Près de 150 personnes venues défendre l'école des Fraisses sur zoomdici.fr (Zoom43.fr et Zoom42.fr)
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Près de 150 personnes venues défendre l'école des Fraisses

Date : 07/03/2018 | Mise à jour : 08/03/2018 06:23
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Comme l'avait révélé en début de semaine Zoomdici, l'école des Fraisses est de nouveau en danger, des demandes d'inscriptions étant refusées par la mairie. Ce mercredi midi, environ 150 personnes, enfants et parents, sont venues exprimer leur mécontentement alors que la cinquième classe est menacée.

Une fermeture de classe a été proposée dans l'école ponote car les effectifs sont jugés insuffisants, avec un effectif prévisionnel de 101 élèves pour un seuil de fermeture à 104 élèves.
Problème : trois familles (soit six enfants) souhaitent s'inscrire à l'école des Fraisses mais la mairie, en n'accordant qu'une dérogation sur les trois demandes, empêche l'école de franchir le seuil et la "condamne à perdre une classe", explique une des mamans ayant pris part à l'opération de tractage, ce samedi 3 mars 2018, sur le marché du Puy.
En effet, une fois la commission de l'inspection académique de ce vendredi 9 mars passée, si le nombre d'élèves requis n'est pas atteint, la fermeture de classe sera actée, même si de nouvelles inscriptions interviennent entre temps. "On a un vrai sentiment d'injustice", déplorent les parents d'élèves, "alors qu'il suffirait d'un mot du maire pour sauver l'école".

Au carrefour de quatre communes, l'école craint de mourir à petit feu

L’école jouit de nombreuses demandes d’inscription, mais ces dernières, en raison de sa situation géographique au carrefour de quatre communes (Aiguilhe, Polignac, Espaly et le Puy), sont soumises à des commissions municipales qui accordent ou non les dérogations. C'est ainsi qu'on arrive à des inepties et qu'une famille s'était vu refuser la possibilité de scolariser ses enfants dans l'école située à 200 mètres de sa maison comme l'avait révélé Zoomdici en 2016. 
On estime que sur les 15 000 personnes travaillant au Puy-en-Velay, 7 500 y résident et 7 500 habitent dans les communes voisines. Parmi ces personnes, certaines sont dans l’obligation pratique de scolariser leurs enfants près de leur lieu de travail, c’est-à-dire au Puy. "Si on ne laisse plus entrer personne, l'école finira bien par fermer", dénonce un des parents d'élèves.

Notons que Zoomdici a sollicité à plusieurs reprises le maire et son équipe municipale, sans obtenir de réponse.

Problème de chiffres : "est-ce de la démagogie ou de l'incompétence ?"

Si les parents d'élèves se sentent méprisés par la mairie, les choses ne vont guère en s'arrangeant alors que Catherine Chalaye, adjointe aux affaires scolaires de la Ville du Puy, déclarait chez nos confrères de l'Eveil ce mardi : "treize élèves de CM2 vont partir à la prochaine rentrée. Il restera donc 88 élèves". Un important différentiel avec les chiffres fournis par l'école (ndlr : 101)...
"Il est évident que dans les chiffres que l'on fournit, on prend en considération les élèves qui vont quitter l'école à la fin de l'année", précise la directice de l'école des Fraisses, alors que des membres de l'APE s'interrogent : "est-ce de la démagogie ou de l'incompétence ?". Dans un cas comme dans l'autre, ils ne cachent pas leur inquiétude.

La commission de l'inspection académique a lieu ce vendredi 9 mars. Si aucune dérogation n'est acceptée d'ici là et que le seuil n'est pas atteint, la fermeture de classe devrait être enterinée, même si les effectifs sont suffisants par la suite pour maintenir la classe.






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Commentez

img_journalisteJ le 9 mars 2018 - 07h53
A l'attention de "L", porte parole de Mme Chalaye ? : Bonjour, Euh..88+8=96 et non 95 ! les chiffres ça n'a pas l'air d'être votre fort! Qu'importe, ce chiffre comme celui cité par Mme Chalaye est faux. Le prévisionnel est de 101 élèves et si la la mairie accorde les demandes de dérogation en suspens ce chiffre depasse le seuil de 105 élèves. C'est tout de même très étonnant de fermer une classe en mars alors que les demandes d'inscription en maternelle vont affluer dans les 2 mois !

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img_journalisteJ le 9 mars 2018 - 07h17
Une précision quant a mes commentaires en réaction aux propos et à la posture de Mme Chalaye, je pense sincèrement que l'école privée, comme l'école publique, a toute sa place dans notre ville. Mais cela fait quelques années que les arbitrages de la mairie sur ces sujets sont tendancieux, et ce n'est que cela qui renforce le clivage public / privé. Le cas de l'école des Fraisses n'est qu'une goutte de plus, mais une goutte de trop.

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img_journalisteR le 8 mars 2018 - 19h08
Tant que le privé va : tout va n'est-ce pas ?

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