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Néonicotinoïdes : les députés soutenus par les représentants agricoles majoritaires

Date : 15/10/2020
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Les représentants agricoles majoritaires soutiennent publiquement les députés de Haute-Loire. La Chambre d’agriculture, la FDSEA et les JA diffusent un communiqué appuyant le vote d’Isabelle Valentin et Jean-Pierre Vigier pour le retour temporaire des néonicotinoïdes. 

Ils rappellent que la betterave ne fait ni fleur ni pollen… que la pulvérisation reste interdite… et que l’année suivante, toute culture mellifère sera interdite sur les parcelles traitées. Ils remarquent que cette crise peut se répercuter en Haute-Loire puisque les ruminants sont nourris à la pulpe de betterave. Ils ne voient qu’une avancée scientifique pour enfin sortir des néonicotinoïdes.

Leur communiqué ce jeudi 15 octobre 2020 :

"Nos députés ont rempli leurs rôles !
Depuis quelques jours les débats s’agitent autour de la réintroduction de néonicotinoïdes pour la culture de betteraves en France.
Nos deux députés en Haute Loire ont rempli leur rôle en votant cette réintroduction après avoir pesé le pour et le contre !
Si notre département semble « éloigné » des problématiques betteravières, cette proposition fait l’objet de nombreux commentaires, politiques, médiatiques et associatifs, qui nous amènent à rappeler un certain nombre de vérités :

La première vérité, c’est que la filière betterave-sucre-bioénergie française est aujourd’hui en péril. C’est pourtant l’un des fleurons de l’excellence française en matière agroalimentaire : 25 000 betteraviers et 21 sucreries, 46 000 emplois directs, 1er producteur européen de sucre et de bioéthanol pour plus d’1 milliard d’euros d’excédent commercial, alors que l’assolement betteravier représente seulement 1% des surfaces cultivées en France. Cette épisode de jaunisse sur les betteraves qui entraine certaines régions dans une crise agricole peut très bien, un jour ou l’autre, se répercuter violemment dans la nôtre. C’est pourquoi l’enjeu de la survie de la filière betterave est aussi celui de notre souveraineté alimentaire en général, même sur le plan des filières animales puisque, par exemple, la pulpe de betteraves est utilisée pour les ruminants partout en France. C’est enfin un accroissement de notre dépendance alimentaire au bénéfice notamment du sucre d’importation, allemand, belge ou encore brésilien avec tous les aberrations que cela peut amener !

La seconde vérité, c’est que cette dérogation ne signe pas la condamnation des insectes pollinisateurs. C’est en ce sens que cette dérogation se veut strictement encadrée dans ses usages et dans le temps (3 ans) en attendant de trouver une alternative scientifique les supprimant. Nous rappelons que la betterave ne fait ni fleur, ni pollen donc n’attire pas les pollinisateurs comme les abeilles. Pour limiter les risques de dérive des néonicotinoïdes, seul l’enrobage des semences serait autorisé et non la pulvérisation. Les graines seraient semées à une profondeur de plus de 2,5 cm empêchant le contact direct avec la faune sauvage. Il serait aussi interdit de semer des cultures mellifères (à fleurs, comme le colza par exemple) l’année suivant la culture de betterave pour éviter l’exposition des insectes polinisateurs aux résidus potentiels contenus dans le sol.

Il serait aberrant de croire que les producteurs de betteraves ou nos élus ne veulent plus d’abeilles. C’est impensable ! Mais l’impasse technique et là et elle doit être résolu par nos avancées scientifiques afin de faire disparaitre un jour les néonicotinoïdes.

Alors OUI, en attendant nos députés ont fait le bon choix, un choix difficile, réfléchi et pragmatique pour que chacun d’entre nous puisse continuer à consommer du sucre ou du miel français et de qualité !

Le Président de la FDSEA Thierry CUBIZOLLES
La Présidente des JA Laurine ROUSSET 
Le Président de la Chambre d’Agriculture Yannick FIALIP"

> Lire aussi : Néonicotinoïdes : 'C'est quand-même signe d’une régression assez incroyable' (13/10/2020)




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img_journalistec le 15 octobre 2020 - 13h23
J'espère que les apiculteurs (et quelques autres) vont quitter en masse les rangs de la FNSEA-JA-Chambre d'agriculture (en fait, chambre d'enregistrement des deux premiers !)

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img_journalisteJG le 15 octobre 2020 - 11h54
Tous ces signataires "syndicalistes" sont adhérents aux Républicains, comme les deux députés, comme le sénateur DUPLOMB ancien chef départemental de la FNSEA Idem la Chambre d'agriculture entièrement aux mains de la FNSEA et des RPR/UMP/ Républicains depuis toujours... Ceci étant on peut reconnaître que 99% des ruchers, éloignés des betteraves, sont effectivement à l'abri.

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