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Encore 6 % de progression pour le Fin Gras du Mézenc

Date : 31/01/2020 | Mise à jour : 31/01/2020 17:06
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Alors que la saison a été lancée ce samedi 1er février, la hausse d’animaux commercialisés en AOP se poursuit, avec 1250 bêtes escomptées en 2020, alors qu'il n'y en avait que 445 il y a dix ans.

C'est l'un des fleurons de l'économie locale. Le Fin Gras du Mézenc, c’est une viande bovine labellisée AOP qui n’est produite que dans le secteur du Mézenc, entre la Haute-Loire et l'Ardèche avec un cahier des charges très précis.
La saison pendant laquelle il est possible de dénicher cette viande bovine labellisée AOC depuis 2006 et AOP depuis 2013 débute en février et se poursuit jusqu'en juin.

> Lire aussi : La Fédération des Viandes AOP de France s'installe en Haute-Loire

Un nombre de bovins qui a quasiment quadruplé en 13 ans (+ 236 %)

Ce produit du terroir local est de plus en plus demandé chaque année. En 2020, ce sont 150 boucheries qui commercialiseront de la viande labellisée Fin Gras du Mézenc, contre 135 en 2019. La hausse se retrouve également dans le nombre de bêtes commercialisées : 1 250 bovins attendus en 2020, soit 6 % de plus que l'an dernier.
Une hausse constante depuis 2007, où 371 bovins avaient été commercialisés avec le label. Soit un nombre de bovins qui a quasiment quadruplé en 13 ans (+ 236 %). Seule ombre au tableau : le nombre d'exploitations est en très légère baisse, passant de 100 éleveurs en 2019 à 97 en 2020. Pourtant, ce type d'élevage se révèle plus rentable sur la durée pour les producteurs. Une viande Fin Gras se vendra en moyenne 1€ de plus qu'une viande classique. 

Ce sont vraiment des bêtes du terroir, nées en Haute-Loire, élevées en Haute-Loire et abattues en Haute-Loire... avec l'objectif bien sûr de les voir terminer leur course dans une assiette de Haute-Loire.

Des restaurateurs du Puy et de Paris

L'an dernier, nous avions rencontré Brice Pellevoisin, gérant d'une boucherie au Puy. Ce professionnel ne travaille avec aucune collectivité. Il fournit uniquement des restaurateurs, la plupart sur le bassin du Puy mais également le chef trois étoiles Régis Marcon de Saint-Bonnet le froid et quelques établissements à Paris. Bien sûr, sa principale activité demeure tout de même de servir les fidèles clients faisant une halte dans sa boucherie. 

15 000 kilos de Fin Gras et 450 000 € de chiffres d'affaires 

Pour chaque saison du Fin Gras (qui commence début février et qui s'achève fin mai), on estime qu'il s'écoule environ 15 000 kilos de bovins AOP (appellation d'origine protégée) et qu'il réalise 450 000 € de chiffre d'affaires annuel. Il a tout de même fallu 10 ans de démarches pour obtenir l'AOP, avec des dégustations notamment de jurys spécialisés. "C'est une récompense pour nous", témoignaient l'an dernierdeux éleveurs du Mézenc, Etienne Exbrayat et Gilbert Ribes, "et une plus value financière pour les éleveurs. On pense que ça a permis à des gens de s'installer chez nous, sinon ils seraient partis".

Les principales animations 2020

Dimanche 23 février : pot au feu de Fin Gras à Chaudeyrolles
Samedi 21 mars : Foire grasse du Béage
Jeudi 26 mars : Foire grasse des Estables
Mercredi 29 avril : visite de ferme
Samedi 6 juin : cuisse de boeuf à la broche à Chaudeyrolles
Dimanche 7 juin : Fête du Fin Gras à Saint-Front
Mercredi 22 juillet : balade "land art" au Mont Signon
Mercredi 29 juillet : visite de ferme
Dimanche 25 octobre : repas d'automne à Chaudeyrolles

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img_journalisteM le 3 février 2020 - 14h55
de la qualité certes mais a quel prix ? pas a la portée de tout le monde

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img_journalistepp le 2 février 2020 - 19h18
Voilà l'agriculture qu'il faut pour la Hte-Loire et non l'agro-chimie .

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