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Avec Pour la peau, le Stéphanois Deloupy signe une BD érotique

Date : 14/09/2018 | Mise à jour : 14/09/2018 14:09
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Elle s’appelle Pour la peau et quand on en parcours les pages, elle y fait naître des frissons. La nouvelle bande-dessinée du dessinateur stéphanois Deloupy vient de sortir. Et ce n’est pas pour rien qu'elle est éditée dans la collection Érotix, chez Delcourt.

C’est un peu le challenge des auteurs de bande dessinée que vient d’oser Deloupy, alias Serge Prud’homme avec Pour la peau, un ouvrage sans équivoque érotique. Il a tracé une histoire adultérine torride qui nous aspire et inspire sur 110 pages. On ne peut qu’être pris par l’attraction des corps qui n’entendent plus raison. On en oublie vite la dimension pornographique. Après quelques pages, le lecteur peut déculpabiliser et se demander laquelle des deux a été la première : la pudeur des corps, ou la pudeur des sentiments ? Il s’agit  d’y réfléchir autour d’une aventure sexuelle, aux dessins explicites.

Se frotter à des questions existentielles


L’auteur de bande dessinée stéphanois qui a l’habitude de changer de registre a aussi décidé de bousculer les codes et sa façon de travailler. « Je n’ai pas envie de m’ennuyer dans mon métier. Je préfère prendre des risques ! », confie t-il.
Des risques oui, mais il n’est pas tombé dans l’écueil de la pornographie. C’est cash, mais ça reste beau et vrai. Les gros plans sur les corps nus ne cachent pas la sensualité et la finesse des textes de Sandrine Saint-Marc, co-autrice. Il y a la finesse du trait aussi. Un travail de dentelle, où le point de vue masculin est tissé au stylo bille quatre couleurs, et celui de son amante au pinceau. Pour Deloupy, il est « intéressant d'être confronté à ces notions d’attraction… À ce que chaque couple éprouve, ou pas, mais qui reste dans les fondamentaux du désir amoureux. »

« Algériennes », co-signé par Swann Meralli a déjà été distribué à 8000 exemplaires. Et le best-seller de l’auteur et Jane Deuxard, « Love story à l’Iranienne », à 20 000 exemplaires.


Dans ses précédents ouvrages, il s’est aussi frotté à d’autres questionnements existentiels. Notamment dans « Love story à l’Iranienne » où il traduit la difficulté de vivre sa jeunesse et son amour en Iran, où des journalistes ont interviewé clandestinement des jeunes pour donner un éclairage politique et social. Dans Algériennes, c'est à d’autres aspects très crus de l’humanité qu’il s’est confronté. Dans cette bande-dessiné à portée documentaire, il raconte la vision des femmes durant la guerre d’Algérie, témoignages à l’appui. Il n’épargne pas les tortures psychologiques et physiques subies.
Difficile de classer l'œuvre de Deloupy dans une collection.

L.J.

 
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