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Nos enfants connaîtront-ils des canicules à 50°C ?

Date : 30/11/2019 | Mise à jour : 03/12/2019 13:55
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Dans la foulée du festival des Mauvaises Herbes, une réunion était proposée à la Maison Pour Tous de Chadrac ce vendredi 29 novembre 2019 pour dégager des pistes d’action concrètes face à l’urgence écologique et climatique.

Vingt-cinq personnes environ ont fait le déplacement depuis Saint-Front, Vergezac, Rosières, Vorey, Lantriac, Chadron, Yssingeaux, Fay-sur-Lignon, Laussonne, Peyrdeyre, Saint-Germain-Laprade, Le Puy-en-Velay et Chadrac. Il y a là des écolos de la vieille école, des militants de fraîche date, des agriculteurs bio, des mères et pères de famille, des profs, des retraités… Face à cette prise de conscience, certains ont traversé des moments douloureux de repli sur soi et de désarroi. Mais toutes et tous sont d’accord : "nous avons besoin de créer du lien et de la solidarité pour faire face ensemble aux défis qui nous attendent, exposent les organisateurs, le seul fait de se réunir et d’en parler est en soi une première action, qui aide à surmonter les passages à vide."

S'investir dans les municipales

Tous sont effarés par l’urgence écologique et le dérèglement climatique en cours, dont les climatologues nous annoncent les effets dantesques dans les années à venir, en particulier des canicules de tous les records. Et tous ont en commun de vouloir agir, car tous doutent sérieusement du volontarisme des élus en place, au-delà du « greenwashing » bon teint à la mode. La soirée commence par un rapide tour de table et les idées ne tardent pas à fuser : promouvoir la sécurité alimentaire, tisser des réseaux d’entraide, créer des lieux autonomes et durables, communiquer tous azimuts, y compris par le biais de l’art, lancer des appels au boycott, harceler les responsables politiques locaux, imaginer des actions dans les écoles, monter des listes d’opposition aux municipales, planter d’urgence des vignes et des oliviers... La place des femmes dans une société qui s’effondre a aussi été évoquée. Quelques doutes, aussi : puisque la politique locale semble verrouillée à double tour sur l’ancien monde, celui du développement à tous crins au mépris du vivant, n’est-il pas vain de vouloir agir ?

Lors de la dernière Marche pour le climat au Puy-en-Velay ce samedi 30 novembre, un modèle de lettre, à envoyer aux deux sénateurs de Haute-Loire, Olivier Cigolotti (UDI) et Laurent Duplomb (LR), a été distribué. Trois citoyens demandent à être reçus d'ici le 11 décembre, avant un vote important au Sénat sur la résilience alimentaire. Chacun est invité à copier et envoyer la lettre.

Recenser les terrains à sauver de l’artificialisation

Sous la houlette de Chloé Landriot, l’auteure de « La Famille sans supermarché », quatre groupes de réflexion se constituent bientôt en fonction des affinités de chacun. L’un se penchera sur la question du recensement des terrains que l’on peut encore « sauver » de l’artificialisation dans les communes pour créer des îlots nourriciers, voire des ceintures maraîchères comme c’était le cas au XIXe siècle autour des villes, par exemple. Un autre sur la création d’œuvres ou de performances artistiques dans l’espace public, en lien avec le thème de l’urgence écologique. Un troisième sur la création de BAD (bases autonomes durables) qui permettront de reconstruire un nouveau modèle de société une fois que celui-ci se sera "effondré". Un dernier enfin sur la rédaction de courriers à adresser aux élus, notamment aux sénateurs du département... Vaste programme, comme disait De Gaulle.

Le prochain rendez-vous de ce groupe citoyen axé sur l’action et la résilience est fixé au 17 janvier 2020 (le lieu reste à préciser). Un rendez-vous ouvert à tous.






 
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