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À Saint-Étienne, ils ouvrent un supermarché qui appartient aux clients

Date : 06/09/2018 | Mise à jour : 06/09/2018 22:59
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Un supermarché, éloigné de la grande distribution, avec un fonctionnement coopératif. Voilà ce qu’une équipe de bénévoles est en train de concevoir à Saint-Étienne. Il devrait ouvrir en avril 2019 dans le quartier de Bellevue.

Les membres de La Fourmilière ont l’esprit qui fourmille justement, puisqu’ils mettent en place le concept qui devrait voir le jour en 2019. Il s’agit d’un supermarché coopératif appartiendra à ses clients. Oui oui. Un supermarché qui appartient aux clients, sous forme de coopérative. Ce sont donc eux, associés, qui tiendront la boutique, à tour de rôle, à raison de 3 heures toutes les 4 semaines. Cela parait irréalisable ? Qu’à cela ne tienne. Le concept a déjà fonctionné à Saint-Étienne lors de la biennale du Design. Un test grandeur nature, dans un local de la rue de la République avait conquis plus de 400 clients en quinze jours. « Il y a une dizaine de supermarchés coopératifs partout en France, et une quarantaine sont en train de voir le jour » confie Pierre-Édouard Garbe, l’un des pionniers du projet. Avec une gouvernance partagée et deux salariés qui encadrent l’équipe « mobile » et servent de fil rouge, le supermarché devrait devenir une entreprise pérenne. 

La Fourmilière espère atteindre les 1000 coopérateurs en deux ans. À Paris, ils sont 6 000 et à Montpellier, ils ont passé la barre des 1000 en 1,5 ans.



Lancement de la coopérative le 21 septembre



L’association va bientôt devenir une coopérative. Dès le 21 septembre, jour de son lancement, ceux qui le désirent pourront devenir souscripteurs. La Fourmilière compte en rallier deux cents en cette période de lancement. 200 000 euros sont nécessaires à l’ouverture du magasin, ce qui correspond aux 200 contributeurs attendus ces prochains mois. « Il s’agit pour chaque coopérateur d’engager 80 euros pour que l’on y parvienne. Sachant que l’on peut commencer à 20 euros. Il faut bien garder en tête qu’il s’agit d’une l’achat d’une part sociale, et que celui qui quitterai la structure récupérerait son argent », développe Chloé Singer.

300m2 de surface de vente à Bellevue


« On dépasse les modèles alternatifs classiques que sont les Amap par exemple », ajoute Pierre-Édouard Garbe. « Dans le magasin, on trouvera tous types de produits, comme dans la grande distribution, mais avec des prix moins élevés qu’en grande distribution et biocoop. D’ailleurs, nous n’aurons pas que des produits locaux ou bio. Il en faut pour tout le monde. À partir du moment ou le magasin est autogéré, on n'à moins de coûts, donc des prix plus bas », ajoute Chloé Singer. L’équipe en est au stade de l’identification des fournisseurs, sachant que près de 3 000 références devraient achalander les 300 m2 de surface de vente.

L.J.

Lancement de la coopérative le 21 septembre

à 17 h 30 à l’Amicale laïque du Cret-de-Roc. Conférence gesticulée de Laurent Delatouche, ex-commercial dans l’agro-industrie devenu paysan.
Contact : contact@coop-lafourmiliere.fr

 
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