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Haute-Loire : des radars remplacés à partir de juillet

Date : 13/06/2019 | Mise à jour : 13/06/2019 15:42
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Depuis plus d'un an, les radars tourelles font parler d'eux sur le département sans qu'on n'en voit jamais la couleur. Ce ne sera pas pour cette fois non plus.

Au mois d'avril 2018, Yves Rousset, le précédent préfet de la Haute-Loire depuis parti dans le Loir-et-Cher, avait annoncé sa volonté de voir arriver des radars tourelles "par dizaines". Quelques mois plus tard, on apprenait que la commande, passée auprès du ministère de l'Intérieur, se quantifiait à 80 cabines, sans garantie pour autant de recevoir la totalité. Depuis, le sujet est devenu sensible. Plus question de parler de radars sauf pour pointer du doigt la multiplication des actes de dégradation sur l'ensemble du parc altiligérien, soit 29 cabines en tout, depuis le début du mouvement des Gilets jaunes.

>> A lire : Radars vandalisés : La Haute-Loire, 2e au classement des départements les plus touchés

L'actuel préfet de la Haute-Loire, Nicolas De Maistre, a repris ce jeudi 13 juin 2019, à l'occasion d'une conférence de presse sur le thème de la sécurité routière -- nous reviendrons sur le bilan des six derniers mois plus bas -- le discours de son prédécesseur. Les radars tourelles attendront, la priorité est donnée au remplacement des radars détériorés. Et ce vaste chantier débutera dès le mois de juillet, avant même que la loi mobilité -- définissant entre autres les contours de la mesure d'assouplissement des 80km/h sur les routes secondaires -- ne soit définitivement votée. Cinq radars seront donc remplacés et cette fois-ci perchés sur un mât, un dispositif qui selon le préfet permettrait "d'éviter les dégradations". Les secteurs choisis sont : Vazeilles-Limandre, Mazeyrat d'Allier, Bellevue-la-Montagne, Saint-Georges-d'Aurac et Saint-Vincent. Une deuxième vague de remplacements, certainement plus importante, interviendra post loi mobilité.

En 2019, les jeunes de 14-29 ans restent particulièrement touchés et sont surreprésentés par rapport à leur part de la population. Elle représente un tiers des victimes (36,4%) et cinq décès (2 conducteurs et 1 passager de véhicule léger, 2 pilotes de motos <125cm3) soit 50% de la mortalité pour 15,8% de la population altiligérienne.

De plus en plus de grands excès de vitesse

Le bilan de ces six derniers mois sur le thème de la sécurité routière, présenté ce jeudi, est marqué par une baisse du nombre d'accidents (46 au lieu de 56), de tués (10 contre 15) et de blessés sur les routes (56 contre 70) par rapport à la même période en 2018. "Ce bilan est contrasté car 2018 a été une très mauvaise année", commente le préfet de la Haute-Loire.

Mais en consultant les chiffres de la mortalité routière en Haute-Loire depuis les années 1970, décennie par décennie, Nicolas De Maistre affirme que le nombre de tués sur les routes a été divisé par six. "On est sur une mécanique de long terme, il faut rappeler aux gens les efforts qui ont été accomplis collectivement. Ce ne sont pas que le contrôle, l'amélioration des routes, c'est aussi la ceinture, l'amélioration des voitures, la prévention."

Les comportements dangereux en hausse

Reste une problématique, les comportements des usagers qui, selon les gendarmes et les policiers sont de plus en plus dangereux. "Par rapport à la même période en 2018, les infractions graves génératrices d'accidents sont en hausse de 10%, soit plus de 3 000 en six mois (en zone gendarmerie, Ndlr). On note une aggravation des infractions puisqu'on est à plus 30% de rétentions de permis de conduire", témoigne le colonel Jean-Pierre Rabasté, commandant du groupement départemental de gendarmerie. Des rétentions de permis qui concernent majoritairement des vitesses excessives ou inadaptées, principal facteur des accidents survenus sur le territoire ces six derniers mois. "La priorité aujourd'hui est mise sur les grandes vitesses, c'est-à-dire celles supérieures à 30km/h ou dans certains endroits supérieures à 20km/h au dessus de la limitation. On a une augmentation de 88% des vitesses supérieures à 40km/h (soit 152 infractions en six mois, Ndlr)."

