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Haute-Loire : en 2018, le monde agricole va se mettre à la page numérique

Date : 09/01/2018 | Mise à jour : 10/01/2018 09:49
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Retisser le lien avec la population, au travers notamment d'une présence accrue sur les réseaux sociaux, est l'une des priorités du monde agricole de Haute-Loire pour 2018.

A l'heure d'évoquer les moments clefs et les événements qui vont jalonner l'activité agricole de Haute-Loire en 2018, Michel Chouvier, le Président de la Chambre d'agriculture, Yannick Fialip de la FDSEA et Anthony Fayolle des JA ont d'abord tenu à souligner l'espoir qui les anime.

Premier chantier : la rémunération des agriculteurs

Les contrats noués avec industriels et distributeurs vont être revus à partir du coût de production. Quelles conséquences en Haute-Loire ? Regards croisés sur la loi annoncée avec les représentants des principaux syndicats agricoles, mais aussi les députés du département, dans le dossier que Zoomdici a récemment consacré à la guerre des prix dans l'agriculture, suite aux Etats Généraux de l'Alimentation.
"Dès les premiers mois de l'année, on attend des avancées", prévient Michel Chouvier, "une hausse du prix en rayon de 10 à 20 % offirait des revenus positifs aux agriculteurs".

"Même en Haute-Loire, tout le monde ne connait pas bien le monde de l'agriculture"

Le second volet concerne la communication et "on sera vigilant aux attaques sur notre profession", met en garde Yannick Fialip, "en ouvrant nos fermes et en communiquant sur nos métiers, mais aussi avec une présence renforcée sur les réseaux sociaux pour faire face aux critiques de gens qui n'y connaissent rien et qui sont dans une totale caricature". Une référence à l'humoriste Rémi Gaillard qui a posté une vidéo polémique sur sa page Facebook.
La déconnexion de certaines populations avec le monde agricole pourrait conduire à une concentration de l'activité. "La plupart des gens comprennent ce que l'on fait", ajoute Anthony Fayolle, "mais certains sont déconnectés du monde rural et ont une image erronnée de notre profession. Même en Haute-Loire, un département rural pourtant, tout le monde ne connait pas bien le monde de l'agriculture". 

Comment les agriculteurs s'adaptent-ils aux évolutions technologiques ?

Le monde agricole est en constante évolution et il est en proie aux incessantes innovations technologiques. Comment les agriculteurs font-ils pour s'adapter à ces changements ? L'arrivée de robots que vous évoquez ne risque-t-elle pas d'altérer la qualité du produit ?



Une soixantaine d'installations pour 200 cessations d'activité


C'est grosso modo le solde de 2017 et 2018 devrait être du même acabit. La reprise des exploitations sera l'un des enjeux avec beaucoup de départs à la retraite à venir. On prévoit d'ailleurs deux fois moins de producteurs laitiers d'ici dix ans et pourtant, l'agriculture demeure un secteur d'activité où l'on recrute, notamment par le biais du service de remplacement des agriculteurs.


Un projet agricole départemental "pour se projeter dans ce nouveau monde"

S'appuyant sur "une activité agricole très importante en Haute-Loire, sauf à l'est du département, et qui façonne les territoires", Michel Chouvier a évoqué le projet agricole départemental, qui va s'articuler autour de diverses actions "pour se projeter dans ce nouveau monde".
Il y aura ainsi une formation des agriculteurs aux nouvelles technologies et une réflexion sera engagée quant au réchauffement climatique et la compatibilité des productions à une échelle locale. Enfin, il veut poursuivre la montée en gamme des produits, afin de mieux les valoriser pour les introduire dans les cantines des collectivités locales et des établissements scolaires.

Une présence renforcée sur les réseaux sociaux ?

Parmi les évolutions des moeurs et des pratiques sociétales auxquelles le monde agricole, comme le reste de la société, doit faire face, il y a les réseaux sociaux. C'est un domaine dans lequel vous souhaitez progresser pour une communication mieux maîtrisée ? Cette présence renforcée sur les réseaux sociaux va-t-elle se traduire par le recrutement de communicants ? 




Maxime Pitavy






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img_journalisteM le 10 janvier 2018 - 20h04
qui parle de situation si bien ? cest seulement un rappel que d'autres souffrent et touchent peu en ayant cotisé et déclaré eux !!! enfin il est vrai que les entreprises ne sont pas aux mains des banques !!!!

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img_journalisteR le 10 janvier 2018 - 18h27
N'oublions pas de dire qu'en obligeant les distributeurs à limiter leurs promotions (pour que ce trop plein d'argent reviennent, mais comment, vers les producteurs) et bien c'est le pouvoir d'achat des ménages que l'on réduit. M'enfin, si ça peut augmenter de 10 à 20 % le revenu des pov'paysans. Beaucoup pourront construire de nouvelles maisons et gîtes à louer même s'ils ne se payent que 800 euros par mois (haha !)

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img_journalisteM le 10 janvier 2018 - 11h32
M, puisque le métier d'agriculteur vous semble si bien, pourquoi ne pas l'avoir choisi ? Et je ne suis pas agriculteur ! J'en connais un qui, a 89 ans perçois une retraite de 900€... trimestriellement. Il a encore 5 vaches, juste pour arrondir les fins de mois. Alors ne tapons pas trop fort sur les agriculteurs. Aujourd'hui il n'y a plus de paysans, il n'y a que des chefs d'entreprise qui sont livrés pieds et poings liés aux grands groupes alimentaires... Hélas

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