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Ils ont été clair d'entrée, explique le maire de Blavozy, Franck Paillon, ils avaient décidé du lieu – le site de Panassac – et de la durée – une semaine – . » Les 22 familles de gens du voyage à bord de 45 caravanes en route pour les Saintes Maries de la mer (Camargue), n'ont aucune intention de déplacer leur campement installé en toute illégalité, et sans prévenir, ce dimanche 13 mai 2012 à Blavozy (
lire l'article). Or selon un arrêté de la Communauté d'agglomération du Puy pris par le président Michel Joubert en décembre 2011, toute installation nomade est interdite en dehors de l'aire d'accueil de grands passages située à Eycenac. Seulement voilà, les 22 familles considèrent l'endroit comme insalubre, sale et mal entretenu. «
Ça, je ne suis pas compétent pour juger, reconnaît Franck Paillon,
mais ce qui est sûr c'est que le terrain de Panassac va souffrir, tout simplement parce qu'il n'est pas fait pour ça : le système d'irrigation n'est pas prévu pour accueillir des caravanes de plusieurs tonnes. » On ne saura qu'après le départ des véhicules l'étendue des dégâts.
Pas d'a prioriMais ce départ pourrait n'intervenir qu'en fin de semaine, comme l'ont prévu les gens du voyage car les délais d'application de l'arrêté communautaire d'évacuation prendront de toute façon plusieurs jours. D'ici là, les familles se servent en eau et en électricité sur les branchements communaux, en toute illégalité, bien qu'ils aient proposé de payer la note à leur départ. «
Ils faut bien qu'ils vivent, reconnaît le maire,
mais ce que je n'admets pas c'est la façon de faire. Si moi je vous disais 'je vais me servir dans votre frigo et je vous paierai à la fin', c'est pas comme ça que ça se passe! Enfin, que voulez-vous, ils ont des moyens de pression imparables : avec leurs caravanes ils bloquent les accès et paralysent tout le monde en un rien de temps. » Mais à part ça, le premier magistrat n'a pas à se plaindre de ces visiteurs imprévus et encombrants : «
ils ont l'air respectueux du lieu, je n'ai pas d'a priori, ce ne sont pas des gens désagréables ». Et c'est tant mieux puisqu'il va falloir prendre son mal en patience.
Annabel Walker