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Pendant une Semaine, les Amap encore plus accessibles (CARTE INTERACTIVE)

Date : 18/09/2018 | Mise à jour : 18/09/2018 15:18
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Du 1er au 7 octobre, plusieurs événements sont prévus à Saint-Étienne et dans le département. L’objectif : sensibiliser un plus grand public à l’agriculture paysanne et aux circuits courts. Un pas de plus vers une meilleure organisation de ces acteurs de la consommation vertueuse.

Juste un petit rappel pour bien commencer. Une Amap, c’est une association pour le maintien de l’agriculture paysanne. Derrière cet acronyme, il y a 25 associations qui font le lien entre des producteurs ligériens et des personnes désireuses de mieux consommer. Un cercle vertueux qui souffre encore parfois d’une image élitiste, « réservé aux bobos de la région parisienne » selon Jean-Pierre Mousset, bénévole au réseau des Amap de la Loire. Ce tissu d’association organise la première Semaine des Amap de la Loire, du 1er au 7 octobre. « On s’est rendu compte qu’il fallait toucher un plus grand public », admet ce Couramiaud investi dans son Amap à Saint-Chamond, autant que dans les réseaux départemental et régional.

Lire aussi : Ils ont fait le choix du circuit court dans la Loire


Organiser le réseau

« Lors des événements comme Tatoujuste ou Groseille et Ciboulette, on voit qu’il y a une mutation du public, avec des jeunes couples avec enfants. » La transformation est donc déjà en marche. « Après chaque scandale alimentaire, on voit des nouvelles personnes arriver, rappelle Jean-Pierre Mousset. Et puis, de plus de plus de gens prennent conscience des difficultés des agriculteurs. » Du côté des Amap, il faut accompagner cette évolution, en se structurant pour mieux se faire connaître. Cette Semaine, de même que l’implication sur différents événements (salons, manifestations anti A45…) ou encore la création d’un site rassemblant toutes les Amap ligériennes vont dans ce sens.

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L’Amap, moins cher que le supermarché

« Des initiatives à destination des collégiens ou des étudiants existent à Lyon, mais je ne crois pas avoir entendu parler de choses similaires à Saint-Étienne », déplore Jean-Pierre Mousset. Il note toutefois que, l’année dernière, l’Amap de Beaubrun a pu travailler avec les écoles primaires du quartier, lors de ventes de crêpes par exemple. L’objectif, comme toujours, sensibiliser les futurs adhérents dès leur plus jeune âge et ouvrir les Amap à des milieux populaires. « Il faut sortir de l’image de quelque chose qui est cher, souhaite Jean-Pierre Mousset. C’est parfois moins cher que ce qui est vendu en supermarché, car il n’y a pas d’intermédiaire. »

Lire aussi : À Saint-Étienne, ils ouvrent un supermarché qui appartient aux clients

« On ne vit pas sur une autre planète »

Les alternatives à la grande surface sont nombreuses et ont des caractéristiques bien différentes. De l’Amap qui n’est qu’un intermédiaire bénévole entre producteur et consommateur, au réseau La Ferme au quartier qui prend une marge sur les produits vendus pour rémunérer ses salariés, en passant par la vente directe à la ferme, les moyens de consommer local sont à la portée de tous. À Saint-Étienne, il y a aussi le supermarché collaboratif de La Fourmilière (qui doit ouvrir dans trois jours) qui propose de l’alimentaire mais aussi d’autres produits de consommation quotidienne. « Il ne faut pas se battre contre l’un ou l’autre », estime Jean-Pierre Mousset qui va « autant à l’Amap, chez Satoriz ou à la Biocoop que chez Leclerc pour la litière. On ne vit pas sur une autre planète ! »

P.S.

La Semaine des Amap de la Loire sera ponctuée par deux événements clés:

• Mardi 2/10, à 19h30, salle Condorcet à St Chamond : Le scientifique Anthony Fardet donnera une conférence sur les aliments ultra-transformés qui permettent de reconstituer de la nourriture enrichie mais dangereuse

• Vendredi 5/10, à 20h, Le Mélies Saint-Francois à St Étienne : Projection du film Chemin de traverse, en présence de l’équipe alti-ligérienne qui a réalisé ce documentaire, suivi d’une table ronde

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img_journalisteAnonyme le 19 septembre 2018 - 14h41
Je livre des AMAPS et les produits que je vends sont moins chers que dans les magasins de Sainté.... de loin ! D'autre part, de la Ferme Au Quartier livre des étudiants sur leur site de travail. Ils ont comme les précaires, un cout encore plus faible. Philippe P.

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img_journalisteAnonyme le 18 septembre 2018 - 23h38
C'est encore dingue que la plupart des gens ne comprennent pas que si on achète en AMAP on est gagnant sur tous les points. On paye quelques centimes (10, 20 cts€ ?) de plus un produit 100x plus qualitatif et nutritif. Je pense que c'est surtout le manque de visibilité / communication qui doit pêcher. Merci pour cet article clair et informatif.

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