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Incendie de la préfecture : le procès renvoyé au 9 mars

Date : 20/01/2020 | Mise à jour : 27/01/2020 11:01
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Le procès a finalement été renvoyé dans un mois et demi après une bataille de texte de loi entre Tribunal et avocats. La reprise du procès concernant l’incendie de la préfecture a été marquée par de nombreuses et longues suspensions.

L'information principale de ce lundi 20 janvier 2020 est le renvoi du procès tant attendu de l’incendie de la préfecture survenu lors de l’acte III du mouvement des Gilets jaunes (1er décembre 2018) au lundi 9 mars à 9h30. Mais avant d'en venir à cette décision fixée par le Président, Samlal Nizar, nombreuses ont été les joutes entre le tribunal et les avocats concernés.

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"Ça fait 33 ans que je fais ce métier et je suis abasourdie par ce qu’il se passe !"

Premièrement, le grippage concernait la légitimité ou non des avocats désignés d'office par le Bâtonnier Jacques Soulier avant que ne sonne le début du procès. « C’est la compétence du tribunal correctionnel d’imposer les avocats commis d’office », selon le procureur. Jacques Soulier se défend en ces termes : «J’ai désigné des avocats avant l’audience et ils sont donc légitmes. Je trouve que ce dossier est un coup de force du pouvoir politique avec l’appui du pouvoir judiciaire. Je ne sais pas ce que va donner cette affaire mais ça peut aller jusqu’à la Cour européenne des Droits de l’Homme ». Et une de ses consœurs d’ajouter : « Ça fait 33 ans que je fais ce métier et je suis abasourdie par ce qu’il se passe ! » Le tribunal s’est donc retiré pour délibérer.

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« Je sollicite le renvoi pour une défense sérieuse »


Deuxièmement, Maître Soizic Gicquere, représentant le quatrième prévenu absent ce lundi matin mais présent à 15h30, a également confié son agacement par le déroulement de l’audience. « Je viens à l’instant d’être désigné. J’ignore tout du dossier et la moindre des choses est que j’en ait accès. L’une des bases de notre système judiciaire est d’avoir toutes les informations, toutes les vidéos sur le sujet et toutes les pièces de procédures, et de bénéficier d’un délai suffisamment long pour préparer la défense correctement. Donc, je sollicite le renvoi pour une défense sérieuse ».


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De suspension en suspension

Enfin, le quatrième prévenu a été interrogé par le président pour savoir pourquoi il n’était pas présent ce lundi matin. Ce dernier a affirmé ne pas avoir été informé de l'obligation de sa présence. « Comment n’avez-vous pas eu le temps nécessaire pour contacter Maître Grasset (l’avocat initialement retenu pour le défendre, NDLR) ou un autre avocat pour être assisté ? », demande alors le président du tribunal. « C’est un comportement fautif de votre part, ajoute le procureur. Vous n’avez pas contacté d’avocat et vous voulez maintenant être représenté par un avocat ! » Entre la réponse vague du prévenu, les articles 417 du code de procédure pénal mis en surbrillance par le procureur et l’article 706-116 lancé par les avocats se sont alors percutés. Le tribunal a décidé la sixième suspension de séance de la journée à 17 heures.


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Renvoyer pour mieux juger

Ce n'est qu'une heure plus tard que le président du tribunal est venu partager les tenants du délibéré. "Le tribunal considère que le renvoi du dossier, afin de matérialiser concrètement ce qui est reproché à chacun des prévenus, est nécessaire pour la tenue d'une audiance la plus sereine possible. Il a donc été décidé la date du lundi 9 mars 2020 à 9h30." Pour conclure, il a rappelé à chaque prévenu les devoirs de présence de chacun en cette date, le maintien du contrôle judiciaire pour deux d'entre eux et le maintien en détention pour l'un des prévenus.

> Lire aussi : les avocats dénoncent "un coup de force politique"

Nicolas Defay


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img_journalistea le 21 janvier 2020 - 10h54
QUELLE TRISTESSE DE VOIR CETTE CATEGORIE INFLUENCÉE PAR LA cgt.....!!

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img_journalisteM le 20 janvier 2020 - 20h05
la justice et les avocatsq ne sortiront pas grandis de cette mascarade. On croirait entendre la CGT dans certaines prises de paroles des avocats a part faire le buz et amuser la galerie avev leur jet de robe a quoi servent ils pour l'instant. L avocatye abasourdie apres 33 ans d'activité pourrait dire la même chose de ses confrères. Enfin il faur croire qu'ils sont mauvais plaideurs pour ne pas avoir convaincu le gouvernement du bien fondé de leur pleurnicheries.

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