Date : 19/04/2011 - Mise à jour : 19/04/2011 13:09
Pourquoi remplacer la ligne ?
"Unique et vieillissante, cette ligne fragilise l'alimentation électrique de la région", avance RTE, qui estime que la ligne arrive à la limite de ses capacités et qu'elle ne pourra bientôt plus transporter l'électricité nécessaire aux territoires traversés. L'intérêt de remplacer la ligne est donc de sécuriser l'alimentation électrique mais ausi d'accompagner le développement économique de l'axe Le Puy/Saint-Etienne et de renforcer la ligne.
E effet, alors que la ligne existante ne comporte qu'un seul circuit (trois câbles conducteurs), la future sera équipée de deux circuits (et donc de 6 câbles conducteurs), afin d'augmenter sa capacité de transit et de créer un circuit de secours. Enfin, cette nouvelle ligne devrait être mieux adaptée aux besoins et à l'environnement de demain.
Définir le tracé de moindre impact
Pour assurer l'alimentation électrique des trois bassins du Puy, d'Yssingeaux et de Saint-Etienne, la nouvelle ligne sera raccordée aux postes de transformation électrique déjà existants, c'est à dire à Pratclaux (commune de Saint-Privat-d'Allier), Sanssac, Trevas (Les Villettes) et Rivière (Saint-Etienne). Il y aura donc trois tronçons pour la ligne :
Pratclaux-Sanssac (voir la carte), un tronçon d'environ 15 kms chargé d'alimenter le sud de la Haute-Loire et le pays du Velay,
Sanssac-Trevas (voir la carte), long d'environ 40 kms et chargé d'alimenter le Velay et l'Yssingelais
Trevas-Rivière, un parcours de 30 kms chargé d'alimenter l'Yssingelais et le sud de la Loire.
La concertation se poursuit avec la recherche de plusieurs fuseaux envisageables même si les deux premiers tronçons ont déjà été déterminés et présentés aux acteurs de la concertation, placée sous l'égide de l'Etat et comprenant principalement les élus locaux concernés et des représentants socioprofessionnels et associatifs des territoires.
De nombreux enjeux humains et environnementaux
Pour déterminer ces fuseaux, de nombreuses études environnementales ont été menées afin de prendre en compte les sensibilités naturelles, paysagères, patrimoniales, urbanistiques, sociales ou encore agricoles. Dans ce contexte, difficile de hiérarchiser les priorités. Nous avons tout de même demandé au Préfet de Haute-Loire de se prononcer : "je crois que le premier critère, c'est l'habitat, il y a l'écologie bien sûr mais la priorité, ce sont les hommes. Il y a de nombreuses priorités, difficiles à hierarchiser mais si on sait que ça ne pourra pas être parfait, on espère qu'il y aura le moins de mécontentements possibles", a-t-il répondu.
Confiant sur le dossier, le Préfet de Haute-Loire Denis Conus rappelle que le premier objectif, c'est que la ligne ne passe pas à proximité des habitations, en nuisant le moins possible, et que la sécurité de l'alimentation électrique de 600 000 personnes, qui est de la responsabilité de l'Etat, soit assurée. Ecouter.
Des réunions publiques
Pour parvenir au moins de mécontentements possibles, RTE a rencontré en 2009 près de 750 personnes, élus et habitants de la Haute-Loire, à l'occasion de plusieurs réunions publiques. RTE poursuit cette démarche en organisant des permanences pour informer le public, ouvertes à tous, de 13h à 19h à :
Sanssac-l'Eglise le mercredi 4 mai en mairie
Saint-Privat-d'Allier, jeudi 5 mai à la salle polyvalente
Yssingeaux, lundi 9 mai en salle 5 du Foyer Rural
Polignac, le mardi 10 mai en mairie
Lavoûte-sur-Loire, mercredi 11 mai en mairie
Rosières, vendredi 13 mai en mairie.
Tous les habitants de la région seront invités à participer à une enquête publique, qui durera un mois, au cours du deuxième semestre 2012.
Nouvelle ligne plus imposante, enfouissement impossible ?
Ce nouveau circuit devrait permettre, à terme, d'évacuer les énergies renouvelables. En terme d'aspect, la nouvelle ligne devrait être plus imposante que la précédente. Jean-Loup Bachet, chef de projet RTE explique : "elle sera plus imposante car elle aura 6 conducteurs au lieu de 3 pour la ligne actuelle, mais le tracé sera beaucoup plus adapté que la ligne actuelle ; à l'époque, on ne prenait pas vraiment en compte l'environnement".
Concernant les nouveaux pylônes, plusieurs solutions sont envisagées. Alors que les pylônes actuels font 20 mètres de large et 30 mètres de haut, les prochains pourraient être plus larges de 10 mètres. Une autre solution consisterait à avoir des pylônes de 12 mètres de large mais 50 mètres de hauteur.
Dans ce contexte, l'enfouissement ne serait-il pas une alternative intéressante ? Si le chef de projet RTE reconnaît que "c'est mieux au niveau du paysage", il note cependant : "mais le problème est financier, puisque c'est deux à trois fois plus cher. Ça va au delà du projet initial et les coûts supplémentaires seraient répercutés sur la facture du particulier. Pour cette ligne, on trouve que le souterrain n'est pas justifié".
Maxime Pitavy
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c - le 22 avril 2011 - 23h36 Signaler un abus
Peut-on accepter que le fuseau SUD soit proposé alors que le Chemin de St Jacques de Compostelle et sa variante de Bains longe ou coupe la future ligne Trés Haute Tension ? Lors du séminaire du 7/10/2010 pour valoriser le Chemin de St Jacques, nos élus déclaraient donner un nouvel élan au Chemin,qui fait partie intégrante de notre patrimoine. Que diraient en 2014 les séminaristes qui ont parcouru ces lieux en découvrant ces pylônes ? Le levier économique tant espéré serait cassé ! C-G-M
pp - le 22 avril 2011 - 22h37 Signaler un abus
Une des raisons du renforcement de cette ligne tient dans l'obligation de prévoir le transfert de la production éolienne de la Haute-Loire. Ce qui montre que ce mode de production n'a strictement rien de commun avec la décentralisation énergétique. Car les (500 ? )machines du département que souhaitait un promoteur dénatureront les paysages au profit des centres urbains. Les pylônes de 50 m. de haut participeront à ce gâchis .
C - le 21 avril 2011 - 16h32 Signaler un abus
Il est important de défendre nos territoires, nos paysages et les hommes qui y vivent. Pour autant, n'oublions pas que nous sommes les générateurs de ces désagréments : - à la première coupure EDF pour raison technique : le français râle - à l'annonce de l'augmentation du Kw : le français râle - à l'idée de voir le paysage défiguré par un pylone, une éolienne : le français râle Alors, arrêtons de refiler "la patate chaude" aux voisins et assumons notre exigence de confort : place au compromis !