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Au fil des mois, la Scop Fontanille se redessine un avenir

Date : 22/02/2013 | Mise à jour : 22/02/2013 18:38
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A peine trois mois après la reprise de l'entreprise en Scop (société coopérative et participative), les 46 salariés du site du Séjalat ont voulu dresser un premier bilan et montrer le nouveau visage de leur entreprise.

"Avec tout ce qu'on a vécu l'an dernier, on est devenu une vraie bande de copains", nous confie un employé. En effet, la reprise de la société en Scop semble avoir changé le visage de l'entreprise, avec une implication plus importante des salariés.
On les avait quitté début décembre pour le redémarage de l'activité (lire). Jeudi soir, ils semblaient aussi fiers qu'heureux d'exhiber leur outil de production et de décrire avec passion leur travail à tous ceux qui les ont soutenus dans leur combat.


Un premier bilan plutôt flatteur

Le directeur de la Fontanille Scop Rolland Arnaud a perçu un vrai changement dans le fonctionnement de la société : "les gens sont motivés dans le projet, ce qui a le plus changé dans notre entreprise, c'est de travailler 35 heures sur cinq jours ; il n'y a plus les RTT et ça a vraiment lissé le travail, ce qui donne un formidable élan à la production". Pourtant, la capacité de production n'est que de 80 %. Rolland Arnaud explique : "on n'est pas à 100 % car on n'a peut être pas les commandes mais on monte en puissance. On a encore un peu de retard pour livrer certains clients et il y a des ateliers où on a plus de travail que d'autres. Par exemple, pour l'atelier fuseau, où l'authenticité prime, on voit qu'on est en train de monter en puissance et on a des idées pour créer des nouveaux produits".
Côté emploi, le directeur assure : "aucun emploi n'est menacé mais notre objectif n'est pas d'en créer non plus, c'est de les sauvegarder. A cet effet, on a mis en place un plan de formation assez important pour que les gens puissent s'épanouïr dans leur travail et acquérir du savoir. Il vaut mieux le faire maintenant que lorsqu'on est malade !". Le premier bilan, au terme de trois mois d'activité, est donc plutôt positif et conforme aux objectifs que s'est fixée la Scop. Ecouter son directeur.




Une aventure humaine qui se poursuit

La société a changé son organisation. Désormais, des réunions sont organisées toutes les semaines entre les cadres et tous les mois il y a un conseil d'administration, où la parité a été imposée, "une forte volonté pour la Scop", avec quatre cadres et quatre femmes salariées. Ces réunions permettent de voir "ce qui fonctionne ou pas, s'il y a besoin de mettre en place des actions correctives, mais aussi d' informer nos salariés par rapport aux visites clients, au chiffre d'affaire ou encore aux commandes. On a réalisé un vrai progrès dans la communication, en interne comme en externe puisqu'on est en train de créer un site internet pour faire connaître Fontanille, autant en France qu'à l'international", relève Rolland Arnaud.
Au cours des nombreuses péripéties qu'ont traversées les salariés de Fontanille, il a beaucoup été question d'aventure humaine. Elle semble aujourd'hui se poursuivre. C'est en tout cas le point de vue du directeur, qui résume ce que la bascule en Scop a changé dans le quotidien des salariés. Ecouter.




"Maintenant, on travaille plus pour nous"

Au niveau des locaux aussi, il y a du changement. Les bureaux du premier étage ont été débarrassés et déménagés pour être installés au rez-de-chaussée, avec l'accueil. Un changement qui s'inscrit aussi dans une logique de réduction des coûts, sur les frais de chauffage en l'occurence. De plus, certaines machines ont été déplacées afin de rationaliser l'espace, car une partie d'environ 4 000 m² devrait prochainement être sous-louée à une entreprise de transport pour du stockage. Une entrée d'argent qui laisse de la place aux Fontanille, l'entreprise compte 18 000 m², et qui donne des idées puisque la partie bureaux du premier étage pourrait à son tour être sous-louée.
Enfin, pour savoir ce qui a vraiment changé dans le quotidien des salariés, rien de mieux que de tendre le micro à un employé. Michel Mallet a rejoint l'entreprise en 1990 et l'année dernière, il n'a pas voulu quitter le navire et s'est lancé dans le projet de Scop avec ses collègues. Il est depuis passé de teinturier au métier de la rattache et il explique ce qui a changé pour lui. Ecouter.




Maxime Pitavy


 

 



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img_journalisteR le 26 février 2013 - 13h41
Oui enfin on en reparlera dans 3 ans... Même si on espère tous que ça marchera !

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img_journalisteMR le 23 février 2013 - 11h17
Voilà la peuve que les sociétés financières, par le business de la mondialisation , détruisent l'Europe Le Peuple doit se battre pour ne pas mourrir de faim !!!!

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