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Deux ronds-points évacués ce jeudi

Date : 24/01/2019 | Mise à jour : 24/01/2019 16:53
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Deux ronds-points ont été évacués ce jeudi 24 janvier 2019 au matin. À Blavozy notamment la Tour Eiffel de palettes a été démolie. Mais aussi à Polignac. Quand les Gilets jaunes de Polignac sont arrivées, tout leur matériel avait disparu : palettes, bois de chauffage… Mais ils comptent bien rester là.

Comme en décembre dernier, les services de l’État ont fait place nette là où les Gilets jaunes s’étaient installés sur le domaine public. En l’occurrence, au rond-point du Collet à Polignac et à Blavozy au rond-point de la bretelle de la RN88. En effet, depuis quelques jours, les Gilets jaunes qui s’étaient installés sur un terrain privé de Blavozy s’étaient séparés en deux groupes pour occuper ces lieux jugés plus visibles.

« Ils sont venus tôt ce matin avant notre arrivée, tout notre matériel était parti : les palettes, le bois de chauffage... On a eu aucune sommation ! », s’indigne Jérôme Batret, Gilet jaune emblématique de Blavozy désormais installé à Polignac. Joint par notre rédaction, le directeur de cabinet du préfet Franck Christophe répond qu’aucun préavis n’était nécessaire puisqu’il s’agissait d’un domaine public et que depuis les premières évacuations en décembre, il était clair que toute installation non autorisée serait enlevée.
Le fonctionnaire fait d’ailleurs remarquer qu’arrivés à Blavozy vers 8h45, les agents ont laissé le temps à la poignée de personnes présentes d’emporter les affaires qu’ils ne souhaitaient pas voir finir à la déchetterie. Ce qu’ils ont fait pour un poêle notamment. En revanche, la petite Tour Eiffel faite de palettes et le cabanon ont été démolis.
À Polignac, Jérôme Batret s’insurge que tout ait été jeté à la déchetterie sans discrimination : « Il y avait des poutres et des tôles métalliques qui appartenaient à un particulier qu’on avait aidé car sa remorque s’était renversée à cause de la neige ! » Ce à quoi Franck Christophe répond qu’en l’absence des occupants, les agents de la DIR (Direction interrégionale des routes) n’allaient pas rechercher les propriétaires de chaque marchandise laissée sur place.

À Blavozy, c’est le cas d’un jeune SDF qui a été soulevé par les Gilets jaunes, arguant qu’il n’aurait nulle part où dormir désormais. « C’est faux, remarque Franck Christophe, en Haute-Loire personne n’est à la rue s’il ne le souhaite pas, nous venons de créer 30 places supplémentaires d’hébergements d’urgence, on n'est pas saturé ». Et de préciser que le SDF en question est déjà suivi pour un projet de stabilisation : « Je lui ai d’ailleurs donné un numéro direct pour joindre la DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations, Ndlr) pour qu’il trouve un abri ».

La préfecture veille à ce qu’aucun autre domaine public ne soit occupé illégalement dans le département. Ce jeudi, il n’y en aurait pas d’autre. À Lachamp, seule une banderole est plantée sur le terre-plein central. Aux Fangeas, après l’incendie qui a détruit leur cabane, les Gilets jaunes ont reconstruit sur ce même terrain privé avec le consentement du propriétaire.
La préfecture n’est autorisée à évacuer un terrain privé que sur ordonnance du tribunal de grande instance en cas de plainte du propriétaire. Ce n’est le cas sur aucun campement de Gilets jaunes de Haute-Loire jusqu’ici.

Annabel Walker




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