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COVID-19 : quand recherche d'alternance rime avec galère

Date : 10/08/2020 | Mise à jour : 10/08/2020 22:10
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La situation sanitaire actuelle a particulièrement touché le secteur de l'emploi. Parmi les victimes, les étudiants en recherche d'alternance. Voici le portrait de Gaëlle et Sophie, deux étudiantes qui sont passées par ce véritable parcours du combattant.

Des aides, mais pas pour tout le monde

Pour tout étudiant cherchant à s’insérer dans le monde du travail, la recherche d’alternance rime souvent avec galère. La situation sanitaire de cette année pourrait bien la transformer en véritable enfer. Le 4 juin, le gouvernement avait pourtant annoncé la création d’une prime à l’embauche d’apprentis pour les entreprises afin d’inciter ces dernières à continuer à former des jeunes. Muriel Pénicaud, l’ex-ministre du travail, avait même déclaré « les jeunes ne seront pas la variable d’ajustement de la crise ». Or si le plan prévoyait une prime de 8 000 € pour les entreprises recrutant un étudiant au niveau licence professionnel (ce qui revient à un coût quasi nul), rien n’était prévu pour les étudiants en master, dont la réforme n’a été élargie pour eux qu’à partir du 23 juillet. Pour ces derniers, la période post-confinement a donc été compliquée et souvent agrémentée de nombreux refus de la part des entreprises. Gaëlle et Sophie en faisaient partie. Elles nous ont raconté les différents obstacles auxquels elles ont fait face.


« J'ai envoyé des candidatures à 35 entreprises, j'ai été refusée partout »

« J’ai envoyé des candidatures à 35 entreprises, j’ai été refusée partout. Si je ne trouve pas d’alternance, je dois quand même payer mon école 7500 euros ». Ce sont les mots glaçants de Sophie, 23 ans, à la recherche d’une alternance depuis fin juin, sans succès. Pourtant, les diplômes, ce n’est pas ce qui lui manque : titulaire d’un DUT métiers du multimédia et de l’internet à l’IUT du Puy-en-Velay, elle s’envole ensuite faire ses études à Cambrai à l’École Supérieure d’Art en option communication. Aujourd’hui, c’est à l’École Supérieure de Design d’Art Appliquées et de Communication (ESDAC) qu’elle compte étudier pour être graphiste, à la condition de trouver le sésame de l’alternance. Sa recherche avait pourtant bien débuté : « après avoir obtenu mon diplôme, fin juin, j’ai commencé à chercher. Tout se passait bien, j’avais quelques réponses, dont une de Michelin à Clermont-Ferrand et d’un studio de graphisme à Lyon où j’ai eu des entretiens. Mais malgré un bon dossier, ça n’a pas abouti ». Depuis, elle enchaîne refus sur refus : « souvent, les entreprises n’apportent pas de précision quand elles me refusent, j’en ai eu 3 ou 4 qui m’ont clairement dit qu’avec le COVID-19 elles ne pouvaient pas embaucher, d’autres m’ont dit qu’elles ne prenaient que des licences (Ndlr : par rapport aux primes accordés aux entreprises seulement pour l’embauche d’étudiants en licence, et non en master), et d’autres ne répondaient pas du tout ». Sophie ne perd pas espoir, elle continue de chercher activement une entreprise qui pourra l’accueillir.

« J’ai envoyé une candidature à Michelin, mon profil atypique les a intéressés »

Mais parfois, il suffit d’être au bon endroit au bon moment. C’est le cas de Gaëlle, 25 ans, qui a été embauchée comme apprentie par Michelin dans le service des ressources humaines, à Blavozy, pour une durée de deux ans. « Avant ça, j’ai faits une licence de psychologie et un Master 1 en psychologie du travail. Puis j’ai décidé de me réorienter en intégrant le Master Management de projet innovant à Espace Réussite, à Brives-Charensac » lance-t-elle. Mais trouver cette alternance n’a pas été de tout repos : « j’ai commencé mes recherches avant même le confinement. J’ai essuyé beaucoup de refus, souvent pour les mêmes raisons que Sophie. Au total, j’ai envoyé entre 25 et 30 candidatures, aucune n’a abouti ». C’était sans compter que Michelin était une des rares entreprises a vouloir embaucher en alternance : « j’ai envoyé une candidature à Michelin, mon profil atypique les a intéressés, et puis ça a été très vite, ils m’ont proposé un entretien et m’ont finalement pris à la mi-juin ». Aujourd’hui, il existe encore énormément d’étudiant dans le cas de Sophie, et le COVID n’a pas aidé.


F.R

 
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