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Hte-Loire : les voyants au vert pour la récolte des fruits rouges (VIDÉO)

Date : 03/07/2020 | Mise à jour : 06/07/2020 07:42
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Une saison précoce, une raréfaction des produits importés de l'étranger avec la crise sanitaire et un cours qui grimpe : la saison s'annonce exceptionnelle pour les producteurs de fruits rouges. Exemple à Malrevers, où environ 500 kg de fraises et 45 kg de framboises ont été ramassés jeudi matin.

Le rendement est plutôt bon cette année, car l'année est précoce. "C'est vrai que nous, producteurs, on préfère les années précoces", consent Arnaud Chouvet, chef d'exploitation à Malrevers.
Il fait partie du GIE (groupement d'intérêt économique) des fruits rouges du Velay, avec 43 autres producteurs de Haute-Loire et d'Ardèche. Situé au cœur du Massif Central, en Haute-Loire, le GIE propose une production de fruits rouges de montagne produite entre 700 et 1 150m d’altitude depuis 20 ans.

"C'est le volume qui détermine si on réalise une bonne année ou non"

"Plus on commence tôt, plus on se dit que la saison sera longue et plus on augmente la chance de ramasser la totalité de nos fruits", résume le chef d'exploitation de Malrevers qui emploie 12 professionnels venus d'Espagne et qui complètera par une dizaine d'étudiants d'ici une dizaine de jours pour le reste de l'été. L'occasion de stimuler les jeunes cueilleurs locaux en les mélangeant à des professionnels pour qu'ils s'imprègnent de leurs techniques et essaient d'améliorer leur productivité.
On estime qu'un professionnel peut ramasser 8 à 10 kg par heure de framboises, quand un amateur en fait à peine 3 ou 4. "On est sur un marché de volume, c'est le volume qui détermine si on réalise une bonne année ou non", insiste Arnaud Chouvet, "donc si un ramasseur peine à acquérir le volume, on peut vite passer du vert au rouge dans la balance financière".

Cette année, le cours est exceptionnel

Car la France est un pays plus importateur qu'exportateur et avec la fermeture des frontières liée à l'épidémie de Coronavirus, "l'Espagne et les autres pays qui ont l'habitude de nous inonder de leurs produits n'ont pas pu le faire cette année et mécaniquement, ça a permis de faire grimper les prix en France", explique le chef d'exploitation.
De plus, la demande est toujours forte quand arrive les beaux jours. "Elle n'a pas changé malgré la Covid-19", répond-il, "nous n'avons pas été pénalisés donc si nos rendements sont corrects, comme ça s'annonce, et que les cours se maintiennent hauts, ce sera une bonne année par rapport à l'année dernière qui avait été assez difficile".

Essentiellement pour la grande distribution, mais possibilité de venir acheter sa barquette sur l'exploitation

Plantés en décalé, ces fruits rouges ont une production escomptée jusqu'à mi-octobre. Les framboises sont déjà là depuis une quinzaine de jours, les fraises depuis le 20 mai, alors que "l'an dernier, on attaquait juste début juillet".
Ce sont bien sûr les grandes enseignes qui font le gros du volume mais il est possible de venir sur l'exploitation pour acheter une barquette à déguster ou pour faire de la confiture. "Nos campagnes se doivent d'être vivantes, ce n'est pas spécialement rentable mais on participe à la vie des campagnes", conclut Arnaud Chouvet.

Maxime Pitavy





 
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