Evidemment, l'année a été principalement marquée par la menace de la diminution de 80 % d'aide européenne au titre du PEAD (ndlr : le Programme Européen d'Aide Alimentaire). Finalement, un sursis a été obtenu jusqu'en 2014.
"On aura une nouvelle crainte dans deux ans mais en attendant, nous sommes soulagés", confiait Jean-Marie-Guerault, président de l'antenne altiligérienne l'automne dernier, avant d'ajouter : "
c'est une bouffée d'oxygène importante car pour nous, les PEAD représentent entre 50 et 60 % de nos besoins. Sans cette manne de l'Europe, on aurait près de 2 000 familles de Haute-loire qui ne pourraient plus se nourrir correctement".
Une récolte satisfaisanteAvec ses 30 bénévoles permanents, la banque alimentaire de Haute-Loire participe à la collecte nationale. Pour cette opération automnale, près de 60 personnes retroussent les manches et la section altiligérienne est parvenue à récolter près de 48 tonnes de denrées alimentaires lors du dernier week-end du mois de novembre dernier.
Une récolte encourageante puisqu'elle dépasse de près de trois tonnes le butin de 2010, qui avait déjà permis de nourrir entre 3 et 4 000 familles de Haute-Loire. La preuve aussi qu'en temps de crise, la solidarité ne se trouve que renforcée et que le rendez-vous de novembre est devenu incontournable.
L'épicerie solidaire toujours dans les tuyauxLe dispositif de l'épicerie solidaire existe déjà en France depuis de nombreuses années, avec environ 150 lieux. A l'exception de neuf départements, dont la Haute-Loire. Le principe est d'accéder, dans une vraie épicerie, à des produits à 30% du prix du marché, fournis par la banque alimentaire.
Pour l'année 2012, c'est vers la création d'une épicerie solidaire que convergent tous les regards. Cette action, menée en partenariat avec le Secours Catholique et la Croix-Rouge entre autres, tarde à se mettre en place. Pourtant, en début d'année, le Conseil Général de Haute-Loire a accordé 10 000 euros au projet, en symbole d'un accord de principe.
On estime que près de 150 familles de l'agglomération ponote pourraient bénéficier de ce service, des familles n'accédant pas à la distribution alimentaire d'urgence mais vivant dans la précarité. Si le volet financements n'est pas bouclé, il faudra encore trouver un local, même si la piste d'un bâtiment de 200 m² en centre-ville du Puy loué par l'Opac est dans les tuyaux.
Halte au gaspillage !Enfin, pour finir sur un cri de colère, citons Mère Teresa : "
ce qui me scandalise, ce n'est pas qu'il y ait des riches et des pauvres, ce qui me scandalise, c'est le gaspillage". En effet, réduire le gaspillage permettrait déjà de régler bien des problèmes, comme le prouve cette enquête de septembre dernier qui révélait que 20 kilos de denrées alimentaires sont jetées par personne et par an en France.
Ce nombre atteint 55 kilos aux USA et 138 kilos en Angleterre. Dans le monde, un milliard de tonnes de produits alimentaires sont jetés chaque année. Des chiffres qui font toujours réfléchir...
La Banque Alimentaire de Haute-Loire en chiffres :
* 160 Tonnes de denrées alimenatires distribuées chaque année
* 66 associations adhérentes
* 320 000 "équivalents-repas", soit 500 000 euros environ
* Le PEAD offre 100 tonnes par an de produits céréaliers, laitiers, viandes blanches et poissons en Haute-Loire.
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