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Décès de Jacques Chirac: les réactions dans la Loire

Date : 26/09/2019 | Mise à jour : 27/09/2019 12:23
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L'ancien président de la République est mort à l'âge de 86 ans, a annoncé sa famille jeudi. Pour rendre hommage à l'ancien chef de l'Etat, les députés ont observé une minute de silence à l'Assemblée nationale ce midi. De nombreuses personnalités ligériennes se sont également exprimées sur sa disparition.

Réaction de Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne, président de Saint-Étienne Métropole: 

"C'est avec une grande émotion que je viens d'apprendre le décès de Jacques Chirac, ancien président de la République, de 1995 à 2007. Jacques Chirac [...] était l'un de ces rares hommes d'État, avec une certaine idée de ce qui fait encore aujourd'hui, la grandeur de la France dans le monde. Il était et doit en cela rester un modèle. Je me souviens de ces deux venues à Saint-Étienne en tant que président de la République et de l'engouement, à chaque fois jamais démenti, qu'il suscitait auprès du public : en mai 2001, j'étais alors tout jeune conseiller municipal, pour le congrès national de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public organisé cette année dans notre ville, et en juin 2006, pour le match international de football, France - Chine, deux pays qu'il connaissait et appréhendait mieux que quiconque. J'avais déjà pu apprécier à la fois sa simplicité, son sens du contact, son esprit chaleureux, mais également sa capacité d'analyse des dossiers les plus complexes, sa parfaite connaissance du terrain et des sujets abordés. Aujourd'hui la France perd l'un de ses grands Hommes d'Etat dont l'action aura toujours été marquée par le souci constant de rassembler tous les Français, au-delà de tous les clivages, dans l'amour de la Nation".

Réaction de Cécile Cukierman, sénatrice communiste de la Loire:

"Je souhaite rendre hommage à l’homme de paix qu’il fut. Je n’oublie pas son engagement dans le refus d'associer la France à la guerre d'Irak qu'il jugeait alors illégitime ou encore son appel à la paix dans le conflit Israelo-Palestinien lors de sa visite à Jerusalem en 1996. Je n’oublie pas non plus quelques années plus tôt son engagement pour l’appel de Stockholm, lancé par le Mouvement mondial des partisans de la paix. Il fut un adversaire politique, mais il fut le Président qui a reconnu publiquement en 1995 la responsabilité de l'Etat français dans les crimes de Vichy. Valeurs Républicaines chevillées au corps il a contribué à consolider notre pacte républicain. La France perd un Président, mais gardera en mémoire un homme aux valeurs Humanistes certaines..."

Réaction de Gilles Artigues (UDI), ancien député de la Loire et 1er adjoint au maire de Saint-Etienne:

"Il a marqué notre histoire contemporaine. Sa vie a été un combat jonché de belles réussites mais aussi d’échecs dont il a pu se relever. Il est parti entouré des siens. Nous le savions très diminué. Nous ne voulons garder de lui que sa détermination, sa chaleur et surtout son amour de la France. À titre personnel, je l’ai croisé plusieurs fois, en particulier, lors de l’une de ses visites à Saint Étienne en 2001 où il était heureux de revoir son « ami » et le notre Christian Cabal. Je n’oublierai pas non plus ses poignées de mains à Bormes les Mimosas, chaque été, à la sortie de la Messe, lors de ses séjours au Fort de Bregançon. Sa victoire de 2002, sa réélection face à Jean Marie Le Pen restera un fort acte de convictions, de refus de toute compromission avec les extrêmes. La campagne législative victorieuse que j’ai alors menée dans la foulée, était empreinte de cet élan et de cet esprit républicain."

Réaction de Jean-Claude Charvin (SE), maire de Rive-de-Gier:

"Avec la disparition de cette figure populaire et incontournable, c'est une page d'un demi-siècle d'histoire politique française qui se tourne". Il reconnaît en Jacques Chirac, "un homme à l'écoute de tous les français, proche des maires, un rassembleur mais aussi un donneur d'alerte sur notre terre "qui brûle". Derrière l'image simple et populaire, j'ai découvert un homme d'une grande culture à la curiosité permanente". Et de rappeler: qu'en 1995, "Jean-Claude Charvin et François Mazoyer, maire d'Andrézieux, furent les seuls élus du Conseil Départemental de la Loire à soutenir la candidature de Jacques Chirac aux élections présidentielles. La majorité départementale soutenait la candidature de Edouard Balladur".

