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De nouveaux médecins généralistes s'installent en Haute-Loire (Carte)

Date : 05/09/2017 | Mise à jour : 08/09/2017 08:48
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Après plusieurs années difficiles, l'offre de médecins généralistes va s'étoffer dans le département. Cette bonne nouvelle concerne-t-elle votre commune? Réponse dans notre carte.

"Désolé, je ne prends plus de patients". La phrase a de quoi désespérer quand on l'entend pour la cinquième fois d'affilée. Bientôt fini, cette galère? Peut-être. Comme l'annonçait le président de l'ordre des médecins en avril dans une interview, le département s'apprête à passer un cap. De nouveaux médecins, prêts à accueillir une nouvelle patientèle, arrivent dans plusieurs commune. Voici lesquelles :




Ces arrivées vont-elles compenser les départs?

Cette carte ne mentionne pas les médecins qui s'apprêtent à prendre leur retraite. Une donnée très difficile à quantifier, car l'arrêt de la médecine libérale est un choix personnel, qui peut être pris au dernier moment. Quoi qu'il en soit, notre département traverse actuellement une bonne passe. "Nous observons actuellement une tendance à l'installation, qui devrait contrebalancer les départs", se réjouit Laetitia Venosino, responsable de l'accueil des professionnels de santé au Pays du Velay.

Qui sont ces nouveaux médecins?

Deux cas se présentent. D'une part, les jeunes diplômés des universités françaises, recherchés en priorité. Ils viennent souvent de Clermont-Ferrand. Et, plus récemment, de Saint-Etienne.
D'autre part, les généralistes dits "européens". Des médecins roumains et espagnols pour la plupart. "Pour nous, c'est le dernier recours", assure Jean-François Comte, coordinateur du contrat de santé du Pays de Lafayette, l'ouest du département. "Ce territoire est très compliqué. Bien sûr, on cherche des diplômés français, mais, quand on a attendu quatre ou cinq ans, il faut agir dans l'urgence. On passe alors par un cabinet de recrutement de médecins étrangers." Des médecins à convaincre, à accueillir et parfois à former. 

Pourquoi ces généralistes choisissent-ils la Haute-Loire?

Pas sur un coup de tête! Le choix d'un département rural a même tendance à rebuter, à première vue, les jeunes diplômés habitués aux centres hospitaliers des grandes villes. Avant l'installation, les collectivités et professionnels de santé travaillent dans l'ombre, plusieurs années parfois, pour approcher ces jeunes docteurs.
"On insiste auprès des médecins en place pour qu'ils prennent des stagiaires, qui pourront ainsi découvrir la région", expose le président de l'ordre départemental, le docteur Alain Chapon. Dans une zone rurale comme la nôtre, qui regorge d'avantages fiscaux, des internes en stage peuvent accepter de s'installer définitivement.

Le département manque-il vraiment de médecins?

Oui, comme dans beaucoup de régions françaises. Cela dépend des communes, mais globalement l'offre était insuffisante depuis plusieurs années. "Les médecins n'en peuvent plus de refuser du monde, les secrétaires sont au bout du rouleau", déplore Laeticia Venosino.
Des disparités existent. L'Agence régionale de santé définit 5 zones fragiles  - ce que l'on appelle souvent les déserts médicaux - en Haute-Loire : Saugues, Le Monastier, Retournac, Allègre et Craponne. 




Mais cette classification, qui date de 2012, devrait être retoquée en 2017 par le ministère de la Santé. Car de nouvelles tendances émergent. Aujourd'hui, les villes moyennes souffrent à peu près autant que les campagnes. Sur le bassin du Puy, plus de 2000 patients n'auraient pas de médecin traitant. 
L'Est du département, réputé plus dynamique, connait une situation plus confortable qu'à l'ouest. Mais on craint une vague de départs à la retraite dans les années à venir.

Cette tendance positive va-t-elle se poursuivre?

Probablement, car elle est le fruit d'un travail de fond. "Tout le monde participe dans notre secteur : médecins, ordre, collectivités, élus... On a de la chance, ce n'est pas le cas partout", assure Laetitia Venosino.
Clef de voûte de ces préparatifs : la construction de nombreuses maisons de santé (voir carte). "Cela correspond à la nouvelle manière d'exercer : en groupe. Des médecins retraités n'ont pas trouvé de successeur car ils étaient seuls dans leur cabinet." Un constat confirmé par Jean Proriol, maire de Beauzac, qui agrandit actuellement son pôle de santé. "Sans ce pôle, nous n'aurions peut être aucun médecin, au lieu de deux aujourd'hui". Le président de l'ordre, le docteur Chapon, prévoit de nouvelles installations "jusqu'en 2022".

Texte et infographie Clément L'hôte






 
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