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Les bonnes notes, c’est la faute à Voltaire

Date : 12/06/2018 | Mise à jour : 12/06/2018 17:49
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La saison des examens approche. Certains étudiants stéphanois ont choisi d’améliorer leurs compétences en orthographe, grammaire et conjugaison en participant au projet Voltaire.

« On a des phrases et il faut voir où c’est qu’il y a des fautes. » Clémence Begon, 21 ans, l’admet : « De base, je ne suis pas particulièrement forte en français. » Or, cette étudiante en 2e année de Sciences de l’éducation à l’université Jean-Monnet envisage de devenir professeur des écoles. Connaître les règles peut donc être important, même si « on n’a eu que 12 heures de français en 1ère année, et 12 heures cette année ». « Quelque 500 étudiants de Sciences humaines et sociales (SHS) ont choisi de suivre ce cours, plutôt qu’histoire contemporaine ou anglais par exemple », complète Stéphane Di Biaso, responsable administratif de cette unité de formation et de recherche (UFR).

Le projet Voltaire
C'est un dispositif accessible à toute personne qui cherche à améliorer sa maîtrise du français. Au total, plus de 5 millions de personnes l’utilisent : des entreprises (Colissimo, BPCE, Groupe Casino…), des écoles (écoles de commerce, écoles d’ingénieurs, universités, lycées, collèges, écoles primaires…), des organismes de formation (CEGOS, CCI, Greta…) et des particuliers. Il est utilisé soit pour se remettre à niveau en orthographe. EN SAVOIR + Les tarifs varient de 7,90€ à 49,90€/an


17/20 au partiel


« Certains sont aussi venus là parce qu’ils n’avaient pas eu de place dans les autres options », note toutefois Clémence Begon. De son côté, elle a décidé de s’investir. Et ça a payé. Elle a pu mesurer son évolution entre l’évaluation initiale, sanctionnée par un « pas énorme » 15% de réponses justes, et l’évaluation finale, où elle répond correctement à près de 3/4 des questions. Surtout, en tant que cours intégré au programme, le projet Voltaire lui a permis d’obtenir une note de 17/20 qui compte dans son partiel. Une de ses amies a dû se contenter d’un 13/20, alors que sa première évaluation la plaçait en pôle position (55%). La différence s’est certainement jouée à l’assiduité. La note finale prend en effet en compte le temps passé sur le site internet du projet Voltaire, sur les exercices en ligne. 

Petites fiches


Désormais, elle maîtrise mieux les accords des adjectifs, mais les règles avec l’auxiliaire « avoir » lui posent toujours problème. Elle a donc demandé à ses professeurs si elle pouvait conserver les codes d’accès au site. Elle compte bien poursuivre ses « petites fiches » qui lui permettent de garder en tête les règles d’orthographe ou de grammaire. Clémence Begon veut rester sur sa lancée, maintenant que sont passées les premières difficultés du « a/à », « ce/se », des mots invariables qui prennent un « s » au singulier, des siècles qu’on écrit en chiffres romains.

Le Certificat Voltaire
Après une remise à niveau en orthographe avec le projet Voltaire, on peut passer le Certificat Voltaire. Cet examen en salle délivre un certificat de niveau en orthographe accompagné d’un score qui peut être affiché sur un CV, et vérifié par les employer. EN SAVOIR +


Premier bilan positif

Le dispositif du projet Voltaire est en place à l’UJM depuis un an. L’administration en semble ravie et note que « cela peut être nécessaire quand on voit le niveau en français de certains étudiants ». L’établissement a donc pris la décision d’acheter une licence qui permet à 1000 étudiants de profiter de ce service en ligne. « À la rentrée prochaine, nous allons essayer de mettre en place un accompagnement pédagogique sur ce module », précise Stéphane Di Biaso. Il existe aussi une certification Voltaire, « l’équivalent du Toefl en anglais », que l’université stéphanoise ne propose pas à ses étudiants. « Pas encore », précise le responsable administratif de l’UFR.

P. S.

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img_journalisteAnonyme le 13 juin 2018 - 12h08
Bravo pour cette étudiante qui fait la démarche d'améliorer son niveau d'orthographe. Beaucoup ne le font pas, et c'est désastreux, car l'orthographe, c'est d'abord de la rigueur... ce qui peut en dire long sur un candidat qui postule à un emploi. Dans le cas de Clémence, pour devenir professeure des Ecoles, l'orthographe doit être maitrisée.

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