Réaction de Georges Ziegler, président du Département de la Loire:

"Pendant plusieurs décennies, j’ai énormément apprécié et partagé la vision de ce grand humaniste, immense défenseur de l’agriculture, du terroir et de la ruralité. Il était un farouche combattant de l’extrême droite et de tous les adversaires de la République. J’avais eu le plaisir de le rencontrer à l’occasion de chacune de ses visites à Saint-Etienne et son sourire, sa décontraction, sa proximité avec les stéphanois étaient frappants. Le Département de la Loire lui rendra hommage dans les prochaines semaines."

Réaction du Parti socialiste de la Loire:

"Jacques Chirac ne fut pas seulement un grand républicain, un gaulliste convaincu, engagé et fidèle, un Président de droite qui sut intelligemment composer avec la gauche en période de cohabitation. Il fut surtout l'homme qui sut dire « non » à la deuxième guerre d'Irak, qui reconnut la responsabilité de l'État français dans les crimes nazis et qui, parmi les premiers, dans un discours à Johannesburg, alerta l'opinion internationale contre le réchauffement climatique. Nous retiendrons enfin l’infatigable défenseur des valeurs qui honorent la France. Celui qui, dans sa dernière allocution de Président, appela les Français à ne jamais composer avec « l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre ». Homme d'État, attaché aux gens, il avait su nouer une relation particulière avec les Français qui appréciaient sa sincérité, sa proximité, son empathie. Il restera pour nos concitoyens une figure marquante de la vie politique".

Réaction du député Dino Cinieri (LR):

"Un grand Homme de notre Nation, une figure irremplaçable du Gaullisme et de la Droite française nous a tristement quitté ce matin. Jacques Chirac fut un mentor et une source paternelle pour de nombreux élu(e)s tel que moi. Cet homme extraordinaire avait su affirmer la voix de la France dans le monde et conquérir le cœur des Français. Son amour pour la France et les Français, pour tous les territoires de métropole ou d'Outre-mer, pour notre agriculture, nos racines et nos valeurs, le fera demeurer encore longtemps dans nos cœurs. Cette photo que je vous partage ci-dessous, et aux côtés de mon grand ami défunt Lucien Neuwirth, résume bien pour moi ces deux grandes figures que notre famille politique et la France ont malheureusement perdu..."

Réaction de Christian Brodhag, professeur émérite à l’École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne et ancien Délégué interministériel au Développement durable du gouvernement français de juillet 2004 à mai 2008:

"Jacques Chirac vient de disparaître. Je tiens à témoigner d'une des facettes de son engagement: l'environnement. Quand il a prononcé son discours à Johannesburg en 1992, la maison brûle nous regardons ailleurs, j’étais dans la salle. Il annonçait aussi dans son discours que la France ferait évaluer sa stratégie de développement durable par une revue des pairs. 3 ans après nommé Délégué Interministériel au Développement Durable par son Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin j’ai eu le privilège de mener ce processus et d’intervenir pour en témoigner plusieurs fois aux Nations Unies. J’ai en fait rencontré Jacques Chirac dans le cadre de la Charte de l’Environnement qui a introduit l’environnement dans la constitution au même niveau que les droits de l’homme. J’ai été nommé dans la Commission Coppens qui a préparé le texte. Quand les membres de la commission lui ont présenté leurs conclusions, Jacques Chirac a arbitré sur les deux questions qui ne faisaient pas consensus : la santé et le principe de précaution. Alors que l'académie de médecine notamment s'opposait à établir un lien entre santé et environnement, j'ai eu la responsabilité de plaider l'inverse devant le président. Ensuite Dominique Bourg a plaidé pour le principe de précaution contre la majorité des membres de la commission. Sur ces deux points Jacques Chirac a tranché positivement, comme en témoigne le premier article de la charte "Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé" et la présence du Principe de précaution dans le texte. C‘est l’engagement personnel de Jacques Chirac qui a fait progresser le droit en la matière, il était en avance sur la classe politique d’alors et sur les présidents qui lui ont succédé".

 
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