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Inégalité salariale hommes-femmes : des chiffres et des actions

Date : 07/03/2019 | Mise à jour : 07/03/2019 18:32
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Les inégalités de salaires demeurent en France. En moyenne, les femmes gagnent 26% de moins que les hommes.

Une réunion de l'Union départementale (UD) de la CGT 43 s'est tenue ce jeudi 7 mars 2019, à Brives-Charensac. Les luttes à venir et luttes en cours ont bien sûr été abordées, avec un point plus particulièrement développé à la veille de la Journée internationale des droits des femmes : l'égalité hommes-femmes en entreprise. A grand renfort de chiffres, l'organisation syndicale tire une fois de plus la sonnette d'alarme. Les "plus" et les "moins" s'enchaînent mais jamais en faveur des femmes.

"82% des salariés à temps partiels sont des femmes"

"En France la moitié des salariés sont des femmes. Elles sont davantage touchées par la précarité, le temps partiel et le chômage par rapport aux hommes, intervient Amandine Rabeyrin, membre de l'UD CGT et secrétaire CGT Santé du centre hospitalier Emile Roux et des établissements publics du bassin du Puy. 82% des salariés à temps partiels sont des femmes, 57 % des bénéficiaires du RSA sont des femmes. Concernant la Haute-Loire, nous sommes particulièrement touchés puisque c'est un des départements où on compte le plus de salariées en temps partiels."



S'ajoute à cela un écart de rémunération considérable entre les hommes et les femmes. "En moyenne, elles touchent 26 % de moins que les hommes en termes de salaire. Tout cela a des conséquences puisque ça a un impact sur les pensions de retraite qui sont inférieures à 42 % par rapport à celles des hommes."

Quant à la représentativité de la gent féminine au plus haut de l'organigramme, Thomas Vacheron, délégué CGT, l'affirme : 


La mobilisation du 8 mars

Un appel à la grève a été lancé au niveau national par trois organisations syndicales : la CGT, FSU et Solidaires. Dans certaines entreprises, cela se traduira par des débrayages à 15h40, heure évaluée par rapport à l'écart de salaire entre les hommes et les femmes et à partir de laquelle les femmes travaillent "bénévolement". Des actions qui, selon l'UD CGT 43 permettraient d'obtenir quelques avancées. "Grâce aux mobilisations du 8 mars l’année dernière, on a réussi à contraindre le Gouvernement à mettre en place une obligation de résultats et de nouvelles sanctions dans les entreprises où il y a de la discrimination. Toutefois ces dispositions ne s’appliquent pas dans la fonction publique", déplore Amandine Rabeyrin. 

Au niveau du département, ce vendredi 8 mars, des débats seront organisés tout au long de la journée dans les entreprises et la CGT mettra également du matériel à la disposition des représentants du personnel dans les entreprises porteuses d'initiatives (foulards, tracts). Le planning familiale et le CIDFF (Centre d'Information sur le Droit des Femmes et des Familles) de la Haute-Loire proposeront la projection du film Female Pleasure au Ciné Dyke du Puy, ce vendredi 8 mars à 20h45.

Stéphanie Marin



Site de la CGT : egalite-professionnelle.cgt.fr.

 
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