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Michel Durafour est mort

Date : 27/07/2017 | Mise à jour : 27/07/2017 21:26
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La famille de l'ancien ministre et ancien maire de Saint-Etienne, Michel Durafour, vient d'annoncer son décès, ce jeudi 27 juillet. Lire les réactions de Martine Aubry, des maires de Saint-Etienne, des députés de la Loire...

Michel Durafour est né le 11 avril 1920 à Saint-Etienne, ville dont il a été le maire de 1964 à 1977. Il a été député de 1967 à 1981 et sénateur de 1965 à 1967, et de 1983 à 1988. Au niveau national, Michel Durafour a également laissé son emprunte dans le monde politique. Il a été ministre sous Valéry Giscard d'Estaing, du Travail d'abord puis des Finances. Entre 1988 et 1991, le Stéphanois a également été ministre de la Fonction publique. Michel Durafour est décédé à l'age de 97 ans, entouré de sa femme et de ses deux enfants. Il était hospitalisé depuis six mois.



Réaction de Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, président de Saint-Etienne Métropole:

"Je viens d'apprendre avec une grande tristesse, le décès de Michel Durafour, ancien ministre et maire de Saint-Etienne de 1964 à 1977. Ministre du Travail, puis ministre des Finances sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, de 1974 à 1977, ministre de la fonction publique, de 1988 à 1991, et ministre d'Etat de 1989 à 1991, avec François Mitterrand, Michel Durafour, en homme d'ouverture et d'esprit n'aura eu de cesse de privilégier et de servir l'intérêt général. Préoccupé par-dessus tout du mieux-être de ses concitoyens, il aura donné le meilleur de lui-même, avec une rare générosité, à sa ville, Saint-Etienne dont il était un ardent défenseur, et pour laquelle il aura été l'un de ses plus grands serviteurs. En grand visionnaire qu'il était, il avait compris avant beaucoup d'autres, tout l'intérêt d'avoir une université digne de ce nom à Saint-Etienne. Des générations d'étudiants peuvent et pourront, aujourd'hui et demain, lui en être reconnaissants. Je m'incline devant la mémoire de cet Homme de bien, un exemple pour tous ceux qui ont eu la chance de le côtoyer, lui qui sera resté jusqu'au bout, écouté et très populaire dans sa ville, avec une volonté intacte de lutter contre l'intolérance et le rejet de l'autre".

Réaction de Maurice Vincent, sénateur de la Loire, ancien Maire de Saint-Étienne:

"Maire de Saint-Etienne et ministre à plusieurs reprises, homme de lettres, il a marqué l'histoire et le futur de notre ville par sa détermination à reconstruire plusieurs quartiers et surtout par son soutien essentiel à la création et au développement de notre université. Sans lui, nul doute que cet atout majeur pour l'avenir de notre territoire n'existerait pas ou n'aurait pas la même ampleur aujourd'hui. Au-delà des Stéphanois, tous ceux qui ont porté et bénéficié de l'enseignement supérieur dans la Loire sont en deuil aujourd'hui. Homme d'Etat, il s'est aussi distingué par son combat permanent contre l'extrême-droite et son attachement à la laïcité et au progrès. Plutôt libéral en matière économique, l'importance qu'il accordait aux questions sociales et sociétales était permanente. Elle s'est notamment traduite par plusieurs textes de lois et accords qu'il a portés au sein des gouvernements de Michel Rocard. Constamment attentif à notre cité comme à notre pays, il avait conservé une analyse extrêmement fine et documentée des défis du 21ème siècle, bien après la période de l'exercice de ses responsabilités publiques. Homme de dialogue et d'ouverture, Michel Durafour était à la fois en phase et en avance sur son temps. La Loire vient de perdre un de ses grands noms, de ceux qui marquent son histoire et laisseront une trace".

