Santé

Hôpital Emile Roux : "2012, année décisive"

A l’horizon d’une année de chantiers majeurs, les vœux de l’hôpital ont été l’occasion d’un retour en arrière sur trois ans de réformes et de restructurations. Rappel des faits et perspectives d’avenir.
Le mois de janvier est l’occasion de vœux et de bilan. L’hôpital Emile Roux n’a pas dérogé à la règle, profitant de l’occasion pour annoncer les grandes lignes de l’année à venir, une année de "restructuration immobilière et coopérations".

Rapprochement avec la clinique
Le directeur de l’hôpital Emile Roux, Olivier Servaire-Lorenzet, a présenté les grandes lignes de 2012. Le Conseil général et l’Agence régional de santé (ARS) soutiennent l’hôpital dans le chantier du centre de gérontologie qui débute cette année et s’achèvera en 2014 ou 2015, et dont il reste à trouver l’architecte et les entreprises partenaires. Il y a le projet d’un espace petite enfance intégré à ce centre, afin de mettre en place "un espace de vie intergénérationnel".
Les vestiaires du personnel sont à finaliser, dans une logique d’amélioration des conditions de travail. Le secteur d’hémodialyse doit être agrandi afin de "mieux prendre en charge nos patients en centre lourd", en été notamment.
Des négociations, engagées en 2011, doivent aboutir. Le rapprochement avec la clinique "un programme réaliste, raisonnable et raisonné dans un esprit gagnant-gagnant" devrait bénéficier d’une aide de l’Etat, fondamentale, afin de moderniser le plateau technique notamment.

Une "Communauté Hospitalière de territoire" 
Ce projet devrait aboutir avant l’été : un groupe public réunissant les hôpitaux de Langeac, Brioude, Craponne, Yssingeaux, Saint-Agrève, Langogne et le Puy, l’idée étant de "nous unir pour être plus performants et pour conforter notre offre de soins dans le département".
Afin de mieux coopérer, les établissements du département ont mis au point un projet médical et écrit un "projet de groupement de coopération sanitaire sur la filière SSR" (soins de suite ou de réadaptation). Laurent Wauquiez note le "tissage d’un vrai territoire de santé sur le département" avec la coopération dans le respect des structures, des associations, de Clermont-Ferrand et de Saint-Etienne. Philippe Barou, président de la Commission médicale d’établissement, précise qu’un accord de lutte contre le cancer a été signé avec le Centre Jean Perrin de Clermont. Il rappelle l’objectif d’une "mutualisation des compétences" qui doit permettre à plus de patients d’être soignés sur la Haute-Loire.
Avec la mise en place en 2012 d’une antenne d’hospitalisation à domicile à Brioude, partie jusqu’alors non couverte du département. Enfin, une collaboration doit être finalisée avec Resopad, un réseau de soins palliatifs et d’accompagnement médico-psycho-social à domicile, pour une meilleure prise en charge des patients.

6% de croissance en 2011
Le directeur rappelle les réformes engagées en 2009, un mode de gouvernance à "changer en profondeur" et un équilibre budgétaire à "rétablir". Les efforts déployés ont abouti à "un projet d’établissement", une "contractualisation interne entre la Direction et les chefs de pôles" et le retour de "la stabilité financière".
2010 a été une année de "restructurations" : déménagement dans le nouveau bâtiment de médecine, transfert du service de gynécologie dans le pôle chirurgie notamment.
En 2011, l’hôpital a fait une "pause" afin d’intégrer les changements, alors que l’activité connaissait "6% de croissance". Philippe Barou précise "mille passages de plus aux urgences". Mais remarque que l’hôpital a gagné en attractivité : sur 130 médecins et internes, ce sont 11 nouveaux praticiens qui ont intégré les effectifs.
Les équipements médicaux ont été modernisés, avec l’achat d’un nouvel IRM.

"Boucler les plans de financement" du centre de gérontologie et du projet avec la clinique, et finaliser les coopérations sont les deux priorités de cette nouvelle année. Il est nécessaire de travailler sur les "nouvelles formes d’hospitalisation" de jour, de semaine, en chirurgie ambulatoire, et "sur la qualité des prises en charges" afin que les patients "passent le moins de temps possible à l’hôpital".


Emilie Monnereau