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Le deuil périnatal : Les Ailes d’Anges en Haute-Loire

Date : 12/10/2020 | Mise à jour : 13/10/2020 12:29
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Jeudi 15 octobre a lieu la journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal. Un mot encore trop peu connu qui touche 8000 familles par an en France.

Aucun mot n’existe dans le dictionnaire pour qualifier la perte d'un enfant. Être veuf ou veuve signifie la perte de sa moitié amoureuse. Être orphelin ou orpheline indique la mort d’un père, d’une mère ou des deux parents. Mais lorsqu’il s’agit de la perte d’un enfant quelque soit son âge, aucun mot n’a été imaginé ou osé pour informer de cet état de vie. Des familles comme celle de Sonia vivent alors un cataclysme lorsqu’elle ressort de l’hôpital les bras vide sans sa petite Fanny.

Pour rencontrer l'association

Si vous souhaitez parler de ce projet ou d'autres choses, vous pouvez rencontrer l’équipe des Ailes d’Anges 43 à la maison des Usagers au centre Emile-Roux au Puy-en-Velay.
Contact au 06.30.46.01.57.

« Nous sommes avant tout des parents qui aidons d’autres parents »

La deuil périnatal est un grand traumatisme personnel et familial. En 2014, Sonia et Virginie ont fondé l’association des Ailes d’Anges pour tenter d’aider les personnes brisées. Les Ailes d’Anges accompagne, écoute, et soutien les familles endeuillées. « Les parents que nous rencontrons réalisent qu’ils ne sont pas seuls à vivre ce drame, partagent-elles. Tout au long de l’année, nous proposons des rencontres individuelles et des groupes de rencontres afin de libérer la parole sans peur du jugement et rompre la solitude. Nous sommes avant tout des parents qui aidons d’autres parents ».

Au-delà du tabou

La mort a la particularité de se draper encore aujourd’hui d’une chape de tabous, d’un linceul si tendu par la tristesse et la peur que le regard des vivants a du mal à regarder en-dessous.
« Il est important de lever ce tabou, assure l’association. Il faut faire évoluer l’opinion public en le sensibilisant sur le sujet. » Aussi, le prochain objectif des deux Co-fondatrices Sonia et Virginie est de dédier un jardin de souvenirs aux anges partis trop tôt. « Ce serait un lieu symbolique et d’apaisement mais surtout un repère pour les parents et fratries qui n'ont pas connu cet enfant et qui souhaitent lui rendre hommage. Peu importe l'âge, il est important que chaque membre de la famille trouve ou retrouve sa place dans cette épreuve afin d'adoucir le cheminement pour avancer ».

Nicolas Defay

 
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