Réaction de Michel Thiollière, ancien sénateur-Maire de Saint-Étienne:

"J’apprends avec une immense tristesse le décès de Michel Durafour. Nous perdons aujourd’hui un homme d’Etat, un grand Stéphanois, un homme de grande culture. Je perds celui qui, le premier, m’a fait confiance. Michel Durafour était un homme d’Etat, rigoureux, intransigeant, éclairé. Il a sans cesse œuvré pour davantage de justice et de progrès. Il a toujours choisi sa liberté de jugement et les idées qu’il défendait plutôt qu’un parti ou un clan. Il s’est sans cesse battu pour la République contre les extrêmes, ce qui lui a valu, entre autres, les insultes grossières de Jean-Marie Le Pen. Michel Durafour était un grand Stéphanois. Toujours élu dans notre ville, maire, il incarnait le progrès et le changement dans les années 1960-70, à l’heure des premières grandes reconversions industrielles (la mine puis Manufrance). Il est le maire des grands ensembles et des quartiers neufs mais aussi de la maison de la culture, lui qui, écrivain, avait choisi de donner toute sa place à la création culturelle dans une ville en grande difficulté économique et. sociale. Michel Durafour a été pour moi un repère en politique. Un conseiller avisé qui m’a encouragé à prendre des responsabilités, dès 1977 avec Horizon 83, puis au Parti Radical et enfin, avec François Dubanchet aux élections municipales de 1983. Son éloquence, sa culture, la profondeur de sa réflexion m’ont beaucoup apporté et je n’oublierai pas une forme de complicité intellectuelle qui nous liait même lorsque nos chemins politiques divergeaient".

Réaction de Jean Michel Mis, député de la Loire:

"J'apprends des bancs de L'assemblée nationale avec affliction et triste la disparition de Michel Durafour. J'ai eu la chance de rencontrer jeune étudiant en Droit Michel DURAFOUR alors au Conseil d'Etat. Il m'y reçu avec bienveillance et les égards que l'on rend en général aux personnes de plus haut rang que moi. Une rencontre qui d'une certaine manière, au même tête que Michel Rocard, dont il fut Ministre d'Etat, déclencha en moi l'envie de servir le bien public. Ce fut un grand Ministre de la fonction publique et de ses agents qui lui doivent la suppression de la catégorie D. A la tête de la municipalité stéphanoise, Michel Durafour a métamorphosé Saint-Etienne en seulement treize ans, de 1964 à 1977. Son empreinte est encore plus que visible. Quand les Stéphanois et les Ligériens étudient à l'Univerdite Jean Monnet ou à lEN3S, écoutent un opéra au jardin des plantes, visitent la foire économique à la Plaine Achille, se baladent le quartier de Centre 2 ou de Bergson, c’est grâce à Michel Durafour. "J'ai perdu la mairie de Saint-Etienne en 1977 parce que j'avais annoncé quelques semaines auparavant qu'il fallait supprimer 1000 des 4000 emplois de Manufrance. Je ne le regrette pas car il vaut mieux dire aux gens comment les choses se passent que tricher", se plaisait-il à rappeler, à l’envi. C'est une perte immense pour le pays et notre Ville. Incontestablement son style moderne, son sens de la réforme en profondeur, notamment en tant que ministres à trois reprises, associé à une modération et une très grande ouverture sont aujourd’hui au cœur du logiciel de la nouvelle majorité présidentielle et parlementaire élue il y a quelques semaines".

Réaction du député de la Loire Régis Juanico:

"C’est avec beaucoup de tristesse et d’émotion que j’ai appris ce jeudi 27 juillet le décès de Michel Durafour, que l’on savait très affaibli depuis plusieurs mois. Mes premières pensées vont naturellement vers son épouse, Maryse, ses deux enfants et l’ensemble de sa famille, à qui je présente mes plus sincères condoléances. Avec la disparition de Michel Durafour, c’est l’ensemble des Stéphanois et des Ligériens qui perdent une figure exceptionnelle de la politique locale. Maire de Saint-Etienne pendant 13 années, il aura marqué de son empreinte notre ville, qui lui doit notamment son Université. Mais Michel Durafour fut aussi un homme politique d’envergure nationale, appelé plusieurs fois au Gouvernement. Ministre du Travail de Valérie Giscard d’Estaing, Michel Durafour portait une vision juste et très sociale des relations au travail pour défendre les plus faibles, ce qui l’a amené à s’opposer à plusieurs reprises à son "camp politique" d’alors. C’est ainsi qu’il devint une personnalité emblématique de la politique d’ouverture du Président Mitterrand dont il fut l’un des quatre Ministres ligériens avec Huguette Bouchardeau, Charles Fiterman et Jean Auroux, dans le Gouvernement de Michel Rocard. Le parcours de Michel Durafour force le respect. Démocrate sincère, humaniste et progressiste, ses convictions profondes l’auront amené à soutenir plusieurs candidat-e-s de gauche lors des séquences électorales les plus récentes. Fidèle soutien de ma suppléante Arlette Bernard lors de toutes ses campagnes cantonales, il fut un modèle et un exemple dans mon engagement politique à Saint-Etienne. Il avait ainsi accepté très gentiment de parrainer ma première campagne pour les élections législatives en 2007, et fut Président d’Honneur de mon Comité de soutien lors des législatives de 2012, après m’avoir utilement conseillé durant l’exercice de mon premier mandat en tant que Député de la 1ère circonscription de la Loire, dans laquelle il fut lui-même élu pendant 14 ans. C’est à ce titre que nous nous étions tous deux retrouvés en 2012 à la cinémathèque de Saint-Etienne dans le cadre de la projection en avant-première du documentaire « Aristide Briand, pèlerin de la Paix », pour lequel nous avions tous deux été mis à contribution. Ayant voué son existence à de multiples engagements publics, il était à lui tout seul un "livre d'histoire" fourmillant d'anecdotes sur les péripéties du siècle qu'il avait traversé. Il portait ces dernières années dans les rares conversations que nous avons eues, un regard acéré et pointu sur la vie politique locale et nationale".

