Législatives (1e) : éducation et jeunesse sur zoomdici.fr (Zoom43.fr et Zoom42.fr)
logo_zoom

Législatives (1e) : éducation et jeunesse

Date : 04/06/2012 | Mise à jour : 05/06/2012 15:38
Partager

Dernière ligne droite avant le premier tour des législatives ce dimanche 10 juin. La rédaction de Zoomdici.fr a décidé de sonder les candidats. Aujourd'hui : éducation et jeunesse pour les candidats de la première circonscription.

Tout au long de la semaine les lecteurs de Zoomdici.fr pourront retrouver des thèmes qui toucheront de près leur circonscription et leur quotidien. Dans la première circonscription, la série débute avec l'éducation et la jeunesse.

Voici les réponses des candidats (répertoriées par ordre alphabétique) :

Gustave Alirol du Parti Socialiste / Europe Ecologie Les Verts / Parti Occitan

Dès 2012, nous engagerons un plan pluriannuel de recrutement de professionnels prioritairement destinés aux écoles primaires. L’acquisition d’un socle commun de savoirs et de compétences (lire, écrire, compter, cliquer) doit redevenir la vocation première. Nous proposons une refonte des rythmes scolaires et nous en finirons avec les inégalités territoriales. Nous améliorerons les conditions d'encadrement pédagogiques lors des trois premières années d’études supérieures et proposeront une véritable allocation d’études. Le service public de la culture aura notamment pour mission de valoriser la diversité culturelle et les langues régionales. Pour protéger la création tout en démocratisant l’accès à la culture, nous abrogerons la loi Hadopi au profit d'une approche qui assurera le financement des oeuvres.



Claudette Balleydier de Lutte Ouvrière

Sarkozy a saboté les services publics, par exemple, dans l'Education Nationale, le président des riches a supprimé 80000 postes en 5ans. Hollande a promis d'embaucher 60000 personnes en 5 ans, mais au détriment des autres services publics. Et pour la rentrée scolaire 2012, Peillon ne revient pas sur les 14000 suppressions d'emplois décidées par la droite. Il ne propose que 1000 postes olors qu'il pourrait intégrer tous les précaires. Oui, il faudrait plus de moyens pour que tous les enfants apprennent à lire, écrire et compter. Voter Lutte Ouvrière, c'est affirmer qu'il faut embaucher massivement dans les services publics, l'école les hopitaux les transports la poste .


Max Chambon du Parti Ouvrier Indépendant

L’annonce du nouveau lycée public d’Yssingeaux vise à masquer les centaines de suppressions de postes prévues. Le nouveau lycée, c’est 2 classes « piquées » dans d’autres lycées publics notamment à Monistrol-sur-Loire où les effectifs sont en hausse. Par contre l’enseignement privé bénéficie de toujours plus de fonds publics et se voit attribuer un quasi monopole en matière d’enseignement professionnel. C'est la destruction du droit à l’instruction, à la formation professionnelle et à un vrai métier pour nos jeunes. L’Union Européenne, et ses traités, réduit les dépenses publiques d’Etat et verse par contre, au nom de la libre concurrence, des subventions issues des impôts du citoyen à des lobbies privés, détruisant ainsi les services publics.


Pierre Cheynet du Front National

La faillite de l’éducation nationale est la conséquence des errements idéologiques de la gauche et de l’absence de courage politique de la droite qui n’a jamais remis en cause les dogmes de mai 1968. Il faut cesser de niveler par le bas en adaptant l’école au monde du travail, en modernisant l’apprentissage, en rétablissant un minimum de sélection pour que les diplômes cessent de se dévaloriser, et en restaurant les savoirs fondamentaux (méthode syllabique pour la lecture, enseignement de la morale, de l’instruction civique, ou de l’histoire chronologique). L’école n’est pas faite pour éduquer mais pour instruire, c’est pourquoi elle est indissociable d’une politique familiale ambitieuse.


Edouard Ducray du Parti Pirate

La France bénéficie d'un des meilleurs taux de natalité d'Europe: un atout d'avenir pour notre pays qu'il est nécessaire de préserver. Les enfants et donc l'éducation sont une priorité. 0-3 ans : simplifier l'accès aux structures d'accueil, augmenter le nombre de places disponibles, abroger la PSU (Prestation de Service Unique) sous sa forme actuelle qui signifie la mort des structures associatives. École élémentaire: assouplir les règles d'accueil, faire de la formation des maîtres une formation à l'enseignement proprement dit. Globalement préparer les élèves à devenir des citoyens responsables et capables de se forger leurs propres opinions (instruction civique et démocratique).


Christophe Mezzasoma de Alliance Écologiste Indépendante

Nous proposons un grand débat national de six mois avec tous les usagers, y compris les enfants. S'en suivrait un référendum pour valider ou non point par point les questions cruciales telles que le rythme scolaire, la durée des séquences, les horaires, les programmes, les devoirs, le système de notation, l'école à la maison, l'orientation, l'éducation parentale et aussi la formation continue adulte... favoriser les enseignements manuels basiques, jardinage, cuisine, bricolage, qui peuvent de plus susciter de véritables vocations" . Etre libre c'est choisir.


