Le Père Riffard relaxé sur zoomdici.fr (Zoom43.fr et Zoom42.fr)

logo_zoom

Le Père Riffard relaxé

Date : 10/09/2014 | Mise à jour : 11/09/2014 06:52
Partager

Le père Riffard a été relaxé ce mercredi 10 septembre par le tribunal de police de Saint-Étienne. Il était poursuivi pour avoir hébergé des demandeurs d'asile dans son église de Montreynaud. Le parquet a annoncé qu'il faisait appel.

Il était reproché au père Gérard Riffard, 70 ans, de mettre à la disposition de personnes en attente d'un hébergement, un local paroissial de l'église Sainte-Claire, dans le quartier de Montreynaud, classé en zone de sécurité prioritaire. Selon le prêtre, la salle paroissiale accueille "à ce jour 50 adultes et 14 enfants scolarisés, certains restent 15 jours, d'autres y sont depuis un an et demi". La préfète de la Loire, Fabienne Buccio, a fait valoir pour sa part que ces personnes hébergées, "en majorité des Africains originaires de RDC et d'Angola", étaient "essentiellement des déboutés du droit d'asile". Le juge a estimé que le droit à l'hébergement d'urgence relevait de la "liberté fondamentale". Il a retenu les "motifs de nécessité invoqués, qui peuvent justifier son attitude par la sauvegarde d'un intérêt supérieur".
 
11 950 euros d'amende avaient été requis contre le Père Riffard à Saint-Etienne, le 11 juin dernier.

Réaction de Dominique Lebrun, évêque de Saint-Etienne:


"Le juge du tribunal de police n’a pas retenu l’infraction à un arrêté municipal interdisant, pour des raisons de sécurité, tout hébergement dans les locaux de l’église Sainte Claire à Montreynaud. Je me réjouis de cette décision de justice. Elle reconnait que l’état de nécessité prime sur d’autres normes. Cet été la paroisse, avec l’aide du diocèse, a réalisé des travaux dans les locaux objets de l’arrêté. Ils ont nettement amélioré les conditions d’accueil, d’hygiène et de sécurité. Faut-il rappeler que cet accueil n’est qu’une mise à l’abri provisoire d’hommes, de femmes et d’enfants, demandeurs d’asile ? Sans ce toit offert, leur domicile serait la rue, les marchands de sommeil ou l’entassement dans des appartements voire dans des squats. Seraient-ils plus en sécurité ? Sous d’autres formes, une dizaine de paroisses du diocèse de Saint-Etienne procurent un logement à des familles en grande difficulté. Les uns comme les autres ne pourraient-ils pas être encouragés par les pouvoirs publics ? Les normes de sécurité sont importantes et nécessaires ; mais l’Evangile demeure notre norme absolue. Je souhaite que notre société s’appuie davantage sur la Parole de Dieu : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », socle de notre vivre ensemble, et ne poursuive pas ceux qui s’y emploient avec générosité. Avec le Père Gérard Riffard, je souhaite qu’un climat d’apaisement et de dialogue se développe à la suite de cette décision de justice."

Vous aimerez aussi



Commentez

img_journalisteAG le 11 septembre 2014 - 07h18
Bonjour, Comment être content de voir un prêtre braver la justice des hommes pour accomplir ce qu'il trouve juste ? Comment se réjouir du fait qu'il va être puni par les hommes ? Les coupables sont ceux qui profitent du système en silence et laissent aux autres le soin de s'escrimer pour leur profit. A.G

Signaler un abus

img_journalisteAnonyme le 10 septembre 2014 - 22h18
voila de biens belles réactions a 19h15 et 19h50 en attendant de regarder peinard au fond de son canapé "plus belle la vie". tout va bien à l'eau de rose, par contre plus personne ne se dit plus bonjour, on s'évite et si en plus faut accepter des noirs sans être emmerder, alors là rien ne va. je suis content que Gérard soit relaxé, lui au moins il agit pour que leur vie soit moins moche et ne s'attarde pas sur des principes primitifs de préférentiels eric

Signaler un abus

img_journalisteAnonyme le 10 septembre 2014 - 21h29
Justice qui relaxe les hors la loi, protège les illégaux, ferme les yeux sur la criminalité...nous allons tous le payer très cher et ça commence déjà (cf. la fusillade à Terrenoire perpétrée par des mafieux officiellement demandeurs d'asile albanais).

Signaler un abus