Solidarité

Comment joindre l'utile au social

Concept expérimenté depuis les années 90 en France, la première épicerie solidaire de Haute-Loire pourrait voir le jour sur l'agglomération du Puy-en-Velay. Un "vrai projet d'économie sociale et solidaire".
A l'ordre du jour des débats du Conseil général mardi 24 janvier : la mise en place d'une épicerie solidaire. Le projet proposerait réinsertion et concrétisation de projets familiaux, grâce aux économies réalisées sur l'alimentaire.

150 familles
Le Conseil général a accordé 10 000 euros, symbole d'un accord de principe. Un collectif d'associations (le Secours catholique, la Croix-Rouge, la banque alimentaire, Saint-Vinvent-de-Paul et des particuliers) et de services sociaux a été créé il y a deux ans.
Il a établi un diagnostic des besoins de la population sur l'agglomération et la faisabilité d'un tel projet. Il y aurait un potentiel de 150 familles bénéficiaires, qui n'accèdent pas à la distribution alimentaire d'urgence mais vivent de façon précaire.
Le projet en est à la recherche de financements. Et Olivier Fantone, du Secours catholique, de noter : "Boucler l'investissement est une chose, mais le vrai défi, c'est le fonctionnement". Des pourparlers sont en cours avec le propriétaire d'un local sur le Puy-en-Velay, d'une surface de 200 m², qui serait loué par l'Opac.

Des produits à 30% du prix du marché
Le dispositif de l'épicerie solidaire existe déjà en France depuis de nombreuses années, avec environ 150 lieux. A l'exception de neuf départements, dont la Haute-Loire.
Le principe est d'accéder, dans une vraie épicerie, à des produits à 30% du prix du marché, fournis par la banque alimentaire. En réflexion également, un travail avec les producteurs et industries agro-alimentaires locaux.
Les bénéficiaires seraient en parallèle accompagnés collectivement et individuellement. L'économie réalisée permet de concrétiser des projets comme une formation ou un permis de conduire. L'objectif est clair : "les propulser vers un mieux-vivre".

954 euros par mois
Combiner le social et l'économique est au coeur du projet. Un travailleur social à temps partiel est à trouver. C'est le moyen d'acquérir des compétences dans le secteur de la vente, un retour à l'emploi grâce à l'insertion.
Payer la nourriture différencie la démarche de toute forme d'"assistanat". L'aide n'est que le point de départ d'un processus de réinsertion. Elle s'accompagne d'une responsabilisation du public concerné : la prise d'autonomie rend le bénéficiaire "acteur de son insertion". La pauvreté a évolué : "aujourd'hui précarité et instabilité s'inscrivent sur de longues durées". Le seuil de pauvreté, défini en 2009, est à 954 euros par mois.

Sur Brioude, un projet similaire est en gestation. Mais une structure fixe sur un territoire éclaté tel que le Pays de Lafayette reste problématique.


Emilie Monnereau

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  • nb - le 26 janvier 2012 - 10h16 Signaler un abus
    Enfin quelque chose d'utile et d'intelligent , il faut penser que le samedi matin au marché tous les légumes et fruits ne sont pas vendus et ils pourraient peut être aller dans une épicerie comme celle ci, tant qu'à faire, du bénévolat je trouve que c'est trés interressant, enfin dans notre département.

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