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Au Super U de Langeac, de la viande réemballée

Date : 02/04/2013 | Mise à jour : 03/04/2013 10:33
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Le réemballage de la viande une fois la date de péremption dépassée fait partie de ces légendes urbaines qui alimentent les conversations de comptoir.

Ce lundi 1er avril 2013, le scandale a éclaté au Super U de Langeac dans les colonnes du quotidien régional La Montagne. Après un banal contrôle sanitaire aléatoire des services vétérinaires de la D.D.C.S.P.P. (Direction Départementale de la. Cohésion Sociale et de la Protection des Populations) ce mardi 2 avril 2013, des barquettes de viandes (de tous types) se sont avérées frauduleuses; l'emballage ayant été refait et la date de péremption repoussée sur l'étiquettage des films plastiques.

Trahison

Interrogée par Zoomdici.fr, la direction du magasin affirme qu'elle n'était pas au courant. Philippe Boutreux, qui détient les magasins Super U de Langeac et d'Aiguilhe, dit vivre cette affaire "comme une trahison" et parle d'une initiative personnelle du manager boucherie de Langeac. Aujourd'hui, l'employé fait l'objet d'une mise à pied conservatoire en attendant son licenciement.

Responsabilités

"Juridiquement nous prendrons nos responsabilités, déclare-t-il, mais intellectuellement nous ne nous sentons pas responsables puisqu'il ne s'agit absolument pas d'une consigne que l'on donne; nous sommes trop respectueux de la clientèle et de nos produits pour ça." D'ailleurs, des contrôles sanitaires similaires n'ont relevé aucune anomalie au magasin d'Aiguilhe.

La pression des objectifs?

La question qui se pose alors est la suivante : le manager boucherie a-t-il agi suites à des pressions? "Comme dans toute la grande distribution, nos managers de rayon ont des objectifs et des primes, reconnaît Philippe Boutreux, mais les objectifs sont toujours reconduits sur le chiffre de l'année précédente; on part du principe que les gens sont volontaristes". Alors pourquoi frauder sur les dates de péremption? "Sûrement qu'il voulait se donner du confort pour obtenir les primes plus facilement", avance le directeur.

Enquête

Le parquet du Puy-en-Velay a été saisi et la direction des services vétérinaires a ouvert une enquête. La peine encourue devant un tribunal correctionnel peut aller jusqu'à trois ans de prison.
Les services vétérinaires de la D.D.C.S.P.P. mènent des auditions en lien avec la brigade de recherche de la gendarmerie de Brioude, ainsi que des exercices de traçabilité pour déterminer si le réemballage était une pratique courante ou ponctuelle et qui est responsable.


Annabel Walker


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img_journalisteSR le 3 avril 2013 - 19h15
les grandes ou moyennes surfaces ont tué les petits commerces. Maintenant qu'ils sont les seuls, donc les rois. Si les habitants de certaines communes voudront manger de la viande il faudra passer par les grande surfaces. C'est comme l'essence il y a des commune soù il n'y a plus de pompes, il faire des dizaines de kilomètres pour aller ... au spermamrché et économiser 3 francs 6 sous.

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img_journalisteG le 3 avril 2013 - 15h55
difficile à comprendre qu'il n'y a pas de controle interne haccp,le personnel ainsi que la direction sont au courant. une grande enseigne à vals a été condanné pour la même chose il y a 2 ans et le directeur le savait.... faire de la remballe ne veut pas dire que les produits sont avariés.cela existe depuis le moyen age.

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img_journaliste le 3 avril 2013 - 09h37
Il faut savoir que dans la grande distribution, un employé agit (très) rarement de son propre chef surtout, selon le directeur de super U pour avoir une prime qu'il aurait eu de toute façon. Dans tous les procès où un chef de rayon est impliqué, l'entreprise s'engage à lui rembourser les Dommages-Intérêts pour lesquels il serait condamné pour de telles pratiques. Cela évite à la grande surface d'être sur le banc des accusés et de payer beaucoup plus cher et de voir son image ternie. CQFD !

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