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Psychiatrie: situation "indigne" au CHU de Saint-Etienne (VIDEO)

Date : 01/03/2018 | Mise à jour : 02/03/2018 07:40
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Lors d'une visite du 8 au 15 janvier au pôle psychiatrie du centre hospitalier universitaire de Saint-Etienne, les contrôleurs ont notamment constaté la présence aux urgences générales de vingt patients relevant de la psychiatrie en attente de place.

Dans ses "recommandations en urgence" adressées à la ministre de la Santé Agnès Buzyn, rendues publiques jeudi, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, alerte sur le "traitement inhumain ou dégradant", au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, subi par certains de ces patients.

Cela fait plus de cinq ans que les patients arrivant aux urgences générales "peinent à être hospitalisés en psychiatrie ou aux urgences psychiatriques", souligne le rapport du CGLPL. Et la situation s'est aggravée depuis octobre 2017. Ce "dysfonctionnement majeur" aux urgences générales "nécessite de mettre immédiatement un terme aux traitements indignes observés", insiste le rapport.

Plus globalement dans le pôle psychiatrie, les contrôleurs ont observé une pratique générale de mesures d'isolement (enfermement) et de contention "ne répondant pas aux exigences législatives et réglementaires". Ces pratiques "illégales et abusives doivent cesser immédiatement", s'insurge Adeline Hazan.

Le CHU prend acte et lance une enquête interne

De son côté, Michaël Galy, directeur général du CHU de Saint-Etienne, indique avoir diligenté en interne "une enquête administrative et des audits" et a rappelé notamment au personnel, auquel des formations sont dispensées depuis le début de l'année, "les bonnes pratiques" en matière de contention. M. Galy a par ailleurs annoncé la construction d'un "nouveau pôle unique de psychiatrie, représentant un investissement de 25 millions d'euros, à proximité des urgences (...), à un horizon de 3 ans". Dans un premier temps, les urgences générales vont être réaménagées pour une meilleure prise en charge de ces patients.

Avec AFP 

Reportage diffusé dans le Journal de TL7 le 1er mars:

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img_journalisteAnonyme le 5 mars 2018 - 11h32
Certaines pratiques jugées maltraitantes et dégradantes ne sont elles pas le fruit d'un manque de place et de personnel ? Une personnes en crise, alternant les périodes de calme et d'agitation, nécessiterait d'avoir 1 à 2 personnes constamment près d'elle. Comment maitriser un gaillard de 80 kg ? Je ne doute pas de l'humanité de tels contrôles, mais ces experts ne devraient ils pas enlever leur lunettes roses et regarder la "triste" réalité en face.

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