Economie

Saint-Etienne: la folie macarons

Rendu célèbre par Laduré et Pierre Hermé, le macaron n'est pourtant pas nouveau. Marie-Antoinette s'en délectait déjà. Aujourd'hui, cette mignardise a du succès un peu partout en France et Saint-Etienne n'échappe pas à cette tendance.

On ne compte plus les pâtissiers stéphanois qui vendent ces gourmandises, ni les cours qui proposent aux volontaires d'apprendre la technique de fabrication. Frank Deville, roi du macaron stéphanois, a ouvert il y a un mois une usine de 600 m2 à la Fouillouse, pour fournir la France et l'étranger. La pâtisserie "Le Nelson", lance début juin, à côté de son magasin, une boutique spécialisée dans les macarons et les glaces (voir photo 3): "nous proposerons 15 recettes de macarons revisités", souligne Mickaël Fils, gérant de la pâtisserie stéphanoise. Le département possède d'ailleurs un savoir-faire reconnu: Bruno Montcoudiol, qui a été sacré champion du monde de pâtisserie a fait des macarons sa spécialité. On trouve dans ses boutiques de Saint-Etienne et de Monistrol-sur-Loire ses créations surprenantes, du type pomme-griotte-cannelle ou fraise Tagada. Frank Deville a été demandé par la FIFA pour fournir les réceptions de la dernière coupe du monde de football en Afrique du Sud.

En moyenne, le prix d'un macaron à Saint-Etienne est de 1 euro pièce.

La mode n'est t-elle pas un peu passée?

Pourtant, on peut se demander si cet appétit des pâtissiers stéphanois pour les macarons n'arrive pas un peu trop tard. Il a été repopularisé il y a cinq ans déjà. Plusieurs pâtisseries ont depuis explosé, comme les cupcakes, les whoopies: "la demande va vers ces petits produits, visuels et colorés", nous confirme Mickaël Fils. Mais pour lui, "le macaron est une mode qui dure, et qui va durer". Avis partagé par Frank Deville, qui produit en ce moment 7 tonnes de macarons par mois, ce qui est pour son entreprise la basse saison: "les cupcakes par exemple, sont un effet de mode, mais le macaron lui, dure", "c'est une mignardise qui est devenue l'ultime référence de la pâtisserie française" ajoute t-il. D'ailleurs, le pâtissier se tourne de plus en plus vers l'export de ses produits, notamment en Italie: "en France, la mode des macarons a démarré il y a quelques années déjà, alors que dans les autres pays européens, elle commence à peine". Ses confiseries made in Loire se vendent dans des corners de grands magasins à Milan, Paris, ou Berlin.

S. B.

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  • Anonyme - le 26 avril 2012 - 15h05 Signaler un abus
    Pourquoi faut-il toujours en France ramener le plaisir à l'argent que certain ont et que d'autres n'ont pas. Je ne pense pas que le fait que Marie-Antoinette aime manger des macarons pose un réel problème, le seul interêt est que c'est excellent, surtout d'ailleurs ceux de Franck DEVILLE et de LADURE. Toutefois, et si vous avez de petits moyens, je rejoins le commentaire précédent, c'est très facile à faire et pas en vente chez mac'do !

  • Anonyme - le 25 avril 2012 - 17h20 Signaler un abus
    trop de macarons tue le macarons tres bonne phrase

  • Anonyme - le 25 avril 2012 - 11h35 Signaler un abus
    Et en plus, ils vendent leurs macarons très chers alors qu'il n'y a rien de plus facile à faire !

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