Réaction de Dino Cinieri, député de la Loire:

"C’est avec vive émotion et tristesse que j’apprends la disparition de Michel Durafour que je savais malade depuis plusieurs mois. J’ai eu le plaisir de le côtoyer lorsqu’il était Ministre. Homme d’Etat, Michel Durafour a un parcours politique exceptionnel et d'une rare densité : maire de Saint-Etienne, sa ville de cœur qu’il a complétement transformée, puis député et sénateur de la Loire. Ministre sous Valéry Giscard d'Estaing, du Travail puis des Finances, le Stéphanois a également été Ministre de la Fonction publique. Michel Durafour aura marqué de son empreinte sa ville de Saint-Etienne, son Département et son pays. C’était aussi un brillant romancier. J’ai une pensée émue pour sa famille, ses enfants et son épouse Maryse, marraine de l’association Myopathie à tout cœur, que j’ai créée en octobre 1989. Une femme remarquable."

Réaction de Bernard Bonne, président du Département de la Loire:

"C’est avec une profonde tristesse que je viens d’apprendre la disparition de Michel Durafour, ancien ministre, ancien député et sénateur de la Loire, ancien conseiller général et ancien Maire de Saint-Étienne. C’est une figure politique les plus marquantes de la Loire qui disparaît après un parcours politique remarquable, toujours au service de l’intérêt général et de nos concitoyens. Très apprécié à Saint-Étienne où il fut Maire durant 12 ans, il aura marqué le territoire durant ses 17 années de mandats au Parlement français et ses 18 ans au Conseil général. Toutes celles et tous ceux qui l’auront côtoyé garderont l’image et le souvenir d’un élu engagé, décidé et mobilisé en faveur du développement de notre département".

Réaction de Gilles Artigues, 1er adjoint au maire de Saint-Etienne et président départemental de l'UDI:

"Notre pays perd un humaniste, centriste de l'UDF et réformateur qui a toujours placé l'intérêt général avant les postures partisanes. À l'image de son père Antoine, il a occupé d'importantes fonctions ministérielles au cours desquelles il a laissé une marque en portant des avancées significatives que ce soit pour le travail, l'économie, les finances ou la fonction publique. Il a toujours défendu au niveau national sa ville de Saint-Etienne dont il fut par deux fois, le premier magistrat. Notre reconnaissance pour son œuvre est grande. On lui doit de belles réalisations dans plusieurs quartiers comme Centre deux, Montreynaud ou Saint-Victor et des délocalisations comme l'Ecole Nationale de la Sécurité Sociale".

Réaction d'Alain Berthéas, président du Parti Radical 42:

"J’apprends avec tristesse la disparition de Michel Durafour. Son départ est une perte immense pour Saint-Étienne et sa région. En toute occasion il a su faire évoluer notre territoire et le doter d’atouts nécessaires à son développement. Centre Deux, Opéra-Théâtre, Université… autant d’infrastructures que l’on doit à son esprit indéniablement visionnaire. Homme d’exigence et de convictions, il a fait preuve tout au long de sa vie d’un dynamisme et d’une volonté à toute épreuve. Membre du Parti Radical et grand humaniste, il restera dans l’Histoire de Saint-Étienne et de sa région comme un grand Stéphanois".

 
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