Date : 16/04/2012 - Mise à jour : 11/05/2012 10:04
Nous avons rencontré la commissaire de l'exposition, Alexandra Midal (photo 2). Elle nous en dit un peu plus sur cette "Politique fiction", qui résonne comme un hommage à François Mitterrand: elle débute le 10 mai, jour de son élection en 1981, et la police de caractère utilisée pour l'affiche est celle de la signature de l'ancien président.
Quel est le but de l'exposition?
"Cette exposition pose la question du rapport entre le design et la politique. Nous voulions montrer qu'il y avait une vraie relation entre la fabrication des objets et la politique. On a tendance à penser que le design correspond à un système capitaliste, de production. Ce n'est pas faux, mais c'est beaucoup plus que ça. Beaucoup de designers ont décidé d'utiliser la possibilité d'être au sein d'un système de production pour le parasiter et essayer de dire des choses, revendiquer." Les meubles, dessins, installations… sont présentés dans des alcôves sur un grand plateau tournant et sonore. Un film de 52 mn est projeté dans un sas à l'entrée de l'exposition.
Qui sont ces designers "militants" que l'on pourra voir lors de cet événement?
"Ce sont des designers des années 1960 à aujourd'hui, à l'image d'Enzo Mari, un grand maestro italien. Il avait eu l'idée de donner des plans gratuits aux gens pour construire eux-mêmes des meubles. C'est une manière de piéger les choses. Enzo Mari a donner une vision du design qui se passait du système de production."
Une exposition qui mêle design et politique peut-elle être grand public?
"Bien sûr. C'est une exposition grand public, très concrète, matérielle. Elle est ouverte aussi bien aux enfants, qu'aux adolescents et aux adultes. Pour les plus jeunes, des narrateurs seront présents. Politique Fiction, c'est une apologie d'un autre rapport à l'exposition, où d'habitude il faut toujours avoir tout vu, faire la queue. Ici, on fonctionne sur un mode opposé. C'est elle qui circule et qui bouge pour vous."
Propos recueillis par S. B.
Politique Fiction
Du 11 mai 2012 au 6 janvier 2013
Dans la Platine de la Cité du design de Saint-Etienne
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Anonyme - le 23 mai 2012 - 17h36 Signaler un abus
pourquoi commentaires idiots? Effectivement une expo a un coût. Il serait bien de le connaitre pour savoir si cet investissement dans le développement économique de la ville et du territoire est efficace. Quant aux salaires des commissaires il fait partie aussi des élements qui permettraient une évaluation objective de l'action de la cité du design. Sinon la question droite ou PS est sans fondement puisqu'à st etienne ils suivent la même politique.
Anonyme - le 22 mai 2012 - 19h41 Signaler un abus
Quels commentaires idiots ! Une exposition a toujours un coût et le fait d'être gérée par la gauche n'a jamais empêché une ville de se développer. Regarder Lille, Nantes ou Montpellier ! La Cité du Design a tout intérêt à s'ouvrir sur la ville et sur la société civile et à organiser des expositions " grand public " sur des thèmes de société. Il manque par contre toujours une petite exposition permanente sur ce qu'est le design pour les néophytes.
Anonyme - le 11 mai 2012 - 19h11 Signaler un abus
Encore un clin d'oeil à la gauche... décidèment cette ville ne veut pas s'en sortir...