A Beaulieu, « du pain et des jeux » ! Mais pas que... sur zoomdici.fr (Zoom43.fr et Zoom42.fr)
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A Beaulieu, « du pain et des jeux » ! Mais pas que...

Date : 15/10/2018 | Mise à jour : 16/10/2018 08:54
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Dimanche 14 octobre 2018 se déroulait la 18ème édition de la Fête de la bio à Beaulieu, qui réunissait plus de 80 exposants de différentes spécialités : fromage, miel, artisanat, cosmétiques, boissons etc, et proposait diverses animations autour du thème de cette année, le pain.

Le vent, qui a soufflé fort toute la journée, n’a pas facilité les choses pour les exposants dont les barnums menaçaient de s’envoler à chaque rafale (jusqu’à 60km/h selon la météo). Ce désagrément n’a pas pour autant empêché la convivialité et la bonne humeur.

Entre compagnons…

Vous le savez peut-être déjà, mais il est parfois bon de rappeler les basiques ; le mot « compagnon » signifie littéralement : « la personne avec qui l’on partage son pain ». Celui-ci étant à l’honneur ce dimanche, c’est autour de lui que, entre autres activités musicales et ludiques, les principales animations ont été axées : on a mis par exemple la main à la pâte, dans le sens littéral du terme, à l’atelier fabrication de pain avec Tim Kopéra et son four mobile, on a cassé la croûte au cours de dégustations avec N. Forêt et on n'a pas perdu une miette de la conférence-débat « le Pain et la Santé » animée par Christian Rémésy, nutritionniste ancien directeur de recherche INRA et P. Rascle paysan-boulanger en Haute-Loire.
Enfin, une exposition sous le chapiteau a permis aux visiteurs d’observer et de découvrir des objets liés : des gerbes de blés anciens, un tiroir à grain, un modèle réduit de moulin et des panneaux pédagogiques. 
Le public avait donc du pain sur la planche s’il voulait être à la pointe du sujet. (On notera que cette expression signifiait initialement ne pas avoir besoin de travailler pour manger. Depuis 1914-1918, elle a pris le sens de « avoir beaucoup de travail »).

Au four et au moulin

Béranger Colin, avec qui nous avons discuté, est paysan-boulanger.
Dans son entreprise familiale à Retournac, « GAEC De la graine au panier », il produit son propre blé, fait sa farine et son pain.
« On est sur trois fermes. On a un moulin "à meule de pierre", un système de triage, un four à pain. Il y a zéro hybride dans l’achat de nos semences et nous n’utilisons aucun désherbant ! On produit à peu près 15 tonnes de farine pour 15 tonnes de pain », explique-t-il. Et il ajoute : « en grande distribution, c’est du bio intensif, ça n’a rien à voir ! ». Le GAEC, outre la culture de céréales et la fabrication de pain, propose également des produits maraîchers.

Autre agriculteur-boulanger, cette fois à Saint-Geneys-près-St-Paulien, Willy Teyssonneyre lui aussi produit ses céréales, mais les sous-traite à un moulin. « C’est le même procédé pour n’importe quel pain. On met de l’eau, de la farine, du sel et du levain ! Celui-ci remplace la levure chimique. On l’a fait la première fois avec de la farine et du miel et puis on l’a nourri. Mais à la différence des pains industriels, on ne met rien d’autre, pas d’anti-cloque, pas d’acide ascorbique, etc. », précise l’artisan avant de nous inviter à aller voir sur Internet combien d’adjuvants sont autorisés dans la fabrication du pain. « Attention, je ne fais pas le procès de la boulangerie traditionnelle ! Chacun fait comme il le sent, comme il le peut et selon la demande de ses propres clients », tient-il à ajouter.

Dans la foulée, on entend Tim Kopéra expliquer que les boulangers traditionnels, dont les prix appliqués sur certains pains sont à peu de choses près les mêmes qu’en artisanat biologique (4 à 5 euros/kg), dégagent une plus grosse marge, mais ont aussi de plus grosses charges : salariés, loyer, etc.

Du pain et du vin

Un stand de vins, biologique toujours, évidemment, attire l'attention. Plus que le vin lui-même, c’est la provenance qui interpelle. En effet, une grande majorité de producteurs et artisans présents à la foire sont locaux ou viennent de départements limitrophes. Celui-ci venait d’une contrée plus lointaine : la région bordelaise. Sainte-Foy précisément. Le pain et le vin faisant bon ménage, il fallait en savoir plus.

S'installer en bio rien que pour toucher les subventions

Ces viticulteurs bordelais, installés en bio depuis 1998, viennent ici depuis une quinzaine d’années. Plus exactement, ce sont leurs parents qui ont commencé à venir. « Langeac et Beaulieu sont nos deux foires principales. Ça marche bien pour nous, ça fait longtemps qu’on est implantés », explique M. Guichard qui s’occupe de l’exploitation familiale avec son frère. Selon lui, le bio commence à « prendre racine » dans sa région  malgré les difficultés rencontrées dans le domaine viticole, notamment, à cause de la météo : « chez nous, nous sommes 5 sur 50 producteurs. Mais c’est très difficile. Cette année, avec les pluies du printemps, nous avons produit 400 hectolitres au lieu de 700 hl en temps normal avec une surface de 15 hectares. Il faut officiellement trois ans pour une reconversion, mais moi je dirais plutôt cinq ! Il y a des subventions pour aider. Malheureusement, il y en a qui ne s’installent en bio que pour les toucher et qui abandonnent dès la fin de leur reconversion. Ils ne s’en cachent même pas. Je trouve ça honteux. »
Autant dire que M. Guichard, lui, « ne mange pas de ce pain-là » !

On pourrait donc conclure après ces multiples échanges « bio », que « mieux vaut pain en poche que plume au chapeau » ! (tout ce qui est superficiel n’a pas de valeur réelle et ne nourrit pas).

S.L.





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Commentez

img_journalisteL le 16 octobre 2018 - 14h33
Ben c'est un peut la même chose pour les denrées alimentaires que l'on ne lave pas dans tous les marchés hebdomadaires en surface de ville : la viande non emballée, les seaux d'olives dans lesquels les vendeurs trempent leurs manches pour servir ..... et dont le stand est à 1 M des voitures qui passent beurkkkkkkk

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img_journalisteEL le 16 octobre 2018 - 12h48
Non. Je ne trouve pas normales les mesures d'hygiènes à outrance, ni pour les commerçants, ni pour les autres... Ca n'empêche, on le voit bien, ni les salmonelles et autres dans l'alimentation et on a très bien vécu sans pendant longtemps (de nombreux pays continuent sans en subir des conséquences démesurées). L'ajout d'adjuvants, les glyphosates dans les champs de cultures, etc, par contre, c'est une toute autre histoire !!!

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img_journalisteM le 16 octobre 2018 - 10h26
Bravo !: belle manifestatiion (qui n'a pas était dérangé par les nuisances des motos , c'est apréciable enfin!) . A reconduire

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