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Dixième mobilisation d’ampleur au Puy-en-Velay

Date : 29/01/2020 | Mise à jour : 30/01/2020 10:14
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700 manifestants selon la préfecture, le double d’après les syndicats. Du haut de son 55ème jour de grève, le cortège hebdomadaire est apparu presque aussi dense que les précédentes éditions.

Un peu moins de monde mais toujours autant de voix et de colère exprimées entre les immeubles de la cité ponote. Après presque deux mois de grève, les rues de la ville ont de nouveau été colonisées par des centaines de personnes, des panneaux brandis bien haut au milieu des oriflammes colorées des différents syndicats et corps de métiers. « Pourquoi lâcher maintenant ? partage l’un des participants souhaitant taire son identité. Si on abandonne aujourd’hui, Macron en ressortira plus fort et se permettra tout ce qu’il veut. Nous sommes fatigués mais déterminés. On ne reculera pas ! »

« Nous sommes déterminés, ils doivent nous écouter, ils doivent reculer ! »

Peu après 10h30, la foule se met en mouvement. La sempiternelle banderole de l’intersyndicale, portée par leurs représentants, ouvre la marche. Aussitôt, les slogans de colère retentissent au-dessus des drapeaux, les mêmes, répétés des dizaines, des centaines de fois par ces bouches en fusion. L’avenue Foch est alors choisie pour que cette masse de visages la remonte doucement. Le cortège s’étire sur toute sa longueur, filmé par des anonymes accoudés à leur fenêtre, deux ou trois étages plus haut. La vague converge ensuite en direction de la maison d'arrêt. Et contrairement aux marches antérieures, elle délaisse l’avenue André Soulier sur sa droite pour rejoindre la rue de l’école Normale.

Le train de 9h48 au départ de Clermont-Ferrand a dû être stoppé quelques centaines de mètres avant le passage à niveau numéro n°18, le passage concerné par la manifestation ponote. Il devait arriver à midi en gare du Puy-en-Velay. La direction de la SNCF a décidé de l'arrêter de 11h50 à 12h10, le temps que les manifestans franchissent le passage en toute en sécurité. Le train est reparti ensuite à une vitesse réduite jusqu'à son point d'arrivée. Il a accusé au total trente minutes de retard.

Un train arrêté par sécurité

La mobilisation est stoppée par les forces de l’ordre à hauteur du passage à niveau de la rue Charles Rocher. Il est 11h30. Un train en provenance de Clermont-Ferrand est censé passer sur la voie à ce moment. Pendant que les manifestants en tête de cortège attendent la décision des agents de police, les éléments en milieu de peloton en profitent pour pénétrer sur le parking de l’Inspection Académique. L’espace est presque totalement saturé par les grévistes. Ils invitent les locataires du lieu à venir dialoguer. En vain. Quelques minutes passent quand le feu vert est enfin donné aux manifestants de traverser la voie ferrée.

Manifestation nocturne vendredi 31 janvier

Ils descendent ensuite la rue Charles Rocher, Lashermes et celle de la Ronzade. Les voitures sont détournées par les forces de l’ordre à chacune des intersections. Puis le flot se déverse, un peu plus maigre qu’à son départ, sur la grande place du Breuil. La place des discours. « Nous pouvons et devons être fiers de notre combat, insiste Pierre Marsein, secrétaire général de la CGT 43. On ne lâche rien, sur le département, jeudi à 18 heures à la place de Paris à Brioude et vendredi à la gare du Puy-en-Velay à 18h30 pour une manifestation nocturne. Nous sommes déterminés, ils doivent nous écouter, ils doivent reculer ! » Et Pascal Samouth, son homologue de FO 43, de préciser : « Le Conseil d’État confirme ce que nous disons depuis des mois. Que le gouvernement truque et triche pour casser notre système de retraites, baisser les montants et reculer indéfiniment l’âge de la retraite. » Il conclut : « Ce gouvernement ultra minoritaire devra céder ! Nous le ferons céder ! Nous ne lâcherons rien ! »

Nicolas Defay

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img_journalisteM le 31 janvier 2020 - 09h47
Et encore et encore enfin le mercredi permet aux ensignants de ne pas perdre de salaire on est révolutionnaires mais on sait compter

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img_journalisted le 29 janvier 2020 - 19h06
Banderole intersyndicale , mais alors que fait le symbole des gilets jaunes, non reconnus comme organisation syndicale. Je respecte les français engagés d dans des institutions déclarées et représentatives pas des factieux irresponsables.

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img_journalister le 29 janvier 2020 - 18h38
A i'arrivée devant la préfecture ,vers 12 heures, les vieux livres apportés par les enseignants à l'appel de leurs syndicats ont été utilisés pour ériger un mur de livre, mur qui a atteint très vite plus de deux mètres de haut, appuyé au portail d'entrée

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