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Insectes et art chimique : ce qui nous attend dans nos assiettes

Date : 29/11/2018 | Mise à jour : 29/11/2018 14:46
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Rassurez-vous, il ne s'agit pas d'une réalité actée mais d'une étude réalisée par cinq élèves de l'Institut des Sciences de la Vie et de la Terre de Vals-près-le Puy, dans le cadre de leur BTS.

Rien n'est acté. "Les scientiques prévoient une moyenne de 9 milliards d'individus en 2050." Alors Déborah, Solène, Alexis, Anatole et Matthieu ont imaginé des alternatives pour pouvoir nourrir tout ce petit monde sans pour autant avoir recours à l'élévage et à la culture de manière intensive. Ainsi, pour les besoins d'un Projet d'initiative et communication (PIC) réalisé dans le cadre de leur BTS Anabiotec (Analyse Biologique et Biotechnologique), les cinq étudiants en deuxième année sont passés outre leurs appréhensions et leurs préjugés et ont goûté aux insectes.

 

Malgré tout, auprès de ces cinq étudiants, comme peut-être pour la majorité des Français, les insectes -- qui ont la même valeur nutritive que la viande -- ne font pas l'unanimité. Peut-être est-ce une question de culture ? Sûrement. Les mangeurs d'escargots ne seraient donc pas amateurs de grillons, criquets et autres vers à soie.
Il faut savoir que les plus gros consommateurs d'insectes se trouvent en Afrique du Sud, en Amérique du Sud ainsi qu'en Asie du Sud-Est. "Chez nous, les Européens, ça reste encore tabou même si avec le temps, on commence à se faire à l'idée. On en trouve dans des magasins bio par exemple", précise Solène, 19 ans. Dans ces magasins ou sur Internet, il en existe de toutes les sortes, notez qu'on compte plus de 1 900 espèces comestibles, et pour tous les goûts à déguster notamment à l'apéritif. À la manière des chips, les insectes peuvent être arômatisés : saveurs curry, barbecue, poulet à la provençale... Vous en prendrez bien un peu ?



Un peu moins éloignée de la cuisine traditionnelle, la cuisine moléculaire fait également partie des perspectives d'avenir en termes de gastronomie, selon les cinq étudiants en blouse blanche. Si côté goût, l'art chimique n'apporte pas grand-chose, à part peut-être une texture particulière en bouche selon les recettes, elle donne toujours selon les étudiants, une valeur ajoutée esthétique au plat. Preuve en est, ce sablé recouvert d'un nuage saveur ananas réalisé par Déborah, Solène, Alexis, Anatole et Matthieu. Ludique à l'oeil, la cuisine moléculaire est pourtant à prendre très au sérieux car assimilée à une démarche scientifique, elle permet de comprendre un phénomène par la réalisation de plusieurs expériences. 



 "C'était un projet intéressant, une belle expérience", soulignent les cinq élèves en choeur. Mais ? Mais après la présentation de leur projet ce jeudi 29 novembre 2018 devant leurs professeurs et tout un parterre d'élèves du lycée professionnel Jean Monnet du Puy-en-Velay, les cinq étudiants reprendront le cours normal de leur vie avec une alimentation plus traditionnelle.

Stéphanie Marin


 
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