Anne-Audrey Perrin-Patural du Modem

Nous croyons en la jeunesse et nous nous refusons à parler de « génération perdue ».
Maintenir le nombre d’enseignants. Défendre les concours de recrutement nationaux. Reconstruire une année de formation des enseignants, en alternance avec exercice dans la classe et transmission de l'expérience. Donner aux chefs d'établissement des possibilités nouvelles dans la gestion et le recrutement. Organiser les devoirs dans le cadre de l'établissement avec des étudiants. Créer des collèges «hors les murs» pour les élèves en échec. Repenser l'enseignement professionnel en termes de vocation, non d’élimination. Favoriser l'alternance et l'apprentissage. Préparer à l’orientation par une information objective sur les sorties d'études dans la formation que l'on envisage de suivre.


Yves Prat du Front  de Gauche

L’ambition du Front de Gauche est de permettre de jeter les bases de l’école de l’égalité et de l’émancipation. Nous défendons une scolarité obligatoire de 3 à 18 ans. L’école de la République, émancipatrice, permet l’élévation pour tous des savoirs acquis et des qualifications reconnues. L’enfant mineur est un citoyen en formation qui se doit d’être protégé. La revalorisation de l’enseignement professionnel permettra aussi l’élévation des qualifications et des connaissances de l’ensemble d’une classe. Grâce à celui-ci nous pourrons relever le grand défi de la bifurcation économique qui est devant nous. Nous lutterons contre le sous-emploi et l'emploi précaire auxquels sont confrontés les jeunes et les stagiaires par la revalorisation du travail et des contrats de travail non-précaires.


Guy Vocanson du Parti Socialiste

La majorité présidentielle que je représente a fait de l'école sa grande priorité pour qu'un jeune vive mieux en 2017 qu'en 2012. Nos enfants souffrent de la suppression de 80000 postes dans l'éducation en 5 ans : classes fermées, effectifs surchargés, RASED sacrifiés... En Haute-Loire, les 51 suppressions de postes en élémentaire décidées par la droite de M. Wauquiez rendent souvent impossible la scolarisation dès 2 ans. Pourtant, plus tôt sont scolarisés les enfants, plus l'école réussit à jouer son rôle d'ascenseur social. Empreints de justice, nous construirons l'école de la réussite pour tous afin que leurs origines sociales et géographiques ne conditionnent pas l'avenir de nos enfants.


Laurent Wauquiez de Union Mouvement Populaire

La jeunesse et nos étudiants sont, pour moi, des priorités de premier ordre. Durant les mois passés au Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, j'ai tout mis en œuvre pour améliorer nos universités et faire en sorte que nos étudiants voient leurs aides augmenter. Parmi les secteurs à développer, il y a incontestablement celui de l'apprentissage qui permet de découvrir le monde de l'entreprise, tout en se formant. Pour cela, je veux que l'on facilite l'accès aux stages, en mettant en place des dispositifs incitatifs les artisans et nos entreprises. Pour nos plus jeunes, tous les efforts doivent être concentrés pour favoriser leur éducation, en donnant les moyens à nos écoles pour favoriser l'apprentissage de la lecture, de l'écriture.
 



>> La rédaction de Zoomdici.fr ne peut que déplorer que certains candidats ne se soient pas prêtés au jeu en s'abstenant de répondre. Prévenus plusieurs semaines auparavant par téléphone, les questions leur ont été envoyées par mail. Un ultime courrier électronique leur a été adressé ce lundi matin en guise de rappel.

Voici la liste des candidats n'ayant pas répondu : 

- Philippe Cochet du Mouvement Ecologiste Indépendant
- Philippe Roche sans étiquette
- Lucien Seytre du Trèfle


Laetitia Achilli

Vous aimerez aussi



Commentez

img_journalisted le 8 juin 2012 - 10h22
Personne trouve scandaleux d'embaucher des bac +5 pour enseigner en maternelle et de plus est à partir de 3ans pour leur apprendre à dire pipi manger boire merci ......

Signaler un abus

img_journalisteNG le 5 juin 2012 - 22h06
A partir du moment où le niveau d'étude n'a plus d'incidence sur les postes envisageables, l'école ne sert plus à rien ... Aujourd'hui, il vaut mieux être "fils de" et insulter la maîtresse pour réussir que d'apprendre sagement ses leçons ... C'est là le principal pb à résoudre pour que l'école ait du sens, redevienne ascenseur social et par conséquent motive les jeunes ! En 2012, arrêter l'école à 16 ans et spéculer un peu peut être autant rémunérateur que préparer une licence ...

Signaler un abus

img_journalisteD le 5 juin 2012 - 14h00
Je suis ébahi ! 3 candidats arrivent après la guerre et avec des textes de 10% à 20% plus long que les autres ! Savoir se soumettre aux règles et autres contraintes temporelles me semble le minimum lorsqu'on brigue ce type de mandat !

Signaler un abus