Economie
Saint-Etienne: une plongée dans l'univers des mangas
Date : 22/02/2012
- Mise à jour : 10/03/2012 10:15
A l'occasion du salon Japan event, qui aura lieu les 10 et 11 mars prochains à Saint-Etienne, consacré à la culture du pays du soleil levant, nous avons voulu en savoir plus sur les mangas et leurs produits dérivés. Une boutique stéphanoise en a fait son business.
Kameha a ouvert il y a 3 ans et demi. Située place Benoît Fourneyron, ce magasin est spécialisé dans l'univers du manga, ces Bandes Dessinées japonaises qui font fureur depuis plusieurs années. En entrant, on est replongé dans l'univers de l'enfance: figurines, cartes, peluches s'entassent dans de grandes vitrines. Mais ici, il n'y a pas que des enfants qui viennent acheter les spécialités de la maison: les goodies, c'est à dire tous les produits dérivés des mangas. La plupart des produits présentés ici sont directement importés du Japon: tee-shirts, tasses, DVD, et surtout des figurines à l'effigie des héros dont certaines peuvent grimper jusqu'à 250 euros. Ces prix élevés pour des figurines de plastique s'expliquent surtout par le fait qu'elles sortent en édition limitée, ce qui favorise la tendance à la collection et donc à la flambée des prix pour celles qui sont côtées: "du coup, les gens sont prêts à y mettre le prix, parce qu'ils savent qu'après il n'y en aura plus", indique Gérald Robert, l'un des deux gérants. Les goodies, c'est 80% de leur chiffre d'affaires, lequel est réalisé majoritairement sur leur boutique en ligne.
Des mangas sur la guerre, le football et même le vin
Dans des bibliothèques au fond du magasin, on vend des mangas. Les plus célèbres sont largement représentés, comme Naruto, One piece, Fairy Tail. Ces livres fonctionnent par volets: "certains sont édités en 4 volumes d'autres sont en parution depuis 10 ans", détaille Akim Rabehi, l'autre gérant de la boutique. On y trouve également des mangas plus pointus, moins connus, sur à peu près tous les sujets: le football, les samouraïs, la guerre, la cuisine ou même le vin. Pour autant, Akim Rabehi, lui-même passionné par les mangas depuis longtemps, ne croit pas à un effet de mode récent des mangas: "nous en regardions quand nous étions petits: les "chevaliers du zodiaque", "Goldorak", "Dragon Ball Z", et ils avaient déjà du succès." Force est de constater que le manga prend une vraie ampleur depuis plusieurs années, selon une étude datant de 2011, près de 40% des BD parues l'année dernière étaient des mangas, soit 29 nouvelles publications par semaine.
S. B.