recrutent des soignants (mais cela prend du temps) et épongent des centaines de millions de dette pour que les hôpitaux puissent investir ! Salaires et primes augmentent enfin Rappelons que CFDT, FO, UNSA, soit 55% des personnels ont signé le SEGUR !

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