Economie
Mes chaussures sur mesure à Saint-Etienne
Date : 01/02/2012
- Mise à jour : 01/02/2012 12:23
La cordonnerie Saint-Crépin, à Saint-Etienne, propose des chaussures sur mesure. A partir de 200 euros, on peut commander sa paire unique.
L'échoppe est située rue de la ville. Dans l'entrée, deux vieilles machines Singer, les noires, trônent. Dans les grandes étagères en bois foncé, les différentes peaux, fils, oeillets, mousquetons, et les chaussures à réparer sont entassés. Sur le côté, des santiags rouges et noires sont exposées, fabriquées "pour le plaisir" par le patron. Hartch Jingozian, appelé Jacques, artisan cordonnier bottier, a repris le magasin il y a 11 ans. D'origine arménienne, il a grandi au Liban. Dans sa famille, on est cordonnier de père en fils. L'homme est amoureux des chaussures, de la cambrure d'un talon, du confort d'une bottine: "c'est pas magnifique, une femme avec des talons?", dit-il avec un bel accent dans la voix et un regard malicieux. Ce que l'artisan aime surtout, c'est fabriquer des chaussures sur mesure.
Des paires jusqu'à 1200 euros
La plupart sont pour les hommes: "c'est moins délicat que les chaussures pour dames", explique t-il. Hartch accueille dans sa boutique tous ces gens aux pieds trop larges, trop gonflés, trop grands. Ou simplement ceux qui veulent investir dans une paire de qualité, dont ils veulent choisir le moindre détail: "lorsqu'ils désirent l'assortir à une tenue pour un événement spécial par exemple". Sur un livre, on choisit son modèle: derbys, mocassins, bottines, Richelieu... Toutes les couleurs, toutes les matières sont possibles: "mêmes des chaussures en crocodile, mais là il faut compter jusqu'à 1200 euros,", souligne t-il. Les femmes aussi viennent lui commander des paires uniques, dernièrement, il a confectionné des ballerines pour une cliente. Une fois le modèle choisi, il faut patienter de 3 semaines à 1 mois pour venir chercher ses chausses. Le temps pour l'artisan de réaliser toutes les étapes de la confection d'une paire: "on fait le modèle, on dessine, après il y a le patronage, puis la coupe, le moment où l'on rassemble les pièces, la couture, le montage, les finitions", énumère t-il. Le patron rajoute "et en dernier, il faut payer bien sûr". En plus des chaussures, on trouve dans les deux vitrines du magasin des bourses en cuir à 25 euros, des sacs sur mesure eux aussi: "des gens m'amènent de vieilles pièces de leur grand-mères, pour que je le copie ou que je les restaure". Il fabrique des cartables, des ceintures, comme celle qu'est en train de créer une stagiaire. Dans cette boutique où toutes les fantaisies de cuir semblent possibles, on peut trouver sa paire fétiche, celle qu'on garde et que l'on met les mauvais jours. Et pour l'été, quand les pieds se feront nus, Jacques fabrique aussi des spartiates.
S. B.
Anonyme - le 2 février 2012 - 09h11 Signaler un abus
il est merveilleux notre cordonnier, et en plus il vous joue un morceau de guitare
Anonyme - le 1 février 2012 - 16h20 Signaler un abus
en plus il est vraiment très sympa , et au moins c'est fait bien et les chaussures a 200 euro sont vite remboursées ( sachant qu'une paire de chaussure achetée dans une chaine dure 6 mois max et vaut 70 euro , chez eux elle dure a vie ) !!!!!