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Le luxe des années 1920 sur le plateau.

Date : 22/08/2012 | Mise à jour : 23/08/2012 13:54
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Dans la série, on a testé pour vous : visite d’une ferme luxueuse du siècle dernier. Loin de notre confort de 2012 : télévision, internet, tablette numérique, voiture, et même machine à laver… comment vivait-on en 1920 sur le plateau ?

Une bonne partie des réponses se trouve dans la ferme de frères Perrel, dans le musée de la ferme des frères Perrel, pour être plus précis, à Moudeyres.

Un musée vivant :


En effet, la ferme a été habitée et exploitée jusqu’en 1974, et ce, sans rien changer des conditions dites « normales » en 1920. C'est-à-dire une ferme sans tracteurs, on travaillait à la force des bœufs. Une ferme qui a eu l’eau courante en 1970, et l’eau arrivait dans l’étable, priorité aux vaches, pas d’eau courante dans la partie habitation… !
Bref, le mode de vie des frères et leur attachement à ne pas dépenser un sou de trop, et ce, tout en étant très ingénieux et habile, nous a laissé un véritable patrimoine vivant. Ceci nous permet de voir dans notre passé à tous... un peu comme si le temps s’était figé dans ce coin du village de Moudeyres.

Et pour nous guider, c’est Agnès de Laussonne qui nous entraine dans un récit captivant et plein d’anecdotes, où l’on apprend entre autres que :

« Moudeyres viendrait du mot « moudre » le seigle. »
« La ferme a été construite en plusieurs phases, de 1642 à 1920, les plus grandes extensions ont été réalisées fin 19ème par la famille Perrel qui était la plus fortunée de Moudeyres à l’époque. »
« La ferme possédait une petite cache naturelle à l’extérieur, orientée plein nord qui faisait office de frigo l’été, ainsi qu’un lavoir personnel et un four à pain accolé à la maison, ce qui était un signe de richesse à l’époque. »
« Dans la première partie de la maison, les habitants couchaient à côté des vaches qui faisaient office de chauffage ! »

A ce moment les enfants d’une maman de Sigean, près de Narbonne en vacances en Haute-Loire, ont ouvert grand les yeux :
« Ho, mais ça devait sentir très mauvais !!! »… éclat de rire général !

Les visiteurs participent à l’histoire :


Agnès interroge ensuite les visiteurs sur la petite taille des lits :
« Les lits sont tout petits et sont dans des placards, car les adultes dorment assis. On est très superstitieux à cette époque, et les gens ont grand peur que la faucheuse vienne leur croquer les pieds s’ils sont couchés ! »
« Pour les enfants, ils couchent à plusieurs dans un autre lit placard, et dans celui-ci, il y a un coffre sous le lit, on y mettait un agneau ou un chien pendant la nuit. Là aussi, c’était pour faire office de chauffage ! »

Agnès demande ce que l’on mettait dans le coffre-fort de la seule pièce toute construite en pierre ?
C’est un visiteur originaire de la Provence, qui vient dans la région du Mézenc depuis 30 ans, qui donne la réponse :
« On y enferme les papiers et aussi les semences pour l’année prochaine, c’est une véritable richesse pour une ferme ! »

S’ensuit la visite de l’étable avec de nombreux outils de l’époque, des connus et des outils fabrication maison. Car ils étaient ingénieux les frères à l’époque un peu économes aussi, de plus les grandes surfaces de bricolage n’existaient pas !!! On peut ainsi admirer un magnifique piège à rats, fabrication maison… très efficace.

Et que dire de la visite de la grange, 700m² de toit de chaume avec son tressage de cloissoux de paille de seigle qui s’imbrique sur une magnifique charpente, un véritable témoignage de technique, il reste seulement quelques chaumières de ce principe sur le plateau.

Le bilan est positif :

A l’issue de la visite, un papi d’Yssingeaux qui a amené ses petits-enfants, est ravi :
« Je voulais leur faire découvrir ce style de vie, enfant, j’ai vécu une partie de ces conditions avec mes grands-parents à moi, j’ai dormi dans ce type de lits, quand je leur disais cela, ils rigolaient en disant que c’était des bêtises, mais, après la visite… leurs yeux sont bien grands ouverts ! »

Un couple en camping en Ardèche est heureux d’être venu faire la visite :
« Agnès nous a passionnés avec son récit et son humour, la visite a duré 30 minutes de plus que prévu, et personne ne s’en est aperçu ! C’est formidable de pouvoir voir ainsi son patrimoine ! »

Sb. S

 
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