Société

Cayres : un espoir dans la lutte contre le centre d’enfouissement

Ce vendredi 8 juillet 2011, les membres du Conseil d’Administration du collectif PPVV (Préservons le Plateau Volcanique du Velay) se réunissaient au Village de Vacances de Cayres.
L’ambiance était tendue peu avant 20h ce vendredi à Cayres. En effet, dans l’après-midi, les représentants du collectifs PPVV avaient reçu un appel leur indiquant que Laurent Wauquiez viendrait faire une annonce lors de leur réunion. Une bonne nouvelle allait-elle leur être annoncée dans leur lutte contre l’installation d’un centre d’enfouissement technique sur leur commune ?


Les élus s’étaient donné rendez-vous, le député (UMP) Jean Proriol prenait la parole en premier indiquant qu’il estimait que « tous les combats possibles devaient être menés pour que ce projet soit abandonné ». Puis le maire-ministre du Puy Laurent Wauquiez expliquait sa venue. Il commençait par préciser « qu’ il souhaitait venir avec une solution».
Soutenu par le président du Conseil général (divers droit) Gérard Roche et le sénateur (Nouveau centre) Jean Boyer, il insistait sur le fait que ce projet avait été aussi loin à cause de la défaillance de la puissance publique. Les élus n’avaient pas de solution dans le traitement des déchets, SITA SUEZ s’était donc glissé dans la brèche persuadés que les pouvoirs publics n’auraient d’autre choix que d’accepter leur implantation.



Un constat
Il fallait donc chercher et trouver une solution pour court-circuiter SITA SUEZ. 25000 Tonnes de déchets sont produites chaque année, l’idée a donc été de réduire la quantité de déchets à stocker. « L’échec, c’est ce que l’on enfouit » précisait Laurent Wauquiez. L’idée est donc de trier le plus possible et de recycler le maximum de déchets. C’est dans ce sens que l’appel d’offre en cours pour la recherche d’un prestataire, à été formalisé. Le cahier des charges présente une solution de tri. « On veut une prestation très élevée » indiquait Laurent Wauquiez. Le but est d’arriver à recycler et rentabiliser la moitié des déchets produits.



Le Grenelle de l’environnement
Gérard Roche rappelle les recommandations du Grenelle de l’environnement : « il ne peut y avoir de nouveau centre d’enfouissement construit s’il y a moins de 30000 Tonnes de déchets produits à traiter et chaque département doit s’occuper de ses propres déchets ».
La solution consistant à recycler la moitié des ordures ménagères permettrait donc de supprimer la source d’approvisionnement de SITA SUEZ et donc de laisser un espoir important dans l’abandon du projet.


Surveiller SITA SUEZ
Le deuxième engagement de Laurent Wauquiez est de surveiller SITA SUEZ et s’assurer que l’entreprise n’ambitionne pas d’aller chercher des déchets dans d’autres départements. « Ce serait contraire aux décisions prises lors du Grenelle mais il faut que l’on soit vigilants ».
Philippe Mazet, le vice président du collectif PPVV, précise que sur les 50 000 Tonnes de déchets devant être stockés à Cayres, il était prévu que la moitié soit des ordures industrielles. « Ces ordures pourraient donc être une source d’approvisionnement pour SITA SUEZ ».
Laurent Wauquiez assure qu’il est aussi possible de recycler une bonne partie de ces déchets et que tout sera fait pour supprimer toute source d’approvisionnement pour SITA SUEZ. Il certifie que « aucun déchet de notre territoire ne sera enfoui à Cayres ». Il indique enfin qu’il est très serein quant à l’issue de ce combat. 


Rendez-vous est pris en Septembre ou octobre pour connaître les suites de ce dossier mais Philippe Mazet nous indique après la réunion que « le collectif reste mobilisé », pour lui « il y a une avancée mais le quart de chemin restant à parcourir est souvent le plus difficile », il précise enfin que « dorénavant, le combat n’est plus contre les politiques et SITA SUEZ mais avec les politiques contre SITA SUEZ ».


E.A.

Le point de vue de Sita Suez :

Sita ne renonce pas

Au terme de 18 mois de procédures, cinq procès ont été intentés contre Sita et les cinq fois, la société de gestion des déchets a gagné. "Au-delà des péripéties juridiques, on veut avant tout apporter les réponses désirées par les territoires dans les choix de traitement des déchets", assure Vincent Borel, le directeur du développement de la société Sita-Suez.
Si la Haute-Loire génère près de 150 000 tonnes d'ordures ménagères par an, environ un tiers de ces dernières transitent ou sont traitées par Sita-Suez, "une partie non négligeable", ajoute Vincent Borel. Un moyen aussi d'affirmer que le professionnel du traitement des déchets cherchera, en concertation, la solution la plus adaptée au territoire.
Dans la valse des procès, il a été reproché à Sita de ne pas respecter la loi sur le permis de construire ou encore la déclaration des forages. Le collectif PPVV, des habitants et les élus de Cayres et de Seneujols, tous ont été déboutés par les différents tribunaux. Il reste cependant encore deux appels mais pour le directeur du développement de la société Sita-Suez, "c'est la preuve que l'on fait bien notre travail, en adéquation avec la loi et dans un profond respect de la réglementation. La justice a tranché, ce n'est pas forcément une victoire pour nous, mais c'est certainement une défaite pour eux", conclut-il. Notons que l'audience en appel opposant la société de traitement de déchets aux époux Vialla (lire l'artcile) devrait avoir lieu en octobre 2011 à Riom. Concernant le projet de Cayres-Seneujols, "rien ne devrait se passer avant la fin de l'année car les procédures juridiques seront alors soldées et la question de la suite pourra alors se poser, avec le démarrage de la procédure administrative", précise Vincent Borel.

 



Maxime Pitavy

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  • jg - le 11 juillet 2011 - 18h26 Signaler un abus
    . Ce problème du traitement des déchets semble traiter sans que la solution ait été donnée. Le tri est une obligation légale du Grenelle de l'environnement qui impose une réduction de 7% par an pendant 5 ans.Même si on arrive à 50% , que fait on des 50% restants: soit ils continuent à être envoyés dans l'Allier, la Drôme ce qui contraire à la loi du 13-07-1992 qui impose un traitement départemental des déchets soit ils sont envoyés au centre d'enfouissement de Monistrol qui sera vite saturé.

  • LV - le 11 juillet 2011 - 17h57 Signaler un abus
    C'est clair que la solution pour nos déchets passe d'abord par le tri, or la La Société Sita privilégie plutôt le tonnage. Le stockage n'est pas responsable, on met en tas! Or l'Agglo est exemplaire en matière de tri voir les filières de tri des plastiques, textile etc.. Rien n'a été décidé depuis des années, heureusement que l'on a un ministre pour défendre notre sol!! Et ce n'est pas facile de reprendre ce dossier qui n'a jamais été vraiment traité de façon responsable.

  • m - le 11 juillet 2011 - 17h13 Signaler un abus
    Je MOURRET sans pouvoir aBOYER face a SUEZ. Mais! c'est sans compter sur les GENS GAILLARDS du plateau volcanique,qui ne laisseront pas poser la premiere PIERRE de SITA. La guerre continue.

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