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Auvergne-Rhône-Alpes encore dans l’ombre de la récession

Date : 20/07/2020 | Mise à jour : 21/07/2020 15:09
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L’Insee a mis en lumière le choc de la chute économique que toutes les régions de France ont subi durant les mois de confinement. Malgré une reprise de l’activité, vertigineuse est la montagne à gravir pour retrouver la situation d’ « Avant ».

L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié un rapport effarant sur l’hécatombe qu’ont subi l’Hexagone et ses départements. Que ce soit au niveau économique que social, les chiffres parlent d’eux-même quant aux conséquences du confinement mis en place du 16 mars au 11 mai pour prémunir la population française de la pandémie du Covid-19.
À l’échelle de la France, le nombre de salariés en situation de travail effectif baisse de 33 %. L’intérim chute de 40 % fin mars. Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité atteint un niveau inédit, avec une croissance de 26 % en avril dans la région Auvergne-Rhône-Alpes (AuRa). À la fin du mois de mai 2020, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité (catégorie A) s’élève à 475 260 personnes. C’est un niveau jamais vu correspondant pratiquement à la population d’un département comme la Savoie.

L'emploi intérim en chute totale

Le repli brutal de l’emploi est particulièrement lié au sévère recul de l’intérim qui décroche de 40,2 %, tendance similaire à celle du niveau national. Cela correspond à une perte de 44 200 intérimaires dans la région.

Le service public de la Haute-Loire moins impactée

La région Aura fait ainsi partie des plus touchées en métropole par le début de la crise sanitaire, derrière la Normandie, le Centre-Val de Loire et la Bourgogne-Franche-Comté. Dans la région, 67 400 emplois ont disparu sur le trimestre, essentiellement dans le secteur privé qui recule de 2,8 %. Au niveau du service public, les départements savoyards et l’Ain pâtissent plus nettement de l’effet du confinement avec une baisse dépassant 2,7 %. La Loire est également en deçà de la moyenne régionale (– 2,5 %). À l’inverse, l’Ardèche, le Cantal, le Puy-de-Dôme et la Haute-Loire subissent une perte légèrement plus modérée entre 1,6 % et 1,9 %.

L’Aura, région structurellement la plus impactée en France

Le PIB (Produit Intérieur Brut) du second trimestre en France a dégringolé de 17 % après – 5,3 % au premier trimestre. C’est la plus forte récession depuis 1948. Mais après ce coup d’arrêt brutal, le redémarrage est très net depuis la mi-mai tout en restant inférieur à l’avant crise. Après une perte d’activité économique estimée à 30 % en avril, puis à 22 % en mai, l’activité reste dégradée de 12 % en juin.
Dans la région AuRa, seuls un cinquième des hôtels étaient ouverts en avril. La production industrielle resterait encore affectée par une demande internationale toujours en berne et d’importants stocks à écouler notamment. Pendant le confinement, Auvergne-Rhône-Alpes est l’une des régions structurellement les plus durement touchées du fait de ses particularités économiques dominées par l’industrie et l’hôtellerie-restauration.

58 % de transit en moins en Haute-Loire

Dès la mise en place du confinement, le trafic routier a décru très rapidement de 60 % pour l’ensemble des véhicules. La baisse est plus nette pour les déplacements matinaux. Par rapport à la semaine du 3 au 7 février, la première semaine de confinement a vu le nombre d’arrivées baisser d’environ 58 % dans les intercommunalités du Cantal et de la Haute-Loire et de plus de 80 % dans celles du Rhône.

Nicolas Defay

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img_journalisteCG le 22 juillet 2020 - 16h18
Voilà une nouvelle raison pour les instances publiques d'être économes et raisonnable sur l'usage de l'argent publique.... dépenser des millions sur une route(265 000 000 € pour la RN 88) pour privilégier les automobilistes alors que de moins en moins de concitoyens de Haute Loire ont les moyens d'acheter et d'entretenir une voiture. Le président de la région n'a rien fait pour développer les transports en communs alors que c'est dans ses missions.

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