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Haro sur les rats !

Date : 20/01/2011 | Mise à jour : 20/01/2011 19:00
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Alors que la ville du Puy entreprenait une campagne de dératisation tout au long de la semaine et en attendant que les communes voisines lui emboîtent le pas tout prochainement, nous sommes allés à la rencontre de l'entreprise Badiou HE, chargée de débusquer ces rongeurs indésirables.

Vecteurs de maladies et d'angoisses dans l'imaginaire collectif, les rats n'ont pas la côte ! Au Puy-en-Velay, une fois par an, une entreprise de dératisation des bâtiments municipaux et du réseau d'assainissement de la ville est menée par une société prestataire. Depuis 30 ans, il s'agit de la SARL Badiou HE (Hygiène Environnement), forte de neuf employés et spécialisée dans ce type d'intervention depuis 1976.

 

 

Comment déloger les rongeurs ?

Pour se débarasser de ces nuisibles, l'empoisonnement demeure la meilleure méthode. "Pour les réseaux d'assainissement, on rentre dans les égoûts et on dépose des raticides sur les lieux de passage que l'on juge nécessaires", explique Franck Debard, co-gérant de la SARL. Dans les "réseaux non visitables" (ndlr : trop petit pour qu'un homme s'y introduire), les dératiseurs utilisent un système de canne à pêche : le raticide est perforé par un clou relié à un fil, "ce qui permet de vérifier et de contrôler la traçabilité : on sait où sont tous nos appâts", conclut le co-gérant.
Les raticides sont fait à base de céréales et de poison et se présentent souvent sous forme de tablettes. "Dans les lieux accessibles uniquement aux rongeurs, comme les égoûts, ils sont quand même bien consommés", affirme Franck Debard.

 

 

Dératisation et développement durable

Depuis quelques années, on se rend compte que cette activité est de plus en plus respectueuse de l'environnement, à l'image de la société certainement. "Notre objectif, c'est de tuer un maximum de rongeurs en installant un minimum de biocides", précise notre dératiseur.
Pour y parvenir, il faut donc bien analyser la situation avant de déposer le moindre raticide. "D'abord, on procède à un contrôle visuel pour évaluer les quantités à installer. Ensuite, on détermine les lieux les plus propices, où les rats transitent", observe Franck Debard avant de donner quelques exemples : "on reconnaît leurs passages grâce à leurs déjections bien sûr, mais aussi les petits trous réalisés dans la pierre ou dans la brique, les câbles rongés ou encore l'absence de toile d'araignée dans des lieux où l'on devrait en trouver davantage".
Grâce à une méthode réfléchie, les dératiseurs peuvent lever le pied sur les quantités de raticides installés sur les lieux d'intervention et ainsi ménager quelque peu l'environnement. Notre dératiseur ponctue : "cette lutte est un investissement qualitatif d'hygiène, de sécurité et de cadre de vie".

 

 

La musophobie, la peur du rat, est l'une des plus répandue

Si l'on devait établir la liste des animeaux les plus méprisés et craints de l'homme, le podium serait sans équivoque partagé entre les serpents, les rats et les araignées. Concernat les rats, on parle de musophobie et cette aversion aux rongeurs peut s'expliquer aisément : le rat a un rôle épidémiologique important, sa présence est instinctivement associée à celle de la maladie dont il peut transmettre trois types : parasitaires (trichinose, fasciolose hépatique...), bactérienne (tuberculose, salmonellose...) et virale (rage, peste...).
Le rat est aussi un puissant destructeur puisqu'il ravage 10 fois plus qu'il ne mange (alors qu'il consomme le 10ème de son poids chaque jour) ; il détruit les isolants, il ronge les câbles électriques (on estime même que 25 % des incendies d'origine inconnue lui incombent) et il a une capacité de résistance et de reproduction impréssionnante : la descendance d'un seul couple de rats peut s'élever à 5 mille individus en un an.

 

 

"Une mutualisation non formalisée"

Effectuée en une semaine, la dératisation de la ville du Puy est estimée à "une bonne dizaine de milliers d'euros" reconnaît Frédéric Giraud, directeur du Centre Technique Municipal (CTM) de la ville du Puy, qui précise : " cette mission de salubrité s'inscrit sur la durée afin d'avoir un réel effet dans le temps, il s'agit d'une gestion permanente".
Dans ce prix, toutes les charges sont comprises (matériel, personnel, communication...) et il appartient à chaque commune de régler l'addition, la Communauté d'Agglomération n'intervient pas dans le financement. Notons d'ailleurs qu'il fait partie des fonctions du maire d'assurer la salubrité publique.
Dans les semaines à venir, les autres communes de l'agglomération vont procéder à leur tour à une dératisation. Le directeur du CTM affirme : "il faut des interventions coordonnées et cohérentes dans le temps et dans l'espace, il s'agit en fait d'une mutualisation non formalisée".

 

Maxime Pitavy





  • Les rats, maîtres du Monde ?

    Le rat est le rongeur le plus proche de l’homme, au niveau comportemental, mode de vie, ou alimentation, mais c’est aussi le rongeur le plus intelligent. Tout le monde connaît la célèbre phrase d'Albert Einstein : "si les rats pesaient 20 kg de plus, ils seraient les maîtres du monde". 

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img_journalisterb le 21 janvier 2011 - 08h42
RB 21 janvier 08h35 Les rats ne sont pas les transmetteurs de la peste, mais les puces qui vivent sur eux. Par ailleurs cette maladie est tout aussi bien transmise par les puces des chiens et des chats.

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