Culture

Deux crèches à la cathédrale du Puy

Cette année, la cathédrale du Puy propose deux crèches à ses visiteurs. En France, la tradition des crèches dans les églises a été interrompue par la Révolution. Elle fut relancée quand le christianisme cessa d’être persécuté et ce furent, en particulier, les provençaux qui se firent les propagateurs de leur crèche traditionnelle.
La première crèche
Elle attend le visiteur en haut des grands escaliers de la cathédrale. C’est un vaste tableau qui s’inspire des icônes orientaux de la Nativité. Il a été réalisé par Dany Gérentes d’Araules pour la paroisse d’Yssingeaux qui a accepté de s’en dessaisir cette année au profit de la cathédrale du Puy. Cette pratique de disposer une crèche a l’extérieur de l’église est très courante en Italie ou aux États-Unis : elle veut signifier que le message de Noël est adressé à tout "homme et femme de bonne volonté", même à ceux qui ne franchissent pas ordinairement les portes des églises. D’autres édifices religieux agissent ainsi (voir au Puy l’église Saint-Laurent par exemple). Ce veut également être un témoignage de l’origine et du sens vrai de la fête de Noël.

La seconde crèche
A l’intérieur de l’église reprend les personnages créés il y a quelques années par l’artiste Marie-Madeleine Kaeppelin pour la cathédrale du Puy. Le décor a toutefois été repensé pour offrir plus d’ampleur à ces santons de grande qualité. Le paysage s’ouvre sur une représentation des grands escaliers de la cathédrale employés par tous les pèlerins qui prennent leur départ en direction de Saint-Jacques. Chaque chrétien est invité à devenir pèlerin en partant de la crèche pour être témoin de l’amour de Dieu qui a visité son Peuple. L’étoile des mages et celle de Compostelle invitent à ce départ à la rencontre de Dieu et du prochain. La tradition rapporte qu’une des premières crèches aurait été réalisée par saint François d’Assise à Greccio (Italie). Il s’agissait d’une crèche vivante où les différents personnages (Marie, Joseph, l’enfant Jésus, les bergers, les mages…) étaient joués par les habitants du village entourés par de vrais animaux.