Arrêté par un vigile, il avait été emmené à l’hôpital Sainte-Marie pour un troisième séjour. Ce mardi 3 juillet, jugé pour tout ces faits, le prévenu ne se présente pas à la barre malgré le fait qu’il soit sorti de l’hôpital.
Il ne tolère pas le refusIl était jugé pour avoir par trois fois en moins de trois mois dégradé des locaux et violenté des personnes y travaillant. Le 24 décembre 2008 au Puy-en-Velay, il a volontairement détruit un téléphone fixe, un clavier d’ordinateur et l’écran de ce dernier à la Caisse d’Allocation Familiale de Haute-Loire. La raison ? Sa demande d’allocation supplémentaire lui avait été refusée en raison d’un problème administratif.
Il envoie voler le bureau
Le 23 janvier 2009, à Yssingeaux, le prévenu a dégradé du matériel de bureau appartenant à des agents d’une compagnie d’assurance de la ville. Il était très énervé par un prélèvement sur son compte qu’il ne comprenait pas. Au cours de l’explication, il a littéralement envoyé voler le bureau ainsi que l'agrafeuse, le téléphone et tout ce qui lui passait par la main.
Il quitte l’agence laissant le personnel terrorisé. L'une des employés souffre d’un traumatisme à l’avant bras gauche et d’un choc psychologique grave. Le prévenu se justifie auprès des forces de l’ordre :
“cette dame ne m’écoutait pas alors je me suis énervé, je ne regrette pas du tout ce que j’ai fait".
Il frappe une femmeLe 12 mars 2009, toujours à Yssingeaux, il rentre au centre médico-social pour faire des photocopies, seul, sans autorisation. Une des femmes travaillant à ce moment là lui avance que ce n’est pas grave s’il fait des photocopies mais qu’il ne doit pas les faire par lui-même. N’acceptant pas cette remarque le prévenu menace du poing la femme et finit par la frapper. Dans la même journée, au même endroit, il a une autre altercation et blesse à nouveau une autre personne provoquant une incapacité de travail de huit jours. A chaque fois le prévenu reconnaît être coupable de ces dégradations mais il avance "
être victime de la société".
Il dérape le jour de son audienceLe prévenu comparait le 12 janvier 2010 pour ces trois affaires précédentes, l’audience s’interrompt lorsqu’il commence à s’énerver : il détruit volontairement la barre des prévenus en l’arrachant et menace alors les juges. Après avoir était maîtrisé, le prévenu s’explique sur sa réaction :
“on m’a demandé de l’argent, et cela m’a énervé, je ne voulais faire de mal a personne, je ne sais plus ce que je faisais”. Après analyse psychologique il s’avère que le prévenu est atteint d’une pathologie chronique d’ordre délirante et qu’il avait arrêté son traitement, sans oublier qu’il avait déjà fait deux séjours en hôpital psychiatrique.
Près de 5000 euros d'indemnisationLa présidente déclare le prévenu coupable de l’ensemble des infractions en prononçant une peine de 16 mois d’emprisonnement dont huit mois de sursis, avec interdiction de se rendre aux endroits concernés ainsi qu’une mise à l’épreuve de deux ans.
Côté indemnisation il est condamné à verser plusieurs amendes aux différentes victimes pour un total de 4779 euros.
Laetitia Achilli