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Focus sur l’Italie pour la 35ème du Roi de l’Oiseau

Date : 03/02/2020 | Mise à jour : 03/02/2020 11:44
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Du 16 au 20 septembre 2020 se déroulera la 35ème édition des célèbres fêtes Renaissance au Puy-en-Velay. Pour cet évènement phare, c’est l’effervescence des campagnes militaires qui opposèrent la France à l'empereur Charles Quint qui sera mis en lumière ainsi que toutes les influences italiennes qui en découleront.

Les équipes du Roi de l’Oiseau proposent de transporter la cité ponote dans les affres de la guerre mettant en jeu les armées de François 1er contre celles de Charles Quint sur les champs de batailles du Royaume de Milan. Troupes aux ordres d’un François 1er tout en armure, suivies de leur train d’approvisionnement et charriant dans leurs bagages les trésors de l'art italien pris à l’ennemi : peintures, sculptures, mais aussi mode vestimentaire et nouvelles façons d’appréhender le monde.

Un peu d’histoire

"Les Italies", disparates, fournissent d’importants apports en matière de peinture, d’architecture, de cuisine, de musique, de système bancaire et de techniques industrielles et mécaniques. Les plus grands maîtres dans ces disciplines furent copiés par les Royaumes d’Europe. Le plus célèbre, Léonardo da Vinci, marqua de son passage la Renaissance Française. Mais c’est avec l’école de Fontainebleau, le Rosso et Primatice, que l’esprit et le savoir faire italien posèrent leurs empreintes indélébiles dans notre culture.

Un souffle d’Italie

« Le thème choisi à chaque édition des fêtes, nous permet de renouveler les approches de la période choisie par notre festival, à savoir la Renaissance, partage Jean-Louis Roqueplan, directeur artistique et metteur en scène du Roi de l’Oiseau. Ce thème 2020, intitulé Un souffle d’Italie, va nous permettre de mettre en évidence les divers éléments rapportés pendant ces années de guerre, dans des domaines très variés : intellectuels, iconographiques, culinaires, militaires et techniques imaginées par Léonard de Vinci, Francesco di Giorgio Martini ou encore Tacola. C’est donc les résultats de la recherche et de l’étude de ces influences italiennes sur notre propre culture que nous offrirons au public du Festival des Arts à la Renaissance ».

Un très bon bilan 2019 mais...

Quant à la 34ème édition du Roi de l’Oiseau, elle s’est déroulée avec succès du 18 au 22 septembre 2019 sur le thème de la Vie quotidienne à la Renaissance. «Grâce à une météo très clémente à l’exception du dimanche après midi, nous avons transporté plus de 100 000 personnes dans notre bonne ville le Puy Sainte-Marie du 16ème sicèle, dont 4 200 scolaires et 500 personnes en situation de handicap lors d’un spectacle au Centre Culturel de Vals », détaille Gérard Langrené, président du Roi de l'Oiseau.

…un avenir incertain quant à la qualité artistique faute de moyens

Néanmoins, devant les bons chiffres de l’affluence,Gérard Langrené dresse un tableau moins élogieux concernant l’avenir même du bon déroulement des festivités. « Depuis grand nombre d’années, les subventions des collectivités territoriales sont cristallisées, voir même en baisse, en raison de l’appauvrissement des dotations de l’état, assure-t-il. On nous donne moins, on nous prend plus! Dans ces conditions, on ne peut pas envisager un avenir serein, rester performant et attractif. Nous absorbons de fortes augmentations dans nos dépenses financières liées à la sécurité, la technique, aux frais induits en personnel, aux coûts des troupes artistiques, aux créations d’emploi, aux matériels, aux diverses locations, achat de bois, etc. Toutes ces dépenses supplémentaires, indexées au coût de la vie, laissent apparaître une façade sombre au fonctionnement du festival et apporte une incertitude dans la qualité de la programmation artistique ».

Retombées économiques certaines

Selon le rapport CESER (Conseil Economique Social et Environnemental Régional), les retombées économiques générées par les fêtes du Roi de l’Oiseau au Puy-en-Velay s’élèvent à cinq millions d’euros sur le territoire. Gérard Langrené s’interroge alors  : «  Ne s’agit il pas d’un fer de lance pour le tourisme et l’économie de notre pays vellave? »

Nicolas Defay

 
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