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80 km/h : vers un assouplissement ?

Date : 28/01/2019 | Mise à jour : 16/05/2019 07:47
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Le séminaire du gouvernement, ce lundi 29 avril 2019, a dessiné le calendrier des grandes réformes annoncées par Emmanuel Macron suite au Grand débat national. C’est entre juin et décembre 2019 qu’un assouplissement des 80 km/h sera évoqué dans le cadre de la déconcentration des décisions de l’État.

La première semaine de juin verra l'organisation d'une réunion entre le Premier ministre, Edouard Philippe, et des représentants d’associations d’élus "pour avancer sur les sujets de décentralisation et la façon de faire en sorte que les services publics se rapprochent des citoyens".

Des décisions devraient être prises "dans le courant du mois de juin" sur la déconcentration des décisions prises par l’État et sur une nouvelle organisation territoriale de l’Etat. Edouard Philippe parle d'un "processus massif" qui s'étalera de juin à décembre 2019. C'est dans ce cadre que le sujet des 80 km/h sera évoqué.

Depuis le début, le président du Département de la Haute-Loire, Jean-Pierre Marcon, demande à ce que les Conseils départementaux identifient les zones où garder les 80km/h et où revenir à 90 km/h. Il parle même de 70km/h là où c’est justifié.

> Lire : Réduction à 80 km/h : une "décision uniforme et incompréhensible (9 mars 2018)

Le 28 janvier 2019, le gouvernement a dévoilé le bilan de l'accidentalité routière de l'année 2018, assorti d'un bilan intermédiaire de la mesure de baisse de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes à double sens sans séparateur central. Il affirme que 116 vies ont été épargnées en six mois au plan national grâce au passage à 80 km/h.

Le gouvernement a par ailleurs démenti les chiffres avancés, par le « comité indépendant » d'évaluation des 80 km/h (CIE) mis en place par l'association 40 millions d'automobilistes. Celui-ci affirme que « l'évolution de la mortalité reste inchangée malgré l'entrée en vigueur de la mesure ». Pour le gouvernement, la méthode employée est loin d'être scientifique et même de bonne foi.




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img_journalisteG le 3 mai 2019 - 16h17
Celui qui roule, aujourd'hui (80km/h), à 70 km/h est aussi dangereux que celui qui roule à 110km/h. Ce qui veut dire que nous n'avons pas tous la même manière de conduire, l'approche d'un virage, le type de véhicule, la vue, l'appréciation et le nombre de km. Les 90 km/h étaient une bonne chose, maintenant améliorons l'état des routes, aménageons la route avec une concertation de tous (Préfecture, asso de voitures, motards...). GG/43.

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img_journalisteDC le 30 avril 2019 - 15h00
Pour une fois que les présidents de conseils départementaux prennent leurs responsabilités, on ne va pas s'en plaindre! En effet, les vitesses devraient être modulées en fonction des routes et pas seulement du nombre de voies! Il y a des secteurs limités à 80km/h sur lesquels on ne peut rouler à cette vitesse. D'autres mêmes, s par exemple, limités à 70 et que si l'on veut passer à cette vitesse, c'est quasiment en travers! Maintenant ++ de répressif pour alcool, drogues et homicides liés!

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img_journalisteHC le 30 avril 2019 - 12h06
mesure de bon sens. Les grands fonctionnaires parisiens n'écoutent pas les élus de terrain. Résultat : on a mis le pays en état de guerre, les radars sont détruits, le nombre de morts augmentent parce qu'il n'y a plus la peur du radar. Et maintenant on fait machine arrière. le bilan financier de l'opération (panneaux) devraient être mis à la charge de l'agent de l'état qui a eu cette belle idée. Mais non c'est encore nous qui allons payer.

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