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Le Puy: 250 personnes au concert d'orgue de St-Laurent

Date : 16/12/2012 | Mise à jour : 17/12/2012 15:31
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Environ 250 personnes sont venues assister au concert-exposition du dimanche 9 décembre 2012 à l'église Saint-Laurent du Puy-en-Velay, organisé par l'association Unda Maris à l'occasion du 130ème anniversaire de l'orgue Merklin.

Après un mot d'accueil par le père Don Gilles de la paroisse du Puy en Velay, Yann Celle, président de l'association Unda Maris et organiste à Saint-Laurent, a rappelé la cause de l'association avant d'introduire le "moment unique" dont les spectateurs allaient être témoins : le concert-exposition de l'orgue construit par Joseph Merklin, à l'occasion de son 130ème anniversaire. Inauguré les 10 et 11 décembre 1882, cet instrument, provisoirement démonté en septembre 1973 pour être protégé des grands travaux de restauration de l'église, n'a toujours pas retrouvé sa place à Saint-Laurent (dans l'attente du véritable orgue de Saint-Laurent, l'association et la paroisse utilisent un orgue numérique). S'il aurait été étrange de fêter l'anniversaire d'un orgue absent, l'association Unda Maris rendait alors l'orgue Merklin visible pour la première fois au public, après 40 ans d'absence. Les plus belles pièces – panneaux sculptés, pinacles, console avec les claviers, tuyaux – étaient ainsi exposées à l'entrée du chœur de l'église.

Deux artistes de renom

Le président de l'association a ensuite laissé place aux deux artistes principaux de l'évènement : Marie-Paule Gouy et Denis Fargeat. La première est originaire du Puy-en-Velay. Sa vie musicale a justement commencé avec l'accompagnement des célébrations à Saint-Laurent, sur l'orgue Merklin par l'intermédiaire des cours de l'abbé Gustave Chauvet. Sa formation de chanteuse soprano lyrique l'a emmené aux conservatoires de Saint-Etienne (1er prix en 1985) et de Genève (1er prix en 1987, mention « Très bien »). En même temps qu'elle enseignait aux conservatoires du Puy et de Villeurbanne, Marie-Paul Gouy s'est produite en tant que soliste dans de nombreux spectacles et récitals, notamment à la basilique de Fourvière à Lyon ou à La Chaise Dieu. Aujourd'hui, elle favorise son approche globale de la voix et la personne avec son centre "Les voix du cœur" par lequel elle propose des séances de libération émotionnelle par le souffle et la voix. Denis Fargeat est quant à lui organiste aux églises Saint-Paul, Saint-Vincent et à la basilique Notre-Dame-de-Fourvière à Lyon. Depuis 1990, il est professeur de piano et d'orgue à l'école de musique et de danse du canton de Thizy (Rhône). Il est également compositeur, notamment pour le cinéma muet.

Des interprétations symboliques

Les deux artistes ont interprété ensemble des œuvres de Camille Saint-Saëns ("l'Air de Dalila" ), Giovanni Battista Pergolèse ("Fac ut portem Christi Mortem" et "Vidit Suum" - extraits du "Stabat Mater"), Giacomo Puccini ("Prière de Tosca", "Sœur Angélique"), Jean-Sébastien Bach ("Quia Respexit"), et Jules Massenet (la "Méditation de Thaïs"). Pour ponctuer le programme, l'organiste de renom a interprété des pièces d'orgue en solo : le "Scherzo symphonique concertant" de Jacques-Nicolas Lemmens, "Toccata et Fugue en Ré mineur" de J.S. Bach, "Soeur Monique" de François Couperin (ces trois morceaux avaient justement été joués lors de l'inauguration de l'orgue Merklin en 1882), et l'Introduction et Allegro de la 1ère sonate d'Alexandre Guilmant.

L'entracte fût pour le moins original : Yann Celle a fait écouter l'assortiment des tuyaux exposés. C'est donc un par un que, dans une attention générale, les tuyaux de "Prestant", "Flûte", "Bourdon", "Gambe", "Hautbois", "Voix Humaine" et "Trompette" ont à nouveau résonné dans la grande acoustique de l'église Saint-Laurent, après 40 ans de silence.

Après le concert et les généreux applaudissements, le public enthousiaste a pu s'approcher de l'exposition et constater que l'orgue Merklin de Saint-Laurent existait toujours bel et bien, et ne demandait qu'à être restauré pour sonner dans l'église, après 40 ans de silence.

 
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