>> A lire : Convoqués en justice pour des grands excès de vitesse

De plus en plus de délits de fuite et de refus d'obtempérer

Policiers et gendarmes affirment une multiplication des délits de fuite et refus d'obtempérer. L'aggravation des infractions et la peur des sanctions en seraient la cause. En zone police par exemple, le directeur départemental de la sécurité publique de la Haute-Loire et commissaire de police du Puy-en-Velay, Eric Cluzeau, fait état de "75 délits de fuite et 9 refus d'obtempérer" depuis le début de l'année. Un comportement qui peut conduire au drame. L'actualité l'illustre bien avec ce chauffard toujours recherché par les forces de l'ordre qui, dimanche dernier, a renversé deux enfants de 7 et 10 ans, tuant l'un et blessant grièvement le second, après un refus d'obtempérer, près de Lorient.

>> A lire : Avenue des Belges : choc violent entre trois véhicules lors d'un délit de fuite


Mise en oeuvre de l'éthylotest anti-démarrage en Haute-Loire

L'alcool est, après la vitesse, le deuxième facteur principal d'accidents. Sur la première période de l'année 2019, 147 suspensions administratives du permis de conduire ont été notifiées pour conduite sous l'empire d'un état alcoolique.

Depuis le 3 mai 2019, une mesure alternative à la suspension du permis de conduire est déployée en Haute-loire. Il s'agit du dispositif d'éthylotest anti-démarrage (EAD). Cet instrument, qui mesure le taux d'alcool dans l'air expiré du conducteur, est associé au système de démarrage du véhicule. Il empêche la mise en route du moteur si le taux est supérieur à celui autorisé par la législation, soit 0,1 mg /l ou 0,25 mg /l d'air expiré, en fonction du permis.

À qui peut-il être proposé ? Aux automobilistes contrôlés avec un taux d'alcoolémie compris entre 0,4 et 0,9 mg/l d'air expiré, hormis certains cas d'exclusions (permis probatoire, récidivistes, infractions multiples...), ainsi qu'aux conducteurs ayant fait l'objet d'une mesure de suspension, d'annulation, ou d'invalidation de leur permis (EAD médico administratif). Ces derniers s'engagent alors à ne conduire que des véhicules équipés d'un EAD et à suivre un stage de six à douze mois dans un établissement spécialisé en addictologie. L'EAD peut également être installé par mesure préventive. L'outil peut être rassurant pour les parents par exemple. L'installation doit être faite par un professionnel agréé par la préfecture (la société Truck Bus Services à Blavozy) et est à la charge de l'automobiliste : 1 300€ à l'achat, 100€ par mois à la location.

Le point sur la sécurité routière, les radars et l'éthylotest anti-démarrage en vidéo :


Stéphanie Marin

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img_journalisteHC le 14 juin 2019 - 14h41
c'est malheureux : après un drame de la route on fait une marche blanche et ma famille ou des amis posent des fleurs à l'endroit de l'accident. "tS" au carrefour de BACCARAT des piétons continuent à traverser n'importe comment. Tant qu'on aura pas mis un policier avec le carnet à souche ça continuera.

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img_journalistea le 14 juin 2019 - 13h25
ENFIN ...!! ça commencer à manquer dans le paysage verdoyant et en même temps ça va permettre de vérifier la puissance de nos machines une fois la boîte à fric dépassée. ...

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img_journalistetS le 13 juin 2019 - 19h12
Il était grand temps car depuis quelques mois, j'ai constaté que la conduite de mes concitoyens est devenu du grand n'importe-quoi : vitesse excessive, franchissement dangereux, non respect des feux tricolores, etc. C'est malheureux mais nous sommes dans un pays où il est impossible de respecter les règles s'il n'y a pas de sanctions. J'ai l'impression que les français ne comprennent que ça. A quand des comportements responsables et plus de civisme ?

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