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Le confinement, une opportunité pour le contrôle continu au bac ?

Date : 04/04/2020
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En réponse aux propos de l'ex-Inspecteur d'académie de Haute-Loire Jean-Williams Semeraro sur Zoomdici.fr sur la nécessité de repenser le baccalauréat, le syndicat d'enseignants SNES- FSU de Haute-Loire diffuse ce communiqué :

"Aujourd'hui, vendredi 3 avril 2020, le ministre de l'éducation nationale a annoncé des aménagements pour la passation du BAC 2020. Les circonstances dictées par la grave crise sanitaire que nous traversons exigeaient en effet une modification des épreuves du baccalauréat. 740 000 élèves étaient concernés par le BAC « ancienne formule » en juin, avec de nombreuses épreuves qu'ils préparaient depuis le mois de septembre.

Le ministre a donc annoncé que les épreuves du BAC ne se tiendraient pas et que le bac serait décerné en prenant en compte les notes du contrôle continu, « hors des notes obtenues pendant la période de confinement » : le SNES-FSU se réjouit que le ministre prenne enfin acte du fait que l'enseignement à distance creuse les inégalités entre les élèves.

Soulignons qu'il n'est pas anodin, pour les jeunes, de voir changer les règles du jeu en cours de route, même si l'on comprend bien que le contexte est exceptionnel. Il faudra une extrême bienveillance pour décerner le bac cette année et il faudra assurer un traitement équitable et juste pour ces candidats. Il faudra prendre en compte le fait que cette période de confinement a engendré, dans bien des familles, beaucoup de stress et d'inquiétude : nos élèves ont vu leurs parents partir au travail dans des conditions sanitaires parfois inacceptables au vu du manque de masques et protection (soignants, administratifs, artisans, routiers, salariés du secteur agro-alimentaire, etc.) ; nos élèves ont vécu au rythme des annonces quotidiennes des morts dans les hôpitaux ; nos élèves ont été coupés de liens familiaux structurants psychologiquement avec leurs grand-parents pour qui ils se sont particulièrement inquiétés ; nos élèves ont été coupés de leurs affects d'adolescents, de leurs amis et de leur vie sociale ; bref, nos élèves auront, à leur retour en classe, besoin d'être écoutés, compris, apaisés, et non pas besoin d'être placés à nouveau dans une course aux notes et aux évaluations. « L'école de la bienveillance » doit être l'école de la reconstruction d'un lien pédagogique abîmé par un traumatisme national.

Ainsi, à la lecture des propros de M. Semeraro, ancien Inspecteur d'Académie, nous avons été choqués d'entendre parler d'« opportunité » pour introduire le contrôle continu quand on connaît la réalité de la situation de notre pays. Quid de l'angoisse des uns et des autres ? Cette légèreté de ton ne sied pas à une situation que beaucoup, dans leurs foyers, vivent mal : l'heure n'est pas à l'opportunisme politique !

Réforme Blanquer du lycée et du baccalauréat

Depuis 2 ans, le SNES (premier syndicat des professeurs) n'a eu de cesse de dénoncer les réformes mises en place par ce gouvernement en matière d'éducation. Nous dénonçons à nouveau la mise en place de Parcoursup ( et de la sélection pour l'enseignement supérieur) et du nouveau Bac 2021 qui introduit une grande part de contrôle continu et qui met les élèves en situation d'évaluation permanente.

Monsieur Blanquer a déjà mis à mal le bac ! Le SNES-FSU continue d’exiger une remise à plat de la réforme du lycée et du bac.

Nous continuons à défendre un diplôme national qui soit le même pour tous."


- Photo archives @ DR Zoomdici Maxime Pitavy -



 
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