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Quatre mois de prison ferme pour un vol de 1 350 litres de carburant à Saint-Just-Malmont

Date : 03/12/2019 | Mise à jour : 06/12/2019 18:27
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C’est une trace ADN retrouvée à l’intérieur d’une cabine de distribution de carburants qui a permis de confondre l’homme âgé de 34 ans, auto-entrepreneur dans le secteur de la ferraille, originaire de la région lyonnaise.

« Je ne comprends pas comment mon ADN s’est trouvé là ». Cette incompréhension vient en réponse à une question posée ce mardi 3 décembre 2019 par le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay sous la présidence de Nizar Samlal.

Entre juillet 2016 et janvier 2017, cette station service de Saint-Just-Malmont a été la cible de plusieurs vols de carburants pour un préjudice total de 40 000€.

Le vol capté par le système de vidéo-surveillance

Les faits exposés remontent au 30 janvier 2017. Ce jour, est commis dans une station service située à Saint-Just-Malmont, un vol de carburant d’un volume d'environ 1 350 litres pour un préjudice financier évalué à 1 600 euros. Le système de vidéo-surveillance a permis aux enquêteurs, aussitôt alertés, de constater le mode opératoire de ce vol dont l'auteur ne peut toutefois être identifié sur les images. L’individu stationne son véhicule, un fourgon blanc de marque Peugeot, devant la pompe de distribution à grand débit dédiée aux poids lourds. Une clé à la main, il ouvre un boîtier technique situé à l’arrière de l’appareil, à l’intérieur duquel se trouve un bouton qui une fois pressé permet de se servir sans transaction financière au préalable. L’individu se dirige d’abord vers l’arrière de son véhicule où sont stockées des cuves, les remplit, puis termine avec le plein du réservoir de son fourgon avant de quitter les lieux.

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Lors de leurs investigations sur le terrain, les enquêteurs ont pu prélever une trace ADN, non pas sur le pistolet de la pompe comme on aurait pu s’y attendre, mais sur le bouton enfermé dans le boîtier à l’arrière de la pompe, lui-même verrouillé, comme l’a rappelé le tribunal à plusieurs reprises. Une trace génétique analysée et expertisée appartenant à l’homme âgé de 34 ans, inscrit au fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) car déjà condamné ; dix mentions pour des atteintes aux biens apparaissent dans son casier judiciaire. « Comment votre ADN s’est-t-il trouvé à cet endroit ? », a donc questionné le président Nizar Samlal.

Les traces ADN transportables ou pas ?

Lors de son audition face aux enquêteurs le trentenaire, père de deux enfants, explique qu’il n’a pas pu commettre ce vol à cause d’une incapacité à pouvoir se déplacer suite à une intervention chirurgicale à la cheville. A la barre du tribunal du Puy, ce mardi, il ajoute que ce 30 janvier 2017, il était en route pour Marseille, « ce jour-là, c’était l’anniversaire de ma fille, j’ai pris un taxi pour lui acheter un chien ». Son avocate a joint au dossier la facture de la société de taxi d’un montant de 300€, rédigée à la main en janvier 2019, soit deux ans après les faits. Anne-Claire Garraud, représentante du Ministère public a demandé au tribunal de ne pas prendre en compte cette pièce et de s’en tenir « aux éléments objectifs », soit les images de la vidéo-surveillance, la trace ADN, « une trace qui ne peut être transportable ».

Le bénéfice du doute ?

Un fait contesté par le conseil du père de famille, « qui peut se prétendre expert en ADN ici ? », lance l'avocate, opposant la position ferme du Ministère public sur le sujet, au bénéfice du doute. Elle a demandé la relaxe de son client.

Quatre mois de prison ferme et une amende

Le trentenaire a été reconnu coupable de vol en récidive. Le tribunal l’a condamné à quatre mois de prison ferme et à une amende de 100€ pour avoir refusé de se soumettre à un second test ADN suite à une erreur des enquêteurs. Il devrait bénéficier d’un aménagement de peine.

Stéphanie Marin

 
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