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On a testé pour vous la course en chiens de traîneau

Date : 14/02/2017 | Mise à jour : 16/02/2017 17:55
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Météo hivernale extrême, grands espaces blancs du Mezenc, pilote d'attelage passionné : les conditions étaient réunies, samedi 11 février aux Estables, pour s'initier à la course en chiens de traîneaux.

Ce samedi matin, je retrouve Guy Valentin, responsable d’Anim’Nature, et son fils, face à l’office de tourisme des Estables. Nous sommes une dizaine à nous retrouver pour vivre une aventure inédite et faire le plein de sensations fortes : nous voilà embarqués pour une course en chiens de traîneau. Les conditions sont on ne peut plus hivernales et c’est le brouillard, la burle et la neige qui nous accompagneront. Nous montons en convoi jusque la Croix de Boutières, le lieu du départ. Là, en lisière de forêt, nous attendent une cinquantaine de chiens nordiques.

Des règles de sécurité essentielles

Après contact avec les canidés, les randonneurs se rapprochent du musher (le pilote) qui dispense des consignes essentielles pour bien conduire un attelage : position sur les patins, direction du traîneau, utilisation du frein, mains tenant fermement le manche. La position du passager est elle aussi importante : bien calé au fond du traîneau, les mains ne doivent pas dépasser hors de la monture, au risque d’être blessées par les sapins que l’on peut frôler. Les randonneurs pourront, tour à tour, alterner les places de musher et de passager.

Il est utile aussi de bien mémoriser les noms des chiens de tête pour les guider. Pour partir, on criera "OK devant !". Puis Guy commence à dispatcher les chiens par traîneau. Un par un, il va les chercher et les harnache, harnais bleus et rouges selon les poids des canidés. Par des jappements excités, la meute fait sentir son impatience à prendre le départ Celui-ci donné, le musher prend la tête de la course. J’ai la chance d’être dans son traîneau. Une confortable peau de bête me protège de la dureté de l’habitacle et une protection imperméable recouvre mes jambes.

Des allures de Grand Nord Canadien

Nous sortons de la forêt. C’est alors que le Mezenc offre ses grandes étendues immaculées. Il a des allures de Grand Nord canadien. Hormis les cris des mushers et le bruit des luges, le silence est royal. Guy tente un brin d’humour : "là-bas, vous avez le Mont Alhambre". Avec le brouillard quasi opaque, pas moyen de discerner quoi que ce soit ! Montées et descentes se succèdent ; derrière, les traîneaux forment un convoi presque irréel. Je m’attends à tout instant à voir apparaître quelques Inuits, mais les quelques silhouettes que je distingue ne sont en fait que des randonneurs en raquette qui bravent la burle, ce vent glacé qui nous lacère le visage.

Les chiens ont un sixième sens très développé

Je demande au musher comment les chiens se repèrent les chiens quand le brouillard gène leur vision. "Les chiens ont un 6e sens très développé et une excellente mémoire. Ils se souviennent de tous les trajets", assure-t-il. Parfois, le convoi s’arrête pour récupérer un musher désarçonné ou pour laisser un chien satisfaire un besoin naturel. A coup de "Hep Hep !", la meute repart. Certains portent des noms typiquement nordiques, tels Island, Alaska, Anouk. D’autres un peu moins comme Atchoum ou Cracotte ! En tous cas, on les sent heureux de courir dans la poudreuse immaculée. Le Samoyede, le Malamute d’Alaska, le Groenlandais, le Husky de Sibérie et l’Alskan Husky sont des races dédiées à ce type d’activité. Guy m’explique qu’il arrête de faire courir ses chiens dès qu’ils atteignent l’âge de 13 ans. Au-delà, ils n’ont plus les mêmes capacités. Ils doivent aussi avaler de 20 à 25 kgs de viande par jour, plus des croquettes, pour rester endurant.

Premières impressions

Une heure et demi plus tard, nous regagnons la forêt. Ça sent déjà la fin. Les freins se calent, les luges s’arrêtent. Les langues se délient et l’on partage ses premières impressions. Eric et Sophie, de Saint-Etienne, se sont vus offrir ce cadeau par leur fils. "Ca a été une belle surprise pour nous, d’autant plus qu’on ne s’attendait pas à voir autant de neige !", s’exclament-ils, ravis. Martine, originaire des Yvelines, voulait déjà faire une initiation l’an dernier, mais l’enneigement était peu important. Cette fois-ci, elle a réalisé son rêve. "C’est vrai que cette saison est très bonne, vu ce qu’il est tombé en Janvier, et par rapport à l’an dernier !", confie Guy Valentin, serein.

A l’origine, une rencontre déterminante

Sur le plateau, ils sont cinq à proposer ce type de randonnée, dont deux côté Ardèche. L’hiver passé, le responsable d’Anim’Nature propose d’autres animations, comme le cani-rando ou la patinette. Il accueille tous les publics, dont les personnes à mobilité réduite, pour faire découvrir à chacun les joies des ballades avec les chiens. Guy a monté sa société de loisirs en 1989. C’est une rencontre déterminante avec un musher qui lui a donné envie, en 1998, de proposer ces randonnées avec ses chiens nordiques. Quand on l’observe auprès d’eux, on voit bien que l’homme est un passionné. Ce matin-là, petits et grands sont repartis avec l’impression d’avoir été, l’espace de quelques heures, un Nicolas Vannier, amoureux des grands espaces et fous de ses chiens.

M-A.B.



Voir la galerie photos On a testé pour vous.. une course en chiens de traîneaux au Mezenc : évasion garantie !

 
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