L’Association pour la mesure de la pollution atmosphérique de l’Auvergne (Atmo Auvergne) informe du dépassement du niveau d'information et de recommandation en particules en suspension.
Le 13 février à 8h, la station de mesures des polluants atmosphériques de Le Puy Fayolle enregistre des concentrations en particules en suspension de 51 μg/m3, en moyenne sur 24 heures. Cette situation traduit une pollution généralisée sur le département de la Haute Loire. La concentration dépassant le seuil d’information (50 μg/m3), nécessite une information de la population.
Cette élévation des niveaux de particules dans l'air ambiant est favorisée par une augmentation des émissions atmosphériques liées au chauffage, du fait de l'épisode persistant de grand froid qui touche la région. Ces émissions sont venues s'ajouter à celles des autres activités, notamment le transport routier. Par ailleurs, des conditions atmosphériques peu dispersives contribuent à l’accumulation des particules dans la basse atmosphère. Le dernier épisode de pollution en particules en suspension remonte à la période du 9 au 11 février au cours duquel le maximum de 75 μg/m3, en moyenne sur 24 heures, a été relevé sur le site de Le Puy Fayolle.
Les autres polluants suivis sont aux concentrations suivantes (si données disponibles) :
- ozone 92 μg/m3
- monoxyde d’azote 108 μg/m3
- dioxyde d'azote 93 μg/m3
Les conditions météorologiques actuelles laissent penser que la situation peut s’améliorer au cours de la semaine et probablement dès le mardi 14 février.
Les particules constituent des polluants relativement complexes, compte tenu de ce que leurs effets sur la santé dépendent :
• d’une part, de leur granulométrie : elles pénètrent d’autant plus profondément dans l’appareil respiratoire que leur diamètre est faible,
• et d’autre part, de leur composition chimique : elles peuvent en effet contenir des produits toxiques, tels que des métaux ou des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dont certains sont considérés comme cancérigènes.
Des études de l’Organisation Mondiale de la Santé ont mis en évidence que des effets significatifs sur la santé humaine sont constatés même à de très faibles doses, et principalement pour des expositions à long terme, sachant que les particules issues de la combustion sont identifiées comme étant particulièrement dangereuses et que les composés comme le nitrate d’ammonium présentent une moindre toxicité.
Consignes sanitaires, à partir du niveau d'information Il est recommandé aux populations sensibles, notamment les enfants, les personnes âgées, les insuffisants respiratoires chroniques, les insuffisants cardiaques, les allergiques ou asthmatiques :
• d'éviter toutes les activités physiques et sportives intenses augmentant de façon importante le volume d'air et de polluants inhalés ;
• de veiller à ne pas aggraver les effets de cette pollution par d'autres facteurs irritants, tels l'usage de solvants sans protection appropriée et surtout par la fumée de tabac qui joue un rôle majeur dans la survenue, notamment de l'expression clinique, de l'allergie respiratoire et de l'asthme ;
• de respecter scrupuleusement leur traitement médical en cours à visée respiratoire ou de l'adapter sur avis du médecin Page 4 / 4 Appel au civisme Cette pointe de pollution est imputable en particulier à la circulation automobile, et aux conditions météorologiques du moment.
En conséquence : - Éviter d’utiliser son véhicule personnel :
• utiliser en priorité les transports en commun ;
• différer les déplacements qui ne présentent pas un caractère de nécessité ;
• faire les déplacements courts à pied ou à bicyclette ;
• pratiquer le covoiturage en se regroupant à plusieurs dans un véhicule (famille, voisins, collègues de travail...).
- Si le déplacement en véhicule personnel est indispensable :
• utiliser de préférence un véhicule peu polluant et s’assurer que le moteur est bien réglé, sinon le faire vérifier par son garagiste ;
• réduire la vitesse de circulation et adopter une conduite souple (sans à-coup, ni accélération brutale) ;
• éviter les heures de pointes.
- éviter d’allumer des feux d’agréments (bois).
- reporter les activités de brûlage de déchets verts (y compris l’écobuage).
- pour les émetteurs industriels, s’assurer du bon fonctionnement des dispositifs de dépoussiérage.
Cette information est à relayer, dans les meilleurs délais, en précisant les effets du polluant sur la santé, les consignes sanitaires et les recommandations faisant appel au civisme de chacun, pour limiter l’ampleur de la pointe de pollution. Pour plus de renseignements ou pour une information permanente, vous pouvez consulter l
e site Internet d'Atmo Auvergne.